Avant-goût de la terreur-chaos “en mode-hybride”

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Avant-goût de la terreur-chaos “en mode-hybride”

• Une occasion de plus de faire le point sur cette situation si élégante et structurée où nous nous trouvons, et dont l'Europe rayonnante est une fois de plus le centre.  • Des attaques mystérieuses, — sabotages and Co, — dans divers pays européens qui les attribuent aux Russes. • Non non, ce n’est pas nous; pensez-vous! dit-on, joyeusement sérieux, à Moscou. • Moscou, où Poutine et les autres accueillent avec chaleur le duo Witkoff-Kushner terrorisé par les explosions de-ci de-là à travers l'Ukraine et les aéroports. • Et l’on dit, Poutine souriant et en tête, au duo terrorisé :  nous sommes des amis et vos amis bien sûr, mais en Ukraine rien ne nous arrêtera. • Pendant ce temps, rodent les sous-marins russes dans les eaux océanes... Que chassent-ils donc?

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Il semble bien se confirmer que les Russes ont déclenché une offensive hybride contre les pays occidentaux d’Europe qui soutiennent et ravitaillent les Ukrainiens depuis le début du conflit de février 2022. Le qualificatif “hybride” signifie l’emploi de moyens inattendus par rapport à ceux qu’envisagent les divers scénarios tracés par les “experts” chargés de nous tenir informés des dangers que nous courons de la part des Russes. Bien évidemment, les Russes restent très discrets, sinon négatifs dans leurs réactions officielles vis-à-vis des accusations venues des pays occidentaux.

On ajoute à cela les circonstances extraordinaires, également complètement de “type-hybride” pour une mission diplomatique, du voyage (5-6 septembre) des envoyés US Witkoff et Kushner à Moscou, effectué entre des attaques russes très ciblées, — avant la promesse d’un arrêt des attaques sur Kiev de 72 heures, par un Poutine parlant de ses “bonnes intentions” — pour éviter leur avion mais assez pour les terroriser... Telles que racontées par le véhément antiTrump Ben Meiselas, de ‘Medias Touch’, bien plus préoccupé de mettre en évidence ce qu’il dénonce comme l’incohérence de Trump et la faiblesse chaotique de sa politique face à Poutine, selon lui mise en évidence par les conditions du voyage de Witkoff-Kuchner :

« C'est la panique générale alors que l’enfer se déchaîne : Poutine TERRORISE les envoyés de Trump

» Ben Meiselas, animateur de MeidasTouch, rapporte que Vladimir Poutine intensifie ses menaces tandis que les envoyés de Donald Trump font face à une situation de plus en plus périlleuse et que Trump, incapable de réagir, finit par céder à Poutine. Meiselas analyse les dernières manœuvres de Poutine et la réaction alarmante de l'équipe Trump... »

Les commentaires de chaînes indépendantes notoirement antiTrump sont toutes très défavorables à la partie américanistes comme étant mal préparée, voire effrayée par la partie russe, qui annonce de son côté que la Russie n’a absolument pas modifié sa position. La politesse et la chaleur de Poutine recevant Witkoff-Kushner ressemblaient évidemment à l’habileté du renard, telle que l’a décrite sur la chaîne ‘thebluehill.com’ un vrai-faux Clinton certainement plus instruit et avisé que le vrai-vrai, reconstitué sans doute par l’IA et commentant la rencontre en vrai professionnel de la diplomatie qu’il prétend être et qu’il ne fut jamais. La conclusion à ce point où l’on est de la rencontre de Moscou, alors que Wtkoff-Kushner repassent par Kiev pour parler pour la première fois à Zelenski comme si la négociation était terminée et qu’elle l’est effectivement sans lui, est caractérisée à nouveau par un Meiselas au remarquable abattage sarcastique décrivant les deux envoyés du président Trump comme s’ils étaient allé à Canossa :

« Les envoyés spéciaux de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, se sont rendus à Moscou pour rencontrer le président russe Vladimir Poutine. Cette rencontre démontre que Kushner et Witkoff ont peur de Poutine et qu'ils sont les pires envoyés possibles pour aider à mettre fin à la guerre en Ukraine. »

... Mais Poutine fut élégamment aimable pour faire bien comprendre à ses interlocuteurs que pour ce qui concerne l’Ukraine, l’heure n’est pas à la négociation. Pour le reste, Moscou, tout sourire, est prêt à des coopération avec les USA.

