Hong-Kong à hue et à dia

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Hong-Kong à hue et à dia

Pendant que Hong-Kong poursuit son petit bonhomme de chemin révolutionnaire-de-couleur, nous nous penchons sur un texte révélateur de WSWS.org, récent (le 10 septembre 2019, 9 septembre 2019 dans l’anglo-américain original). L’intérêt du texte se trouve dans sa “situation”, dans la nécessité où les auteurs et d’une façon générale les idéologues type-trotskiste se trouvent de développer une argumentation à la fois bancale, instable et même fallacieuse, – et pourtant marquée d’une intention sans aucun doute vertueuse du point de vue de l’idéologie qui l’anime. Il s’agit d’un texte très spécifique et d’autant plus significatif, assez solennel d’une certaine façon puisqu’il constitue si l’on peut dire manifestement, –  un manifeste justement, du Comité international de la Quatrième Internationale (CIQI).

On comprend aussitôt que ce texte a été conçu dans l’urgence qu’imposent les événements, à partir d’une inquiétude latente jusqu’alors et soudain concrétisée sans aucun doute par la vision nerveuse et préoccupée de ses auteurs, d’une forêt de drapeaux américains, autant de Stars & Stripes de toutes dimensions que d’arbres dans la forêt amazonienne, brandis par une foule de contestataires hong-kongais “en marche” vers le consulat américain. Il y a même des pancartes superbement imprimées, tellement qu’on se croirait lors de la dernière ou de la prochaine présidentielle, – USA-2016, USA-2020, – demandant, et même implorant : « Président Trump, s’il vous plaît, libérez Hong-Kong » (“Make Hong-Kong Great Again” ?). On comprend alors que le CIQI, dont les organes ont jusqu’ici fortement soutenu les manifestations populaires à Hong Kong, s’est vu évidemment dans l’obligation d’intervenir, selon ce titre extrêmement pressant : « Aux manifestants de Hong Kong : Tournez-vous vers la classe ouvrière chinoise et non pas vers l'impérialisme américain. »

Car voici que se déroule à Hong Kong des événements qui placent nombre de soutiens de l’énorme vague de contestation devant une situation si compliquée, ambiguë, contradictoire, qu’elle en devient indémêlable. Le texte de WSWS.org rend parfaitement compte de cela, avec une réelle franchise qui est celle de leur idéologie impérative, évidemment comme les trotskistes ont l’habitude de faire : comment continuer à soutenir ces contestataires sans aucune réserve s’ils s’avèrent qu’ils se tournent vers les USA, monstre-clef du capitalisme et de l’impérialisme ? D’où le conseil en forme d’avertissement contenu dans le titre…

Cette situation et la sorte d’impasse intellectuelle qu’elle illustre étaient nécessairement prévisibles parce que tout désordre, n’importe où dans le monde, même s’il se veut  sincèrement antiSystème, se trouve, plus ou moins rapidement, sinon parfois dès l’origine lorsqu’il s’agit d’un montage et d’une tromperie de la meilleure foi du monde, devant le piège ou le complot habituel de l’ingérence américaniste sans aucune limite morale, politique ni idéologique, de son goût aveugle pour le désordre n’importe où et n’importe comment, de ses conteneurs chargés de ballots de billets de $50, $100 et $500, avec en prime des drapeaux-USA de toutes les dimensions, et éventuellement des cheeseburgers aux couleurs de la Grande République. Pour Hong Kong, la couleur était annoncée d’une façon quasi-officielle à cet égard depuis la photo diffusée dès le 8-10 août des leaders du mouvement en amicale et très-morale conversation avec une spécialiste US de ce genre de contestation, émargeant au consulat des USA de l’enclave.

Les trotskistes de WSWS.org et du CIQI comprennent bien cette évolution et cette confiscation américanistes puisqu’ils écrivent notamment :

« Les individus, groupes et partis de droite pro-capitalistes visent à détourner le mouvement de protestation dans les bras des ennemis des droits démocratiques. Ils peuvent le tenter parce qu’une perspective politique orientée vers la classe ouvrière en Chine, en Asie et au niveau international, est actuellement absente.
» L’impérialisme américain exploite et fomente depuis longtemps des mouvements de protestation, non pas pour défendre les droits démocratiques, mais pour promouvoir ses propres intérêts économiques et stratégiques prédateurs. Il a utilisé à plusieurs reprises la bannière des “droits de l’homme” dans ses efforts pour installer des régimes fantômes pro-américains. De surcroît, souvent il les utilise comme prétexte à ses invasions illégales et néocoloniales au Moyen-Orient, dans les Balkans, en Afghanistan et en Afrique du Nord. »

