“D.C.-la-folle” danse la salsa

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“D.C.-la-folle” danse la salsa

Fin janvier 2019, le monde bienpensant avait hautement ricané devant le spectacle désespéré du pauvre Maduro, dansant la salsa devant la foule pour tenter d’agripper le peu de popularité qui lui restait, et qui fondait comme neige au soleil devant l’irrésistiblement légitime avancée de l’incroyable Guaido. Ah, qu’on en avait ri bien hautement et démocratiquement, devant ce piètre dictateur si totalement démagogique ! Aujourd’hui, c’est “D.C.-la-folle” qui danse la salsa, pour célébrer son triomphe vénézuélien.

On sait que la crise vénézuélienne se déroule bien plus à Washington D.C. qu’à Caracas ou tout autre lieu proche, dans tous les cas pour le folklore et la folie du simulacre. Ci-dessous, un texte de WSWS.org en version française, qui détaille l’engagement absolument débridé et déchaîné de la presseSystème derrière l’opération de regime change et le “président par intérim”, malgré le ridicule exceptionnel de l’échec de la première et de la médiocrité qui ne l’est pas moins du second. Dans ce cas, toute la presseSystème qui hait Trump se retrouve derrière sa politique et donc en soutien du président, – mais pas vraiment, tout se passe comme si Trump était devenu un pion sans intérêt auquel on n’accorde aucune attention.

(Certains, ressortant la narrative de la marionnette du DeepState, affirmeront que c’est bien le cas de Trump, obligé de suivre les instructions. Ce n’est certainement pas notre appréciation, parce que nous privilégions l’explication de l’hystérie belliciste générale, fondée sur l’hybris de la plus basse qualité possible, et animée par un désordre général où plus aucune structure sérieuse de manipulation ne subsiste.)

Par conséquent la haine antiTrump subsiste, et les personnages secondaires, avec Bolton en vedette, tiennent le haut du pavé. Comme le texte de MoA du 2 mai 2019 traduit par le Sakerfrancophone le détaille, on retrouve un personnage habité par une obsession de l’interventionnisme, du militarisme unilatéraliste américaniste jusqu’à l’hystérie froide et la brutalité implacable, comme on l’a connu depuis longtemps. Ce médiocre fonctionnaire, totalement incapable d’énoncer une stratégie sinon celle de l’agression et de l’illégalité, dispose par contre d’habiletés technocratiques et de capacités de flatterie qui lui donnent l’oreille d’un Trump. Ce caractère est présenté de cette façon par une source favorable à Bolton, qui laisse de côté l’hystérie du personnage mais permet de mesurer selon quelle logique et quelle vertu fonctionne le pouvoir à son plus haut niveau, et selon quelle logique et quelles analyses les décisions sont prises :

« Malheureusement Bolton est maintenant dans une position où il a beaucoup d’influence sur Trump :
» “Les aides ont constaté que les briefings détaillés provoquent l'impatience de Trump ; les graphiques et les arguments étayés fonctionnent bien, les photos encore mieux. ‘John Bolton va droit au but très rapidement,’m’a dit un haut fonctionnaire de l'administration. ‘Il est très bref, et le Président apprécie ça.’ Groombridge, un ancien assistant, explique : ‘John pense : dans la mesure où je peux modifier ou apaiser les actions du Président, je le ferai. C’est vraiment un patriote. Mais je me demande comment il va au travail tous les jours, parce qu'au fond de son cœur, il croit que le Président est un crétin.’[...] 
» “Avec l’équipe de sécurité nationale de Trump très réduite – pas de secrétaire nommé à la Défense, pas de secrétaire à la Sécurité intérieure, pas d'ambassadeur auprès des Nations Unies – Bolton aura une latitude extraordinaire en cas de crise.‘John comprend que pour obtenir l’approbation du chef il faut que son électorat soit content,’dit Hundt. ‘Tant que la base de Trump applaudit, Bolton peut faire ce qu'il veut.’” »

(...Ce qui ne nous empêchera pas de noter qu’entretemps, il semble que le président Trump se soit fait une opinion, dans la folle salsa qui agite “D.C.-la-folle” et après un coup de fil avec Poutine, qui soit très largement contradictoire de celle des pieds-nickelés Bolton-Pompeo . De même, Trump a remarqué, et il le dit, que les renseignements que donnent les agences US sont percés d’une multitude de trous, comme autant de gruyères, notamment lorsqu’il est question du ralliement de personnages importants de l’équipe Maduro.)