L’atlantisme européen privé de la source de l’atlantisme

Les circonstances effectivement  extraordinaires de la première phase du déplacement Witkoff-Kushner (Witkoff particulièrement “paniqué”) sont une marque du brutal durcissement des Russes et de Poutine, déjà évident avec la suite du voyage de Ratcliffe (attaques immédiates et puissantes contre Kiev), et exacerbé par une rencontre du président russe avec Modi et Erdogan au sommet de l’OCS, où l’Indien et le Turc avaient demandé sur un ton pressant et moralisateur un cessez-le-feu en Ukraine. Poutine était sorti de l’entretien particulièrement furieux, selon Alexander Mercouris, et tous les événements actuels en sont la marque. Il va falloir s’habituer à prendre plus de gants avec les Russes ou risquer un conflit où les armes des Russes dominent formidablement celle de leurs adversaires.

Quoi qu’il en soit, la rencontre de Moscou, qui marque les efforts désespérés de Trump pour mettre fin à tout prix au poids de ce que ce conflit de l’Ukraine fait peser sur l’Amérique, ne doit pas dissimuler combien l’Ukraine s’est transformée en une bataille entre la Russie et l’Europe occidentale atlantiste effectivement de plus en plus “privé de la source même de l’atlantisme”. De ce côté, privé de son Witkoff si aimable avec Poutine, l’humeur n’est pas non plus à la négociation mais bien à l’extension à peine dissimulée de ce qu’on peut désormais avec justesse un conflit hybride. Sur ce front, les Russes sont passés à une action bien coordonnée, souterraine et roublarde, contre les pays européens engagés avec l’Ukraine.

Nombre des événements mentionnés semblent porter la marque d’actions clandestines de Moscou, comme elles peuvent être aussi bien dénoncées par Moscou comme des montages visant à les impliquer. D’autres points marquent incontestablement une montée en puissance-hybride des positions russes contre l’Europe atlantiste.

L’Allemagne, cible privilégiée ?

En Allemagne, une nouvelle attaque, — ou un nouvel “accident” ? On en doute un peu, — contre un grand groupe de défense a eu lieu dans la nuit du 3 au 4 septembre.

« Une nouvelle alerte à la sécurité secoue l'Allemagne après qu'une attaque incendiaire présumée a visé le siège du géant allemand des technologies de défense Rohde & Schwarz à Munich. Selon la police allemande, des cocktails Molotov ont été lancés sur les locaux de l'entreprise, déclenchant une importante intervention des services d'urgence. Un engin incendiaire a explosé près du siège, tandis qu'un autre a été désamorcé sans incident par les démineurs. Deux ressortissants bulgares ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire, mais les autorités n'ont pour l'instant établi aucun mobile ni confirmé de lien organisationnel. Cette attaque survient quelques jours seulement après que Berlin a accusé la Russie d'être à l'origine d'un incident impliquant un drone près de l'aéroport de Leipzig/Halle, ravivant les inquiétudes quant à la sécurité de l'industrie de défense et des infrastructures critiques allemandes. »

Ces diverses circonstances, mettant aussitôt et officiellement en cause la Russie, a conduit au projet de fermer la “Maison russe de la science et de la culture” en Allemagne. Ce qui est intéressant est que cette intention a provoqué des affrontements publiques entre partisans et adversaires de cette mesure, au nom de leur soutien ou de leur opposition à la politique antirusse de Merz. Cela signifie essentiellement que de telles actions possiblement russes contre des entreprises allemandes ne suscitent absolument pas une unité nationale pour les dénoncer, mais accentuent la fracture nationale :

« “Ont-ils perdu la tête ?” La crise éclate entre Berlin et la Russie : la Maison russe menacée de fermeture après les accusations d'attaque de drone.

» Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés à Berlin vendredi, opposant partisans et opposants à la Maison russe de la science et de la culture. Les appels à la fermeture du centre se sont intensifiés suite aux accusations de l'Allemagne selon lesquelles la Russie serait à l'origine d'une tentative d'attaque de drone à l'aéroport de Leipzig/Halle. Moscou dément ces accusations, tandis que des responsables politiques du parti BSW [parti de gauche populiste et  antiSystème de Sahra Wagenknecht], ont critiqué ce qu'ils ont qualifié de politique de plus en plus conflictuelle envers la Russie. »

L’invasion sous-marine de UK...

Une menace beaucoup plus sérieuse et éventuellement très dommageable est apparue pour le Royaume-Uni. Elle résulte du développement de nouveaux sous-marins russes très avancés et notamment équipés, en plus de leurs armes normales, pour des actions électroniques, électromagnétiques, etc., pouvant mettre en danger le fonctionnement des grandes structures nécessaires au fonctionnement économique et technologique des pays visés. L’OTAN surveille tout cela, disent-ils, mais sans beaucoup d’aide de l’US Navy, bien occupée ailleurs.