Il y a bien assez de ces remarques caractéristique dans cet appel, pour synthétiser la distance entre ce qu’on perçoit du réel (ce que nous nommons “vérité-de-situation”) et la théorie que les idéologues continuent à chérir. Ainsi observe-t-on cette illustration de l’impasse : le titre lui-même, et l’argument final, conseillent aux contestataires de “se tourner vers la classe ouvrière chinoise” au lieu de stupidement tomber dans le piège des capitalistes américanistes et des organisations qui leur servent de courroies de transmission ; mais on lit par ailleurs, dans l’extrait ci-dessus, qu’il n’y a rien à attendre de cette pseudo-“classe ouvrière chinoise” qui est aux abonnés absents (« …une perspective politique orientée vers la classe ouvrière en Chine, en Asie et au niveau international, est actuellement absente »). La théorie conseille impérativement de développer une stratégie en rapport avec une force qui, en pratique, n’existe pas. Le problème des trotskistes, comme de tous les idéologues utopistes-progressistes (de tendance communiste dans le sens général), c’est qu’ils ne peuvent laisser leurs ouailles (leurs lecteurs) sans une instruction impérative.

D’une façon assez significative, ces mêmes idéologues n’appliquent pas certains conseils tactiques de certains de leurs anciens, placés dans des conditions de lutte qui imposaient le réalisme. Nous avons ici à l’esprit la thèse de “l’ennemi principal”, cette conception développée par Ho Chi minh en 1945-1946 lorsque les communistes vietnamiens se trouvèrent avec deux adversaires qui se trouvaient eux-mêmes adversaires l’un contre l’autre : les Français en Indochine et les communistes chinois. Ho détermina qu’il ne pouvait affronter les deux et qu’il lui fallait donc déterminer l’“ennemi principal” pour le combattre, tandis qu’ils privilégieraient la recherche d’un arrangement avec les Français. Cette situation resta un épisode tactique sans lendemain mais elle permit de mesurer les avantages de cette posture des antagonismes.

Bien entendu, le concept d’“ennemi principal” doit être adapté à la situation générale, et l’actuelle situation est absolument différente de celle de 1945-1946, notamment du fait de l’absence de la possibilité d’un choix idéologique tranché. En fait, notre “situation générale” est telle qu’elle interdit l’exercice d’un choix idéologique, actant la disparition complète du facteur idéologique qui constitua la principale référence dans le XXème siècle.

En effet, une analyse responsable nous signifie que la “situation générale” dégageant les forces essentielles en action montre que nous continuons à vivre sous l’empire d’une seule force, celle des restes le plus souvent paralysants d’un capitalisme-impérialiste et d’un ultralibéralisme entrés par ailleurs dans une dynamique de décadence et d’effondrement. Il existe alors deux possibilités pour déterminer l’“ennemi principal”, en revenant à l’attitude à avoir par rapport aux événements de Hong Kong :

• Pour les trotskistes comme pour nombre d’idéologues de la même tendance que nous classerions avec la plus extrême indulgence dans la nébuleuse “anti-système” (plus qu’antiSystème), l’“ennemi principal” est le capitalisme-impérialisme et l’ultralibéralisme dans sa définition et sa pratique la plus complète. Dans le cas qui nous occupe, la Chine de Pékin, et son “prolongement” que sont les autorités de Hong-Kong sont autant (ou disons “presqu’autant”, mais dans tous les cas du même camp) l’“ennemi principal” que les USA. Le résultat est celui qu’on voit : le soutien automatique aux contestataires de Hong Kong aboutit à la confusion lorsque les petits drapeaux yankees commencent à fleurir sur la même foule contestataire.

• Pour d’autres sans doute, dans tous les cas pour nous, l’“ennemi principal” c’est le Système, c’est-à-dire une entité qui recouvre une façon d’être, une perception du monde, une anthropologie spécifique qui est bien entendu celle de la modernité entrée dans sa phase catastrophique. Ce n’est pas une perception réactionnaire mais une perception “progressiste” dans le sens où elle propose le “progrès” décisif d’acter l’échec décisif de la modernité et de la notion du Progrès qu’elle a imposée.

Notre tâche est d’identifier ceux qui se rattachent, volontairement ou non qu’importe, à cet “ennemi principal” et ceux qui, en fin de compte, s’y opposeront ou s’y opposent déjà. De là, notre extrême réserve concernant la contestation de Hong Kong, sans critique ni dénigrement certes mais plutôt dans le chef de quelques remarques interrogatrices, sceptiques jusqu’à nouvel ordre, toutes oreilles ouvertes, etc., sur l’évolution de ce mouvement, c’est-à-dire plus ou moins adossés à notre consigne d’inconnaissance face à un phénomène qui ne s’est pas encore fait connaître pour ce qu’il est…

