2020, ou l’école du mythe

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2020, ou l’école du mythe

On jugera qu’il n’est pas sans intérêt de lire ce texte du docteur en médecine Ariel Beresniak, de nationalité suisse, ayant travaillé en Russie, puis pour des laboratoires de Big Pharma, puis pour l’OMS et l’UE, puis... etc. Le ton adopté par Beresniak est résolument offensif, sinon provocateur (par rapport au style du type endive bouillie caractérisant en général les interventions des sommités du domaine dans ce cadre, cette crise, ce problème, etc., comme tous les autres dans l’actuel tourbillon crisique). Puisqu’il semble s’agit de Ciovid19, nous dirions que ce ton concerne beaucoup plus la méthodologie de la lutte contre Covid19, notamment avec référence classique chez Orwell (1984 et La ferme des animaux), et qu’il s’agit d’un sujet plutôt de type sémantique et de méthodologie politique (totalitarisme & Cie par le biais de Covid).

Les questions de savoir si telle ou/et telle méthode de lutte contre Covid, de la nécessité de lutter contre Covid selon les normes en vigueur, etc., ne sont guère abordées sur le fond. On sent qu’il y a chez l’auteur le constat que nous sommes bien au-delà de ces questions ; que nous avons dépassé les seuls débats sanitaires et de santé publique intérieure ; que nous sommes dans le domaine très-profond de la polémique politique, des actions dissimulées, des ‘complots’ éventuellement, des ignorances accumulées aux dépens de l’affirmation mesurée de l’inconnaissance, de la perte complète de contact avec ce qui pourrait être perçue collectivement comme la réalité objective, qui a été absolument saccagée par l’usage complètement dément qui a été fait par le Système de tous les moyens de simulacre, de déterminisme-narrativiste, etc.

Au travers des divers sujets autour de la pandémie qui sont abordés, apparaît le sentiment, la perception qu’il s’agit évidemment des structures diverses d’une crise majeure s’inscrivant dans la Grande Crise Générale que nous désignons comme la GCES. La crise du Covid19 est donc à considérer selon des liens manifestes et puissants avec les autres crises en cours, terrorisme, élection USA2020 du président, etc. Il est absolument impensable de tenter de provoquer un ralliement autour d’une perception soi-disant rationnelle pour que nous nous coopérions également rationnellement, les uns avec les autres, jusqu’à la détermination commune d’une approche commune du problème. Toutes ces choses “communes” (en commun) que nous envisageons sont désormais identifiés, après avoir pris la mesure de la crise de simulacre en cours, des leurres que nous nous proposons à nous-mêmes, y compris quand nous travaillons ostensiblement dans l’antiSystème. Il est pour l’instant impossible de ‘fixer’ quelque chose (“to fix something”, disent les anglophones).

 Le fait est qu’il faut admettre l’impossibilité de toute approche relationnelle et se tourner résolument vers l’acceptation du constat que diverses soi-disant ‘réalités objective’ existent, voire cohabitent, voire interfèrent les unes dans les autres dans certains cas. Il ne faut en aucun cas écarter ces très fortes probabilités, pour éviter de nous enfoncer trop profondément dans une option nécessairement fragile, difficile à justifier, dans tous les cas catastrophique s’il faut tenter de l’explorer en nous y impliquant nous-mêmes comme l’on accepte d’être emprisonné. Il ne faut en aucun cas embrasser résolument une orientation trop bornée et figée dans la mesure où tout est absolument fluide et insaisissable, – rien à part, bien entendu, notre objurgation absolue : Delenda Est Systemum.

 (...Cela, sans se dissimuler la difficulté constante, dans ces temps difficiles, d’identifier aussitôt ce qui est du Système, ce qui fait partie du Système, ce qui porte un masque pour dissimuler qu’il est du système, ou n’en porte pas pour faire croire qu’il est contre le Système).

Nous n’attendions pas d’un tel texte qu’il nous inonde d’une lumière inattendue de réalité objective, sinon de Vérité, mais au contraire, qu’il nous fasse bien comprendre sur quelle terra incognita nous nous trouvons, avec des directions politiques absolument, complètement à la dérive. Nombre de textes qu’il nous faut lire aujourd’hui ne sont pas là pour nous informer mais d’abord pour nous désintoxiquer d’un style de parole, d’une lenteur prégnante de pensée.