Par ailleurs, la fabrique de narrative pour parer de gloire l’échec clownesque de cette troisième tentative de “coup” fonctionne à plein régime. Ainsi nous est-il dit que le fait que l’affirmation (du côté Guaido-USA) selon laquelle de nombreux membres importants de l’équipe Maduro avaient affirmé qu’ils passeraient du côté de Guaido, et ce qu’ils n’ont pas fait, constituait une preuve de l’isolement de Maduro. Quelques précisions de MoA : 

« Les illusions des conspirateurs de la Maison-Blanche sont visibles dans leur toute dernière version:
» “Les États-Unis soulignent l'ampleur du complot raté comme preuve qu’il importe peu qu’il se soit si mal passé car il reste que les jours de Maduro sont comptés, le pays ayant sombré dans le dysfonctionnement et l'économie dans le chaos. ‘Ce n'était que la pointe de l'iceberg’, a déclaré un haut fonctionnaire de l'administration qui a demandé à ne pas être nommé[du fait de la sensibilité et de l’importance de ses révélations].‘Beaucoup de proches de Maduro se trouvaient dans l’affrontement final’, a dit le fonctionnaire, ‘et leur empressement à vouloir qu’l foute le camp montre à quel point il est isolé’.
» La logique n'a pas beaucoup de sens : “Beaucoup de gens nous ont dit qu'ils prendraient notre parti mais sont restés fidèles à Maduro. Cela nous montre que Maduro a perdu et que nous allons gagner”.
» Les médias américains grand public ont piteusement présenté la même stupide interprétation : “Les pourparlers entre les chefs de l'opposition et des hauts responsables de l’équipe Maduro qui ont été révélés cette semaine suggèrent un courant d’opposition dans le cercle restreint [de Maduro]. Et malgré les actions de Guaido, ni les procureurs ni la Cour suprême pro-Maduro n'ont émis de mandat d’arrêt contre lui - signe, disent ses alliés, de la faiblesse de Maduro”. »

C’est donc une situation qui n’a rien pour surprendre, qui compose le “mille-feuilles” de communication sur étagères cloisonnées de notre époque postmoderne, de ces bandes démocratiques des directions-Système dont la mission est d’assurer une cuirasse infranchissable de communication, à coups d’affirmations de convenance auxquelles le terme de “mensonge” ne convient plus puisqu’il n’y aucun rapport avec la “réalité”, c'est-à-dire aucune référence même contraire à la réalité, – laquelle d'ailleurs n’existe plus, etc., – bref, il s’agit de pur déterminisme-narrativiste. A côté de cet aspect qui commence à être bien connu et pratiqué depuis qu’il est devenue totalement opérationnel, c’est-à-dire couvrant tous les aspects d’une narrative impliquant une situation globale et non plus le seul sujet visé, essentiellement depuis la Syrie et surtout l’Ukraine, il y a la dimension d’immense désordre propre à Washington D.C. devenant pour l’occasion “D.C.-la-folle”.