(Par exemple, cette remarque du 21 août 2019 où se manifestait, sous une certaine ironie, notre incertitude volontaire du fait de l’inconnaissance vis-à-vis de Hong Kong : « Ainsi en est-il d’un récent (dimanche) tweet de Omar, avec vidéo rapide sur la grande foule de 1,7 million de personnes rassemblées à Hong-Kong ce même jour : “Could we take back our democracy if 1.7 million Americans marched for it?” (“Pourrions-nous nous réapproprier notre démocratie si 1,7 million d’Américains marchaient pour la réclamer ?“) Comme Hong-Kong est désormais considéré dans l’interprétation de communication, hors des geignements-PC de la presseSystème et des salons-plateaux TV, comme faisant partie du cycle des ‘révolutions de couleur’ (la confrérie des color revolutions), l’intervention d’Omar nous signale que le cycle est promis à s’achever dans une quasi-perfection orbitale aux USA... »)

Le texte de WSWS.org nous permet dans tous les cas ce commentaire, et un jugement implicite qui met, non pas “les pendules à l’heure” mais bien “nos pendules à l’heure”. Une telle démarche permet, en conservant une position d’activisme désengagé (pas si contradictoire que cela) d’éviter l’ambiguïté, la contradiction et l’impasse intellectuelle que l’on ressent à la lecture du texte de WSWS.org

Le texte de WSWS.orga été publié le 10 septembre 2019, comme on l’a déjà signalé. On peut également attirer l’attention de nos lecteurs sur un texte de SouthFront.orgsous le titre « La révolution de couleur s’invite à Hong Kong ».

dedefensa.org

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Aux manifestants de Hong Kong…

Des milliers de manifestants ont défilé vers le consulat américain à Hong Kong, hier. Ils marchaient pour demander au président Trump et au Congrès américain d’intervenir dans le conflit qui leur oppose à l’Administration de Hong Kong et au Parti communiste chinois (PCC). C’est un tournant dans une direction politique dangereuse qui menace d’isoler et de faire dérailler les longues manifestations pour les droits démocratiques fondamentaux.

Les individus, groupes et partis de droite pro-capitalistes visent à détourner le mouvement de protestation dans les bras des ennemis des droits démocratiques. Ils peuvent le tenter parce qu’une perspective politique orientée vers la classe ouvrière en Chine, en Asie et au niveau international, est actuellement absente.

L’impérialisme américain exploite et fomente depuis longtemps des mouvements de protestation, non pas pour défendre les droits démocratiques, mais pour promouvoir ses propres intérêts économiques et stratégiques prédateurs. Il a utilisé à plusieurs reprises la bannière des “droits de l’homme” dans ses efforts pour installer des régimes fantômes pro-américains. De surcroît, souvent il les utilise comme prétexte à ses invasions illégales et néocoloniales au Moyen-Orient, dans les Balkans, en Afghanistan et en Afrique du Nord.

La marche vers le consulat américain, accompagnée de l’agitation des drapeaux américains, survient au moment où l’administration Trump intensifie sa guerre commerciale et son renforcement militaire dans toute l’Asie contre la Chine. Il y a des appels lancés au Congrès américian pour qu’il adopte une loi qui pénaliserait la Chine au sujet des droits démocratiques à Hong Kong. Parallèlement, il y a des initiatives en cours pour dénoncer les Américains d’origine chinoise et les étudiants et les universitaires chinois aux États-Unis, en tant que laquais de Beijing. Et, du même coup, leur retirent leurs droits démocratiques.

Tout virage vers Washington fait directement le jeu de Pékin. Ce dernier, par le biais de ses médias d’État, cherche à calomnier les protestations à Hong Kong comme l’œuvre d’agitateurs radicaux et de la “main cachée” des États-Unis. Divers commentateurs, qui s’inspirent de Pékin, ont sommairement rejeté le mouvement comme une révolution de couleur faite aux États-Unis. Toutefois, ils n’ont rien à offrir aux millions de Hong Kong qui protestent contre la main lourde et antidémocratique de Pékin et de ses laquais dans la ville portuaire.

Des préoccupations légitimes au sujet des droits démocratiques ont suscité les protestations. Au début, il s’agissait de la législation qui permettrait d’extrader les critiques et les opposants de Pékin vers la Chine continentale sur la base d’accusations fallacieuses. Bien que l’Administration a suspendu ce projet, le mouvement a continué de s’amplifier, alimenté par la colère suscitée par les brutalités policières. Mais animé aussi par la crainte plus générale que le régime du Parti communiste chinois (PCC) ait l’intention d’imposer à Hong Kong son régime de police d’État.