Le même sentiment de terra incognita et de dérive affecte également, parallèlement, les politiques esquissées par certains de nos gouvernements vis-à-vis de USA en crise, – notamment, leur hostilité vis-à-vis de Trump, et les engagements dangereux (selon l’évolution de la situation aux USA) qu’ils prennent avec les démocrates de la marionnette empaillée Biden. Les cerveaux de moineau qui peuplent les foules des communicants chargés du “conseil” (?) de nos mondes officiels n’ont strictement pris aucune mesure de la réalité de la situation aux USA (au contraire des Russes, dont la discrétion dans la phase actuelle, est une marque complètement remarquable).

Les références pour ces ‘politiques’ (vis-à-vis des USA comme vis-à-vis du Covid19, comme si le Covid était un partenaire politique) des pays du bloc-BAO en Europe sont quasi-exclusivement mensongères, elles aussi. Sans que cela ne soulève le moindre réel problème, leurs sources venues des réseaux de communications du Corporate Socialism allant de Tweeter à CNN, avec leurs correspondants en Europe, diffusent vers leurs mandants des images inacceptables et totalement simulacres de la situation (Covid, Trump, etc.).

On peut ainsi dire que dans la phase actuelle de l’accélération de l’effondrement, la fameuse “servitude volontaire”, ou ‘involontaire’ qu’importe, dont il est très souvent fait état, se trouve complètement à la charge de nos directions. Il existe à cet égard un aveuglement complet, une marche effectivement aveugle des ZélitesZombies (ou ZZ) vers un précipice et un abime. Ceux que nous nommons les ZélitesZombies (ZZ) sont en déroute complète actuellement, parce que rien ne leur répond, – comme une voiture dont toute l’informatique serait en panne, – selon les normes inscrites dans le manuel du monde où elles évoluent. Ce n’est pas une situation à laquelle il est facile de remédier, mais c’est une situation qu’on ne peut se permettre d’ignorer. En Europe, les directionsSystème, ZZ & Cie, les ignorent à la vitesse de l’éclair, comme s’il existait une espèce de compétition pour l’ignorance et l’aveuglement...

Un peu de toutes les crises en cours sont envisagés, directement ou indirectement, dans ce texte, qui apparaît ainsi, lui aussi, comme la symbolique du mythe de l’incontrôlabilité désormais absolue de la situation. De même, tout ce qui, il y a quelques mois, était laissé au délire durable et pathologique de quelques esprits complotistes qui vont soudain se mettre à croire en ce qu’ils dirent et fantasmèrent en ce temps-là et jusqu’à nous, tout cela apparaît aujourd’hui du domaine du possible et certes utilisables par ces mêmes forces du Système, et pouvant être retournées contre elles (‘faire aïkido’). Il faut se dire qu’un tel texte, écrit par cet auteur comme étant une référence institutionnelle pour certains, sans mesurer la façon dont ils sont des outils du désordre, aurait été impensable il y a seulement 4 ou 5 mois. Cela ne signifie pas que tout ce qui est suggéré, ou envisagé aujourd’hui, pouvait l’être il y a 4 ou 5 mois, mais plus simplement que la situation a évolué d’une telle façon et avec une telle vitesse que c’est effectivement le cas en théorie.

... Bref, le texte du docteur en médecine Ariel Bresniak est repris de RT-France, du 1er novembre 2020. Docteur en médecine, spécialiste en santé publique et médecine sociale, docteur en mathématiques appliquées, habilité à diriger des recherches, Ariel Beresniak est professeur invité à l’Université russe d’économie Plekhanov. Auteur d’ouvrages notamment d’‘Economie de la Santé’ (Elsevier-Masson), ‘Comprendre la pharmacoeconomie’ (John Libbey), ‘Dictionnaire raisonné des entreprises du médicament’ (Flammarion) et ‘Dictionnaire d’Economie de la Santé’ (Masson).

dedefensa.org

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Le confinement ou le mythe de l’apprenti sorcier

L’étude des mythes éclaire souvent les comportements humains. Le mythe de l’apprenti sorcier, décrit originellement par le Grec Lucien de Samosate au IIe siècle avant d’être popularisé par Goethe, met en scène un apprenti scribe qui trouve le moyen d’animer un balai. Tenté d’en obtenir plus, le scribe transforme le balai en serviteur, celui-ci devient si zélé qu’il en est incontrôlable, ce qui provoque une catastrophe.