Cela rend la situation générale extrêmement insaisissable, très fluide, presque caoutchouteuse et aussi collante qu'un marécage de matières fécales tant les affirmations erronées et leurs contraires tout aussi erronées se choquent et s’entrechoquent. L’exemple donné par MoA est particulièrement révélateur, – dans le fait de citer comme argument de la puissance de Guaido le fait que plusieurs dirigeants de l’équipe Madero s’étaient ralliés à lui, – et le fait que ce ralliement n’ayant pas eu lieu il restait la démonstration évidente de la solitude de Maduro : la logique normale saucissonnée en séquences cloisonnées pour faire d'un énorme échec une superbe preuve de puissance d'influence, – signe convainquant d'une psychologie très déficiente. Bien entendu, dans ce cas particulièrement illustratif, l’hypothèse d’un montage complet (pas de contact) de la part de Guaido ne vaut pas tellement plus que l’hypothèse d’un piège tendue par l’équipe Maduro pour appâter Guaido et Washington D.C., et les pousser dans une opération qui deviendrait un échec public humiliant puisque les promesses de ralliement n’auraient été qu’un subterfuge.

Ce spectacle général contribue très fortement à l’accélération du discrédit des USA dans le monde, de son influence, de la perception de sa puissance. L’affrontement entre les USA et le Venezuela, entre la première puissance du monde et un petit pays voisin placé par la géographie dans une position difficile, commence à ressembler à une de ces caricatures d’où sont sorties des œuvres telle que La souris qui rugissait. La puissance de la communication est telle que, dans le courant général des événements tels qu’on les voit, ces conditions vont finir par faire du ridicule une arme psychologique considérable, aux dépens des USA bien entendu.

Pour compléter cet ensemble, voici donc l’analyse du 4 mai 2019de WSWS.org du rôle de la presseSystème dans cette affaire.

dedefensa.org

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Médias au service du regime change à Caracas

La tentative avortée de coup d’État lancée mardi par la marionnette des américains et « président intérimaire » autoproclamé Juan Guaidó au Venezuela a une fois de plus servi à exposer le rôle criminel des médias bourgeois américains.

La vidéo de Guaidó qui montre lui-même avec Leopoldo Lopez, le chef du parti d'extrême droite financé par la CIA, « Voluntad Popular », apparaissant avec quelques dizaines d'hommes armés en uniforme et appelant à un soulèvement militaire, a été accueillie avec une joie non dissimulée par les principaux médias.

Guaidó a mis en scène ce coup de publicité alors que son prétendu « règne » de 100 jours n’existait que dans l’imagination avide de l’impérialisme américain et des grandes compagnies pétrolières. Aujourd’hui, il ne semblait pas plus près d’établir le contrôle sur le Venezuela. Il était de plus en plus évident que la tentative de coup d’État est devenue un fiasco absolu. Toutefois, les médias continuaient de diffuser des reportages qui laissent entendre que les militaires étaient divisés et que le peuple était en révolte.

Au fer et à mesure que l’échec de la tentative de coup d’État devenait de plus en plus indéniable, CNN et les grands réseaux ont tous répété les revendications farfelues des principaux supporteurs de la tentative de renversement du régime vénézuélien au sein de l’Administration Trump comme si elles étaient des faits incontournables.

Le secrétaire d’État, Mike Pompeo, a déclaré aux médias que le président vénézuélien, Nicolas Maduro, était sur le point d’embarquer dans un jet qui attendait sur le tarmac de Caracas pour l’emmener à La Havane. Toutefois, « les Russes » l’avaient convaincu de rester à la dernière minute. L’un ou l’autre des orateurs qui ont répété cette affirmation à maintes reprises avait-il des preuves autres que les paroles de l’ancien directeur de la CIA pour corroborer sa véracité ? Si c’est le cas, ils n’ont pas pris la peine de le partager avec leur public.

John Bolton, le conseiller de Trump pour la sécurité nationale, un belliciste, a publié une déclaration sur la pelouse de la Maison-Blanche. Dans cette déclaration, il affirmait que le ministre de la défense du Venezuela, Vladimir Padrino, le chef de la Cour suprême du pays et le chef de la garde du palais avaient tous « convenu que Maduro devait partir ». Bolton a dit qu’ils devaient maintenant tenir leurs « engagements » ou « couler avec le navire ».

Cette affirmation a également été considéré comme un fait, malgré les dénonciations publiques des actions de Guaidó par Padrino et par la Cour suprême. Le fait que Bolton ait répété trois fois les noms des trois hommes au cours de ses remarques était un signe évident que le conseiller à la sécurité nationale était engagé dans une petite guerre de l’information qui visait à perturber le gouvernement vénézuélien.

