Comparaison n’est pas déraison

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Comparaison n’est pas déraison

• On a trop l’habitude de séparer les cas américaniste et européiste dans la crise actuelle, aux dépens de l’Europe. • Chacun son tour, USA et Europe, souffre également d’un chaos qui les rasssemble. • Contributions : dde.org et JH Kunstler.

Nous justifions le choix du texte de James Howard Kunstler (traduction est du Sakerfrancophone) parce que, à sa façon qui est assez inimitable nul n’en doutera, il remet en place la vérité-de-situation dite transatlantique (entre les USA et l’Europe) dans la GrandeCrise ‘Ukrisis’. Il décrit les situations en Europe d’une part, aux USA d’autre part, sans tracer de cause à effet, sans réelle comparaison, sans, surtout tirer de conclusion sur les positions respectives et qui domine l’autre, et qui l’emporte sur l’autre, – toutes ces billevesées qui animent nos experts servis sur un plateau-TV.

En effet, depuis qu’‘Ukrisis’ nous a pété à la figure, il est de très bon ton, pour se donner de l’importance autant que pour donner du sens à cet Himalaya de sottises que nous avons amoncelées, d’observer que, dans l’affaire, les USA manœuvrent l’UE à son avantage, qu’il est bien malheureux que l’UE n’ait pas sa propre armée car l’on on verrait alors, etc. Du côté européen, c’est une sorte de complexe de soumission, une espèce de plaisir de se vautrer dans la subordination empressée arrosée de fascination pour aussitôt gémir que nous sommes les dindons de la face dans une affaire montée par les USA.

Le texte de JHK a la vertu de nous ramener aux catastrophiques réalités résumées par un mot : chaos, – simplement, à chacun son type de chaos. La situation aux USA, quoique différente dans son style, ne vaut pas mieux que celle de l’UE (et elle se poursuivra et s’aggravera après les élections du 8 novembre). Chacun sa façon, chacun son chaos. Pour cette raison, il est bon de comparer les USA et l’Europe et de se dire : “Finalement, ils se valent bien dans leurs catastrophes respectives !”. Aucun ne domine l’autre, aucun ne manœuvre l’autre, ils sont tous emportés, tel un bloc-BAO, dans une catastrophe qui les mènera dans le même cloaque. Ils jouent aux grands planificateurs de la géopolitiques ou aux grands concepteurs bureaucratiques de la morale, alors qu’ils se rassemblent et se ressemblent tellement dans une commune désintégration. Ils sont frères d’incommensurable bêtise et d’inimaginable narcissisme, tout cela cuit à feu d’enfer à une sauce d’un hybris de bazar.

Nous faisions récemment une digression sur les différentes formes de chaos, celui ou ceux que nous provoquons, et qui ne sont que misère stupide, et le chaos créateur (le “chaos-vai”) que nous imposent les événements et qui nous libérera de nos insupportables suffisances :

« Ce qui nous importe plus que tout, c’est qu’il [Mercouris] termine par le constat de la nécessité du chaos-des-événements pour freiner et désintégrer cette barbarie du chaos-des-fous. Cela implique qu’il existe une sorte de “chaos-vrai”, imposé par des événements dont la généalogie, la progéniture et la production nous dépassent, et que lui seul détruira le misérable “chaos-barbare” des petits hommes, ultimes rejetons et avatars absolus de la modernité qui s’effondre : seul le chaos vaincra le chaos, rencontrant le principe tant de fois sollicité, aussi bien du “contre-feu” que du “faire-aïkido.  »

Il y a une unité entre les deux rives de l’Amérique, et nullement une relation de maître à serviteurs. Cette unité est celle de l’effondrement commun d’une commune civilisation parvenue au bout de l’épuisement d’elle-même. L’interprétation maître-serviteurs a sans doute valu pour d’autres temps ; aujourd’hui nous sommes frères quasiment jumeaux en “chaos-barbare” et la comparaison entre les deux se justifie jusqu’à l’identification.

dde.org

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Le chaos, c’est le chaos

Il est difficile d’échapper à l’horrible sentiment que la société occidentale a envie de mourir, ou de dire laquelle des nations qui la composent veut arriver la première au cimetière. La Grande-Bretagne pourrait bien être en tête du peloton avec son économie à trois cartes et ses dirigeants politiques aux dents longues. Le vieux Blighty s’enfonce visiblement de jour en jour dans une torpeur sclérosée, alors même que ses services secrets, avec en tête le MI-6, font des heures supplémentaires pour faire exploser les choses et aggraver la situation en Russie et en Ukraine. Le nouveau Premier ministre Rishi Sunak est confronté aux mêmes difficultés que Boris Johnson et Liz Truss, et son pays devra bientôt organiser des élections générales douloureuses pour rendre son gouvernement légitime. Ok pour être une mouche sur le mur lors de la première rencontre entre M. Sunak et le roi Charles.

L’Allemagne a démoli sa propre économie cet été, tandis que son peuple continuait à suivre le récit absurde de la tyrannie du « vaccin » Covid. Le gène de l’obéissance des Allemands les conduit à leur troisième calamité nationale en cent ans, avec à peine un cri d’objection politique. Pourtant, au fond d’eux se cache cette vieille libido teutonne pour la violence. Quand cette libido éclatera-t-elle contre l’incapable chef d’État Olaf Scholz, qui a le charisme d’un Dampfnudeln.