Il aurait été utile que les dirigeants des pays occidentaux se souviennent de ce mythe, à plus forte raison s’ils n’ont pas une grande expérience du pouvoir.

Des références du XXe siècle leur sont certainement plus familières ; il semble que les déterminants des totalitarismes relatés dans les romans 1984 et La ferme des animaux de Georges Orwell aient été parfaitement compris et intégrés.

Une véritable novlangue a ainsi été créée à l’orée de la pandémie de coronavirus. Le terme anglo-saxon «cluster» remplace notre terme français «foyer», permettant de lui adjoindre une aura plus mystérieuse. Les mots «confinement /déconfinement» ont débarqué de nulle part dans notre néo-vocabulaire sanitaire, apportant une nuance de châtiment collectif.

Les résultats virologiques positifs, qu’ils soient confirmés vrais ou faux, qui concernent des personnes saines, asymptomatiques ou malades, deviennent de façon indifférenciée des «cas» dont le nombre «explose». Les contestataires de la théorie officielle «alarmiste» sont estampillés avec dédain par le sobriquet «assuristes». Le pistage des clients des bars et restaurants, ainsi que les applications mobiles de traçage des contacts, sont les instruments de Big Brother. Le principe n’a pas changé : plus on réduit les finesses du langage et plus on accentue la surveillance, moins les citoyens sont capables de réfléchir et de contester, ne raisonnant plus qu’avec les réflexes archaïques de leur cerveau reptilien (peur, survie, manger, dormir).

Le «Comité scientifique» s’apparente volontiers aux commissions créées par le personnage du cochon qui est au pouvoir dans l’œuvre La Ferme des animaux. Ces scientifiques choisis par le chef de l’Etat pour le conseiller sur l’épidémie, sans avoir à passer par les commissions officielles, comme le Haut conseil de la Santé publique, ont certainement de réelles compétences dans leur domaine spécifique. En revanche, ils n’ont aucune crédibilité scientifique dans l’étude de la dynamique des épidémies et de l’évaluation des mesures de santé publique contre les pandémies à virus respiratoires. Les «avis» de ce comité sont mal justifiés, mal référencés, et apparaissent influencés par les différents niveaux d’aversion au risque des membres. C’est ainsi que sans disposer d’aucune preuve d’efficacité, le «confinement» généralisé de la population a été recommandé par ce comité de façon péremptoire comme la mesure soi-disant la plus efficace pour lutter contre le coronavirus. Ces déclarations relèvent plus du catéchisme que de la science, c’est-à-dire de réponses toutes faites à des questions toutes faites.

Si le grand public a découvert au printemps 2020 l’existence de la notion de confinement de la population comme un moyen de lutte contre les épidémies, il faut admettre que la communauté scientifique l’a découverte en même temps ! Il existe de nombreux travaux scientifiques évaluant les réponses aux épidémies, rapports nationaux, européens, et internationaux, de préparation au risque épidémique des virus respiratoires, mais en aucun cas le concept de confinement généralisé d’une population n’a été publié, étudié, ni même évoqué, encore moins évalué par une quelconque recherche.

Dans l’esprit du public, le concept de «confinement» se confond avec celui «d’isolement». Ces deux notions n’ont pourtant rien à voir. Le principe de l’isolement repose sur la mise à l’écart, pendant la période de contagiosité, de patients dont le diagnostic de pathologie transmissible a été formellement confirmé. Or le confinement de la population consiste à enfermer les familles à domicile, sans savoir qui est sain, asymptomatique ou malade. De ce fait, un membre de la famille contaminé contaminera inexorablement les autres membres du foyer avec qui il est confiné. Preuve en est : les épidémies survenues à bord du paquebot de croisière Diamond Princess et du porte-avion Charles-de-Gaulle. L’événement ayant frappé ce dernier constitue la meilleure démonstration expérimentale de l’absurdité du principe du confinement d’une population pour lutter contre une épidémie. Sur 1 766 marins confinés de fait à bord du navire, 1081 ont été contaminés à partir d’une poignée de militaires asymptomatiques rentrés de permission, dont 1 046 malades, soit 61% de la population totale du navire.