Le Washington Post, propriété du milliardaire d’Amazon, Jeff Bezos, a publié un éditorial le soir même sur le coup d’État soutenu par les États-Unis sous le titre « N’appelez pas ça un coup d’État. Les Vénézuéliens ont le droit de remplacer un régime oppressif et toxique. » Il aurait pu bénéficier d’un sous-titre: « Qui vas-tu croire, moi ou tes yeux qui mentent ? »

Les rédacteurs en chef du Post ont déclaré : « Les Vénézuéliens ont répondu à l’appel de M. Guaidó pour des manifestations de rue, mais se sont trouvés en face des troupes loyales à M. Maduro. En fin d’après-midi, des affrontements avaient lieu, les responsables du régime promettaient une “contre-attaque” décisive. C’était impossible de savoir si l’“Opération Liberté”, comme M. Guaidó l’appelait cette initiative à haut risque, allait réussir ou être écrasée — voire dégénérer en guerre civile. »

« Ce qui n'est pas, ou ne devrait pas être, ambigu, c'est l'essence politique et morale de cette situation volatile », a déclaré le Post.

L’« essence morale » de la situation, malgré toutes les invocations de la « liberté », sent résolument le pétrole et les excréments.

Il n’y a pas eu de « contre-attaque décisive » de la part du gouvernement parce que ce n’était aucunement nécessaire. Ni les troupes ni un nombre important de civils ne se sont ralliés à la vidéo tweetée de Guaidó qui appelait à l’assaut sur la base aérienne de La Carlota et au renversement armé du gouvernement Maduro. À la fin de la journée, Lopez, l’architecte apparent de la tentative de coup d’État, s’était réfugié d’abord à l’ambassade du Chili, puis à celle d’Espagne. La poignée de soldats, environ 25 en tout, qui sont restés avec les marionnettes américaines de droite ont demandé la protection de l’ambassade du Brésil de Bolsonaro.

Le parti politique de Guaidó trouve ses racines dans l’oligarchie réactionnaire traditionnelle du Venezuela, qui est responsable de l’oppression de la classe ouvrière et des pauvres. Elle est aussi responsable de crimes tels que le massacre de milliers de personnes qui se sont élevées contre l’austérité du FMI lors du soulèvement Cracazo de 1989. Ce bain de sang éclipse de loin toute répression menée sous Maduro ou son prédécesseur, Hugo Chavez.

Il y a clairement des millions de Vénézuéliens qui, malgré leur colère face à la détérioration des conditions sociales, la corruption du gouvernement Maduro et sa défense d’une couche capitaliste privilégiée connue sous le nom de boliburguesía, voient dans Guaidó et ses semblables l’ennemi traditionnel des travailleurs du pays.

Le peuple qui renverse véritablement son gouvernement est défini comme une révolution. Actuellement, à notre époque, cela ne peut qu’être mené au bout avec succès que par la mobilisation politique indépendante de la classe ouvrière contre l’ensemble du système capitaliste. Une tentative d’évincer un président en exercice en mobilisant de petits groupes d’hommes armés pour prendre d’assaut une base militaire avec l’appui d’une puissance étrangère, que cela plaise ou non au Post, s’appelle un coup d’État.

Le New York Times, à la suite du fiasco du coup d'État, a apporté sa propre contribution à la tentative de renversement du régime par Washington en publiant un article basé sur un prétendu « dossier secret » qui serait fourni par un officier de renseignement vénézuélien traitre et confirmé par un acolyte qui affirmait que Tareck El Aissami, l’ancien vice-président et actuel ministre de l'Industrie du Venezuela, fils d'immigrants syriens, avait « forcé le Hezbollah à venir au Venezuela ».

Le « dossier » a toutes les caractéristiques du genre de reportage que le Timesa fait sur les « armes de destruction massive » à l’approche de la guerre d’agression américaine contre l’Irak en 2003.