Le Français Macron a appelé hier à régler le problème ukrainien « aux conditions de l’Ukraine », comme si ce pays n’était pas sur le point d’être mis KO par le pays voisin qu’il a été incité à contrarier par la mafia de l’OTAN. Le nouveau premier ministre italien, Georgia Meloni, a promis à l’Ukraine « son soutien total » au cours du week-end, oubliant peut-être que presque rien ne soutient l’existence de l’Italie aux niveaux de confort et de courtoisie du premier monde. L’Espagne, les Pays-Bas, la Suède et les autres acteurs mineurs de l’OTAN se contentent d’observer stupidement l’alliance déclarer la guerre à la réalité et toute l’Europe glisser vers le froid et les ténèbres néo-médiévales.

Puis il y a nous, le pays de la folie, anciennement connu sous le nom de États-Unis, qui évoquons la possibilité d’un échange de missiles nucléaires, comme si c’était une réponse viable à la guerre totalement inutile que nous avons déclenchée au carrefour de l’Eurasie. Maintenant, la rumeur court qu’une force de frappe de la 101e Airborne « Screaming Eagles » se rassemble en Roumanie, à côté de l’Ukraine, pour une supposée incursion dans la zone de guerre – où il y aurait une bonne chance qu’ils se fassent massacrer. Êtes-vous sérieux, Lloyd Austin et Mark Milley, ou s’agit-il simplement d’un nouveau numéro de vaudeville Woke détraqué dans le cadre de vos efforts continus pour humilier les forces armées américaines ?

Il faut bien sûr tenir compte de l’approche rapide des élections de mi-mandat, qui semble avoir plongé le régime de “Joe Biden” et son parti du chaos dans une vague de désespoir extrême, alors qu’ils sont confrontés à une répudiation massive dans les urnes qui les mettra hors circuit pour de nombreux cycles électoraux à venir – si ce n’est de façon permanente – et mettra fin au spectacle des Wokistes-Jacobin.

La façon dont le parti Démocrate est devenu l’otage du pire éventail d’idées politiques jamais rassemblées reste un profond mystère. Comment persistent-ils à soutenir une campagne de « vaccin » Covid qui est maintenant manifestement fausse et dangereuse ? S’agit-il simplement d’une incapacité à reconnaître une terrible erreur ? Ou s’agit-il – comme les choses semblent l’être – de quelque chose de plus sombre, d’un effort délibéré pour infliger du tort au peuple américain ? Il semblerait que ce soit le cas. Plusieurs États se sont rapidement et bruyamment retirés de l’obligation d’administrer des “vaccins” dans les écoles depuis que le comité consultatif du CDC a voté par 15 voix contre 0 en faveur de l’inclusion de l’ARNm dans le “calendrier” des vaccins pour enfants.

Comment “JB” et compagnie ont-ils imaginé qu’une frontière grande ouverte et de gros cadeaux en espèces à ceux qui sautent la frontière allaient plaire à un public économiquement endolori ? Qui a imaginé que les drag queens qui écrasent leur bazar sur le visage des enfants étaient un stratagème gagnant ? Qui leur a dit que les Américains approuveraient la transformation du FBI en Gestapo, faisant irruption dans des foyers politiquement ciblés avec des équipes du SWAT avant l’aube ? Comment ont-ils pu oublier qu’il existe un premier amendement à la Constitution qui interdit au gouvernement d’interférer avec la liberté d’expression ? Qui est réellement derrière cette folie ?

Ces actes de guerre jamais vus contre les citoyens américains nécessiteront une sérieuse remise en question après que le Parti du chaos aura été battu aux élections – en supposant qu’ils ne fassent pas le dernier faux pas fatal en trouvant une excuse pour annuler, reporter ou perturber leur rendez-vous du 8 novembre avec le destin. L’un de ces rendez-vous est déjà fixé, puisque le juge Terry Doughty du tribunal fédéral du district ouest de la Louisiane a ordonné à Anthony Fauci et à une série de hauts fonctionnaires de témoigner sous serment dans le cadre d’un procès intenté conjointement par Eric Schmitt, procureur général du Missouri, et Jeff Landry, procureur général de la Louisiane, sur la collusion du régime “JB” avec les médias sociaux pour censurer les informations et supprimer la liberté d’expression.

Il y a aussi la question étrangement persistante de l’enquête du conseiller spécial John Durham sur les origines du scandale du RussiaGate. Il me semble assez inconcevable qu’il abandonne l’opération après les deux affaires apparemment boiteuses contre l’avocat Michael Sussmann et le garçon de courses du Brookings Institute Igor Danchenko, qui n’ont même pas abouti à des condamnations. Ce que M. Durham a réussi à faire au cours de ces exercices, c’est d’obtenir un grand nombre de témoignages soumis comme preuves (c’est-à-dire enregistrés) impliquant les échelons supérieurs du FBI et du DOJ dans toutes ces absurdités malveillantes et illégales – peut-être suffisamment pour engager des poursuites contre les vrais coupables évidents tels que James Comey, Andrew McCabe, Peter Strzok et le reste du gang de l’ouragan Crossfire. M. Durham fait-il l’objet d’une obstruction de la part de Merrick Garland (si c’est le cas, vous pouvez être sûrs que le pays finira par le savoir) ou le conseiller spécial aura-t-il le courage de poursuivre son travail de toute façon ? Je pense que nous le saurons après l’élection.

James Howard Kunstler

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