La Chine, souvent mentionnée en exemple de gestion efficace de l’épidémie, n’a jamais imposé un confinement généralisé de sa population. Elle a préservé son économie et s’est contentée de contenir de façon hermétique l’épicentre de l’épidémie dans la ville de Wuhan. Une réponse pertinente des pays occidentaux aurait été d’interdire les arrivées de Chine dès janvier 2020, et non d’accepter la venue en Europe d’avions entiers de voyageurs chinois, ou de rapatrier des ressortissants européens de Wuhan, qui ont disséminé l’épidémie en Europe. L’Italie a bien tenté d’interdire l’arrivée des vols directs en provenance de la Chine, mais curieusement pas l’arrivée des passagers ayant utilisé des vols indirects. De nombreux Chinois installés dans le Nord de l’Italie pour travailler dans le secteur de la confection, ont ainsi pu rentrer de leurs congés du Nouvel an chinois en étant porteurs du virus… La fermeture des frontières aux voyageurs provenant de Chine aurait été une des réponses adéquates pour éviter d’importer l’épidémie sur le sol européen. Il en existe d’autres.

Les mesures de distanciation sociale sont des interventions classiques de santé publique contre les épidémies respiratoires, comme la fermeture des écoles et l’arrêt des transports publics. Il est paradoxal de constater que les écoles restent ouvertes pendant le confinement de la population de ce mois de novembre et que les transports publics n’ont jamais cessé de fonctionner en France. Probablement, ces décisions sont prises pour ne pas remettre en question des années de propagande idéologique contre les véhicules individuels.

Quoi qu’il en soit, et contrairement à la communication officielle reprise clé en main par la grande majorité des médias, les mesures de distanciation sociale ne permettent pas de diminuer le nombre de malades et de décès. Elles ne font que décaler la date du pic épidémique pour mieux étaler dans le temps les ressources du système de santé. L’aire sous la courbe étant la même, le nombre de malades et de décès sont équivalents. Prétendre que le confinement aurait permis d’éviter 3,1 millions de morts dans 11 pays européens, comme le suggère une étude de l’Imperial College de Londres, relève d’un discours digne d’un télévangéliste.

Avant de colporter ces prévisions cataclysmiques pour justifier son rôle, le «Conseil scientifique» devrait se souvenir qu’un virus ne se répand pas de manière multiplicative mais selon une courbe ascendante de propagation qui lui est propre, pour spontanément diminuer après un «pic», quelles que soient les mesures prises. L’étude des courbes de morbidité et de mortalité en Suède (pays qui n’a jamais imposé de confinement à sa population), en est la meilleure démonstration. L’idée qui prône que le confinement imposé aux Français en mars 2020 aurait permis à l’épidémie de s’estomper ne repose sur rien.

Pourquoi la courbe baisse-t-elle spontanément avec ou sans confinement ? Pourquoi n’augmente-t-elle pas indéfiniment comme le postulent les modélisations de l’Imperial College de Londres et de l’Institut Pasteur ? La réponse est qu’un virus dépend intimement de son environnement écologique, climatique, biologique… Ces facteurs pluriels constituent un écosystème formé d’innombrables cofacteurs inconnus impactant le comportement des virus. Le rôle des cofacteurs et de l’environnement a été particulièrement étudié pour le virus Epstein-Barr, car ce virus est responsable de deux pathologies très distinctes selon son environnement : une simple angine en Europe (la mononucléose infectieuse) et un cancer en Afrique (le lymphome de Burkitt).

En ce qui concerne l’action sur la mortalité, les mesures efficaces sont la création de nouvelles unités de soins intensifs ainsi que l’amélioration du niveau d’équipement de ces unités par des respirateurs dits «invasifs» et des machines d’oxygénation du sang extracorporelles (ECMO). L’importance du développement des ECMO est régulièrement soulevée pour réduire la mortalité des épidémies de grippe et donc du Covid-19, mais reste encore de nos jours l’apanage de quelques centres spécialisés. Ce qui ne manque pas de créer des conflits entre les familles des malades pour avoir accès à ces machines qui permettent de survivre aux détresses respiratoires les plus sévères.

Faut-il encore que les patients puissent supporter la réanimation, ce qui n’est pas le cas des personnes très âgées, souffrant d’autres pathologies sévères et constituant les principales victimes du Covid. Un patient de 85 ans malade d’un cancer métastasé pourra ainsi être admis en réanimation s’il a été détecté positif au coronavirus et considéré «mort du Covid» s’il décède, quelle que soit la cause du décès.