Les propres lecteurs du Times ont répondu avec suspicion et mépris à l’histoire. Parmi les commentaires des lecteurs, une des observations les mieux notés a commenté : « Le rapport a toute l’odeur d’un prétexte fabriqué, de la même façon qu’il y en eut avoir une justificatio et se précipiter en Irak, semer le chaos, et déstabiliser le Moyen-Orient. En fait, l’odeur est encore plus piquante. »

Un autre lecteur a écrit : « Pourquoi des “dossiers secrets” sur le gouvernement vénézuélien apparaissent-ils soudainement ? Pourquoi pas des dossiers secrets sur l’Arabie Saoudite ? Pourquoi pas des dossiers secrets sur l’Égypte ? Pourquoi pas des dossiers secrets sur Israël ? Pourquoi pas des dossiers secrets sur le Kazakhstan ? Pourquoi ? Parce que les États-Unis se concentrent à 100 pour cent sur le renversement du régime au Venezuela, et qu’ils ont déjà les régimes qu’ils veulent en Arabie Saoudite, en Égypte, en Israël et dans d’autres pays. »

Il n’y a pas eu une seule voix critique élevée dans les médias dits « grand public » contre le renversement de régime au Venezuela téléguidé par les États-Unis. Les mensonges et la propagande remplissent les journaux et les journaux télévisés qui préparent la réalisation de la menace constamment invoquée que « toutes les options sont sur la table. »

Le groupe de surveillance des médias Fairness and Accuracy in Reporting (FAIR - équité et exactitude dans le journalisme) a récemment publié les résultats d’une enquête menée auprès des principaux médias, tant de la presse écrite qu’audiovisuelle, couvrant la période de trois mois compris entre janvier et avril de cette année. Il a conclu : « Aucun article d’opinion dans le New York Times et le Washington Post n'a adopté une position anti-régime ou pro-Maduro/Chavista. Pas un seul commentateur des trois grands talk-shows du dimanche matin ou de PBS NewsHour ne s’est prononcé contre la démission du président Nicolas Maduro du gouvernement vénézuélien. »

Le soutien éhonté et non déguisé des médias d'entreprise à une autre opération impérialiste de renversement de régime et de coup d'État en Amérique latine repose sur les intérêts primordiaux du capitalisme américain. Les États-Unis, déchirés par la crise, veulent affirmer leur contrôle inconditionnel sur les réserves de pétrole du Venezuela - les plus importantes du monde. Le but des États-Unis est de réduire l'influence économique et politique croissante de la Chine et de la Russie dans un continent que Washington a considéré comme son « arrière-cour » historique.

Les médias américains ont subi une dégénérescence prolongée. Ce qui correspond à l’abandon par l’élite dirigeante capitaliste américaine de tout semblant de soutien aux droits et processus démocratiques. Bien qu’il n’y ait jamais eu d’âge d’or de la presse capitaliste aux États-Unis, l’époque où le New York Times et le Washington Post pouvaient publier les documents du Pentagone, défiant le gouvernement américain pour porter la politique criminelle de l’impérialisme américain en Asie du Sud-Est à l’attention du public américain en pleine guerre, est bien révolue.

Ceux qui tentent d’exercer une fonction similaire dans l’environnement d’aujourd’hui sont face au poids de la répression capitaliste. Les médias – les présentateurs et les chroniqueurs – défendent l'état de manière acharnée.

C’est le sort de Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, condamné mercredi à près d’un an de prison par un juge britannique. En même temps, il est menacé d'être déporté aux États-Unis et condamné à mort pour les crimes de guerre commis par Washington. Comme lui, Chelsea Manning, la dénonciatrice de l’armée qui a fourni à WikiLeaks des dossiers qui exposent des crimes américains en Irak et en Afghanistan et des complots dans le monde entier, reste en prison depuis près de deux mois. La plupart du temps elle a passé en cellule d'isolement, et sans soins médicaux nécessaires, pour avoir refusé de témoigner contre Assange. […]

Bill Van Auken, WSWS.org

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