Ce mouvement de protestation soutenu s’explique par des préoccupations plus profondes face à l’aggravation de la crise économique et sociale dans l’une des villes les plus chères du monde. De petites cliques de milliardaires dominent le mouvement alors que la majorité de la population lutte contre le manque de logements abordables, les prix élevés, les bas salaires et la baisse des opportunités de travail. Les manifestations, qui se sont étendues à des millions de personnes, ont de toute évidence touché des pans entiers de la classe ouvrière. La participation des ouvriers s’est également traduite par une grève générale le 5 août, puis les lundi et mardi de la semaine dernière.

Ce n’est pas un hasard si, dans la foulée des deux jours de grève de la semaine dernière, des efforts conscients sont faits maintenant pour détourner ces protestations dans la bonne direction vers l’impérialisme américain. Le groupe de l’opposition officielle connu sous le nom de “pandémocrates”, et les syndicats et groupes qui suivent son exemple représentent des couches de la classe capitaliste de Hong Kong. Ils s’opposent à l’empiétement de Beijing, mais craignent profondément toute éruption de la classe ouvrière.

Les travailleurs et les jeunes qui veulent lutter pour les droits démocratiques devraient s’opposer au virage vers l’impérialisme américain, mais pour ce faire, une perspective politique indépendante fait cruellement défaut. Marcher vers le consulat américain ne peut qu’aliéner le véritable allié politique du mouvement de protestation à Hong Kong, à savoir la classe ouvrière chinoise. Les travailleurs chinois font face aux mêmes attaques contre les droits démocratiques et sociaux par le régime du Parti communiste chinois à Pékin. Toutefois, ils sont en très grande majorité hostile aux États-Unis qui mènent une guerre commerciale et menacent de déclencher une guerre totale contre la Chine.

Les protestations à Hong Kong s’inscrivent dans le cadre de la résurgence de la classe ouvrière internationale. Ce mouvement s’est déjà manifesté dans les protestations des Gilets jaunes en France, des manifestations de l’opposition à Porto Rico, des mouvements de grève croissants aux États-Unis et en Europe, et des bouleversements sociaux en Afrique. Par opposition au tournant vers les États-Unis et Trump, les travailleurs et les étudiants de Hong Kong devraient s’orienter vers ce mouvement international de la classe ouvrière qui se développe, en particulier aux États-Unis.

La seule base pour unifier la classe ouvrière est une lutte commune contre le capitalisme et pour l’internationalisme socialiste. Pour ce faire, il est essentiel de s’opposer à toute forme de nationalisme et de chauvinisme. Il faut s’opposer en particulier au patriotisme réactionnaire chinois promu par Pékin. Il faut s’opposer aussi au «localisme» tout aussi réactionnaire de Hong Kong. Promu par le PCC, ce «localisme» sert de bouc émissaire aux Chinois du continent pour la détérioration des conditions sociales créée par le capitalisme. Les groupes et partis qui prônent un Hong Kong capitaliste «indépendant», d’une manière ou d’une autre, cherchent à le subordonner à l’impérialisme.

La lutte pour le socialisme exige une clarification politique des expériences stratégiques clés du XXe siècle, en particulier du rôle traître du stalinisme et de sa variante chinoise, le maoïsme. La révolution chinoise de 1949 a été un événement capital qui a mis fin à la longue domination de l’impérialisme sur la Chine, a unifié le pays fragmenté et a relevé le niveau de vie. Mais, dès le début, le régime du PCC l’a rabougri et déformé. Ce dernier prétendait parler au nom de la classe ouvrière et des masses, mais sur lequel les travailleurs et les paysans n’avaient surtout pas le droit de dire quelque chose.

S'appuyant sur la perspective nationaliste stalinienne du «socialisme dans un seul pays», Mao et le PPC ont mené la Chine dans une impasse économique et stratégique. Seulement 23 ans après la révolution, Mao a fait la paix avec l’impérialisme américain. Cela a établi le cadre pour la restauration capitaliste à partir de 1978. Ceci s’est rapidement accéléré après la répression brutale des travailleurs et des étudiants lors du massacre de la place Tiananmen en 1989. La Chine a connu des niveaux de croissance économique stupéfiants au cours des 30 dernières années au détriment de niveaux tout aussi stupéfiants d’inégalités sociales, de difficultés et de détresse.

Le Comité international de la Quatrième Internationale (CIQI) — le mouvement trotskyste mondial — est le seul parti qui ait mené une lutte cohérente contre le stalinisme, ses apologistes et toutes les formes d’opportunisme de la classe ouvrière. Ce sont les leçons de cette lutte politique de plusieurs décennies qui forment le capital politique essentiel nécessaire pour mener les luttes de classe émergentes, que ce soit à Hong Kong et en Chine, ou ailleurs dans le monde. Nous exhortons les étudiants et les travailleurs à nous contacter pour ouvrir un dialogue sur ces questions politiques cruciales en vue de l’établissement nécessaire d’une section du CIQI en Chine.

Peter Symonds, WSWS.org

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