C’est la raison pour laquelle il importe de toujours bien définir les critères de suivi épidémiologique et de mettre les chiffres en perspective. Se contenter de lister les nombres de morts et de «cas» sans définir de quoi il s’agit − comme semble s’en être fait une spécialité le directeur général de la Santé −  ne sert qu’à apeurer la population (ce qui peut être un objectif en soi). Il convient au contraire de mettre en perspective les courbes en les comparant dans le temps et dans l’espace et d’étudier s’il y a des variations d’espérance de vie avant et pendant l’épidémie, et des différences de mortalité annuelle. Or il apparaît que les statistiques 2020 de mortalité et d’espérance de vie n’ont pas réellement été impactées par l’épidémie de Covid quand on les compare aux années précédentes.

Le marasme économique profond que subit actuellement la nation du fait de l’assignation à résidence de la population est la catastrophe de l’apprenti sorcier. Sans aucune justification scientifique, ni de preuve préalable d’efficacité, cette décision arbitraire a pourtant été prise par un pouvoir exécutif inexpérimenté pour la deuxième fois en une année, en créant une catastrophe économique et sociale à court, moyen et long terme.

Présentée comme la «seule» solution en attendant le «vaccin», il y a fort à parier que la population risque de vivre sous cloche encore quelques années. Rappelons qu’en 2009, la France a commandé 94 millions de vaccins contre la grippe H1N1, mais que 5 millions de personnes seulement ont été vaccinées. Les épidémies de rougeole et de méningite existent à ce jour dans le monde, alors que leurs vaccins existent depuis longtemps, sont efficaces et bien tolérés à long terme (ce qui ne pourra être confirmé pour les futurs vaccins contre le coronavirus que par le recul acquis sur plusieurs années). Au-delà de la disponibilité du vaccin, l’organisation de la vaccination de la population est un exercice extrêmement difficile et long, voire récurrent si les vaccins doivent s’adapter aux mutations et recombinaisons des coronavirus.

Sans justifications scientifiques et médicales, deux raisons persistent pouvant expliquer le choix coercitif du pouvoir exécutif de confiner l’ensemble de la population :

• La minimisation de la responsabilité du décideur : une victime identifiée du Covid, mise en scène par des images terrifiantes de soins intensifs, a plus de valeur pour les autorités qu’une victime collatérale des conséquences du confinement non encore identifiées. La puissance publique favorise ainsi systématiquement les actions et investissements qui réduisent sa responsabilité, quitte à détruire le tissu économique et social.

• La jouissance du pouvoir : l’amour du pouvoir, le plaisir de régner, le désir de dominer, procurent une légitimité illusoire à des comportements aberrants qui se nourrissent de mensonges hygiénistes. Le chef de l’Etat tend à imaginer le monde comme un théâtre scolaire sur la scène duquel le premier rôle lui est attribué. La représentation d’une réalité binaire associée à une caution technique de son «Comité scientifique» conforte son désir en lui procurant une légitimité.

De nos jours, notre société est imaginée à l’image du corps. Elle est le «corps» social. Le chef de l’Etat se considère comme le thérapeute de ce corps : il le protège contre les «agressions», il le soigne de ses maux «quoi qu’il en coûte», il surveille sa tension (les contestations sociales). Le discours du chef de l’Etat emprunte délibérément ses mots à la médecine. Il en fait régulièrement des métaphores qui transportent le sens du verbe «soigner» aux verbes «gouverner» et «gérer». Le chef est, comme l’indique son nom, la tête de ce corps social. Ce n’est donc pas un hasard si en cas de crise, le chef de l’Etat est tenté d'imposer une anesthésie générale, voire des purges et des saignées pour ne pas lui-même risquer d’être remis en question. Le déluge est un autre mythe racontant comment les dieux se fâchent et corrigent leurs créatures !

Les «jeunes» se sont-ils mal comportés dans les parcs ou dans les bars ? La punition collective de la fermeture généralisée des parcs, plages, forêts, montagnes, bars et restaurants s’apparente à la purge et à la saignée. Il suffit ensuite de valoriser la souffrance et le sacrifice du peuple en les justifiant par la «science» représentée par «Le» comité scientifique et les regardant comme régénérateurs en vue des lendemains qui chantent, en attendant les surlendemains qui déchantent.

Ariel Beresniak

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