Le Royaume-Uni, avec sa géographie insulaire qui fut jusqu’ici un moyen de sa puissance et semble pouvoir être retournée, et avec une Royal Navy tombée à un niveau extrêmement bas, est en tête de la listé des cibles potentielles. Il l’est d’autant plus qu’il est le pays européen-atlantiste le plus actif contre la Russie. Il s’agit bel et bien, d’une menace de paralysie économique et sociale du Royaume-Uni ;

« Le Royaume-Uni est confronté à une inquiétude croissante concernant la guerre hybride russe. Les responsables de la défense et du renseignement ont averti que Moscou pourrait chercher à exercer des pressions sur le pays sans recourir à une attaque militaire conventionnelle. Parmi les cibles potentielles figurent les câbles de données sous-marins, les oléoducs et gazoducs, les infrastructures électriques, les réseaux logistiques et les systèmes informatiques essentiels à la vie quotidienne et à l'économie. Le général Sir Gwyn Jenkins, chef d'état-major de la Royal Navy, a déclaré que la puissance des sous-marins russes et leur programme de recherche en eaux profondes constituent une « réelle source d'inquiétude » pour un pays insulaire fortement dépendant du commerce maritime, de l'énergie et des communications. Le GCHQ a également indiqué que les activités russes s'étendent « des fonds marins au cyberespace ». Les agences britanniques renforcent la surveillance, la cybersécurité et la protection des infrastructures nationales critiques. »

Kaliningrad et le Su-57 porte-drones

Autre épisode, sur les côtes la Baltique : il est connu depuis longtemps que l’OTAN a, pour le cas d’une guerre attendue avec ferveur, des plans pour envahir l’enclave russe de Kaliningrad entre Pologne et pays baltes. Ces avertissements ont donc poussé les Russes à renforcer constamment les moyens militaires disponibles dans l’enclave. De nouveaux MRBM ‘Iskander 1000’, particulièrement redoutables, y sont ainsi déployés au cœur de l’alliance.

Les Russes viennent également de rendre public leur intention d’y déployer une nouvelle version de son nouvel avion de combat de 5ème génération Su-57. Il s’agirait d’une version “porte-drones” de cet avion de combat, donnant également à la Russie une capacité d’intervention très efficace à partir de cette même enclave. Ce type de mesures, complétant des dispositifs de défense classique, tend à transformer Kaliningrad en une forteresse offensive autant que défensive. Il n’est pas évident que l’annonce des intentions offensives contre Kaliningrad, par un général de l’US Army il y a deux ans, soit finalement une bonne opération de communication. Elle a donné un argument évident aux Russes pour surarmer Kaliningrad, ce qui impliquerait que l’OTAN change ses plans ; en attendant, le général de l’US Army s’en est allé et cette force est bien assez occupé par son aventure iranienne d’une part, par ses avatars sans nombre au Pentagone entre elle et le secrétaire Hegseth (et aussi par la recherche d’espions iraniens, volontaires ou imprudents, dont certains pourraient être des bureaucrates du Pentagone)...

« La Russie préparerait de nouveaux drones aéroportés pour son chasseur furtif Su-57, conférant potentiellement à l'appareil une capacité de “porte-drones”. Identifiés comme S-71M et S-71K, ces drones multifonctionnels sont destinés à des missions de reconnaissance, de guerre électronique et de frappe. Le S-71M serait conçu pour être emporté en interne, tandis que le S-71K pourrait utiliser des points d'emport externes sous les ailes. Si cela se confirme, de tels systèmes permettraient au Su-57 de déployer des aéronefs sans pilote tout en restant à distance des zones contestées. À l'approche du salon aéronautique international d'El Alamein, qui se tiendra du 8 au 10 septembre, tous les regards sont tournés vers la question de savoir si la Russie révélera davantage de détails sur ces nouveaux systèmes potentiellement importants. »

Il y a tant d’autres choses intéressantes du même genre à signaler, mais passons outre.

Une “danse de Saint-Guy” européenne-globalisée

Certes, un Candide particulièrement innocent pourrait poser cette question évidente : “mais comment en est-on arrivé là ?” Cette folle agitation, qui se répercute et se réverbère en d’autres points très stratégiques de la planète paraît, — à première vue comme à vue plus éloignée, — ressembler à une “danse de Saint-Guy” sans que personne ne l’ait vraiment cherché ni n’en ait encore compris le sens. Il semble que toutes les forces nihilistes se sont conjuguées pour semer le trouble, le désarroi et le chaos en mode globalisé, et plein de retournements inattendus qui ne cessent d’alimenter les dérapages catastrophiques pour le plus grand bien de la GrandeCrise. L’Europe intégrée venue du Marché commun, installée à grand fracas pour définitivement éviter les guerres en Europe (et donc ailleurs, puisque l’Europe inspirait le monde), accompagnée par “la Fin de l’Histoire” de Fukuyama et le « It’s economics, stupid ! » de Clinton en contribution américaniste bienvenue, — oui, tout ça pour ça !

C’est notre grande chevauchée vers la Globalisation, saupoudrée des découvertes impériales des petites mains neocon, surveillée par Netanyahou, Torah en main, — tout cela devant donc installer “la Guerre-Paix pour Mille Ans”... Comment des gens ont-ils pu croire cela ? Eh bien, une partie de la réponse se trouve peut-être dans un long extrait d’une réponse du professeur John Mearsheimer  à Glenn Diesen, dans une émission de la chaîne du second, le 31 août 2026.

Nous à ‘dedefensa.org’ rêvions d’avoir une occasion de placer cet extrait, en souvenir de tous les efforts que nous, tout l’Occident-compulsif, avons fait après la mort de Mao et l’intronisation de Deng Tsiao-ping pour faire entrer l’immense Chine hyper-communistisée dans les voies sacrées du libéralisme globalisée en imaginant qu’ainsi tout irait tellement-“beaucoup mieux” ad vitam aeternam, les Chinois aux yeux bridés devenant des citoyens moutonniers suivant les règles hollywoodiennes de l’américanisme en oubliant à jamais la Chine et son histoire fabuleuse...

« ...Je veux dire, les Chinois étaient tout à fait disposés à s'accommoder de l'hégémonie libérale. Du point de vue de la Chine, c'était un cadeau tombé du ciel. Nous aidions l'économie chinoise à se développer.

» Je me souviens de fois où je suis allé en Chine autour de l’an 2000. Ca n'arrivait pas tout le temps mais parfois un interlocuteur chinois me disait “Pourquoi les États-Unis nous aident-ils à devenir un État aussi puissant ?” parce que mes interlocuteurs chinois comprenaient que ce n'était pas exactement la stratégie la plus intelligente du point de vue américain.

» Alors, je lui disais, “C'est parce que l'Amérique est dirigée par des libéraux qui ne comprennent pas la politique de l'équilibre des puissances, et ils croient réellement que quand vous deviendrez puissant, nous vivrons heureux pour toujours.” Et le Chinois me répondait : “Je n'y crois pas”. Il disait, “Les États-Unis doivent avoir une sorte de formule magique pour penser qu'ils peuvent aider la Chine sur le long terme et qu'ils pourront quand même continuer à dominer la Chine”... Parce que les Chinois avaient compris que si nous aidions la Chine à devenir un géant économique, nous les États-Unis ne pourrions plus dominer la Chine comme nous avions pu le faire pendant la plus grande partie. du moment unipolaire, n'est-ce pas ? Parce que nous étions tout simplement si puissants. Mais dès lors que vous perdez cette position dominante vis-à-vis de la Chine, vous ne pouvez plus dominer les Chinois.

» Alors, le Chinois insistait “Pourquoi feriez-vous ça ?” Et je répétais simplement, “parce que les gens qui dirigent la politique étrangère américaine sont pour l'essentiel des imbéciles”. Et il me disait “Non, non, ce n'est pas possible. Ce sont des gens intelligents. Ils doivent avoir une stratégie que nous ne comprenons tout simplement pas”. Alors, je lui répondais “Eh bien, quand vous aurez compris quelle est cette stratégie, faites-le-moi  savoir.” »

'For Sure’, nous sommes arrivés dans notre “Élysée

...Inutile d’ajouter que la même chose est arrivé à la Russie et aux autres, ce qui accouche d’une Globalisation-Chaos vraiment globale où “tel est pris qui croyait prendre” puisque les USA son train de se débattre dans un trou noir de mélasse nommé Trump et que l’Europe trouve enfin l’unité dans l’irréfragable stupidité de la possibilité d’une grande guerre contre la Russie, — le rêve, quoi, des Polonais aux résidus ukrainiens du nazisme, de la City au MI6 !

For Sure’, comme dit notre Grand-Sage installé sur le plus haut du mont-Élysée,

(« Il s'agit d'une région située aux confins de la terre ou au cœur des Enfers (le royaume des morts), mais radicalement opposée aux zones sombres et tourmentées du Tartare... » nous dit l’IA)

...‘For Sure’, nous laissons de côté des explications plus énigmatiques de PhG et de ses “forces supérieures échappant au contrôle humain” que ses fréquentations de l’IA n’ont fait qu’exacerber. Mais il semble bien que nous n’en ayons pas encore fini avec lui...


Mis en ligne le 6 septembre 2026 à 15H00