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la crise énergétique: une opportunité pour les néocons

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pilo

  19/04/2006

Les guerres américaines au Moyen-Orient viseraient, selon Michael Lind, politologue à la New America Foundation, un «think tank» indépendant de Washington, à instaurer un “protectorat militaire [américain] sur le golfe Persique [et ses ressources ] au nom des autres puissances industrialisées”. En clair, en campant autour des puits de pétrole, les USA forcent leurs alliés à lui sous-traiter la protection de leurs sources d’approvisionnement. Ce qui permet de laisser lesdits alliés européens et japonais notamment en état de dépendance, et de menacer accessoirement les approvisionnements énergétiques du grand rival chinois.
Extrait
- On devine au sein du Parti républicain le début d’une fracture sur les questions énergétiques. D’un côté ceux qui, comme le vice-président Dick Cheney et le lobby pétrolier texan, continuent de penser que l’heure n’est pas à l’après-pétrole, mais à la diversification des sources d’approvisionnement, et au contrôle stratégique des routes de l’énergie. De l’autre, une frange importante de la droite évangélique vire au vert, arguant que les achats de brut au Moyen-Orient financent la prochaine attaque contre les Etats-Unis…
- Personne à Washington n’a hélas le courage de dire la vérité à l’opinion sur ce sujet. La vérité est que, même si nos importations de pétrole et de gaz en provenance du Moyen-Orient augmentent, nous sommes aujourd’hui moins dépendants du golfe Persique que les nations d’Asie et d’Europe. La Chine et le Japon en particulier sont de plus en plus fragilisés par leur dépendance. Depuis la guerre du Golfe, les Etats-Unis ont poursuivi une politique de protection des sources d’énergie au Moyen-Orient qui a profité à l’ensemble du monde industrialisé.
- Vous voulez dire que la vision du monde de Washington sous le prisme militaro-énergétique ne profite pas qu’aux Etats-Unis?
- Exactement. Mais il y a une arrière-pensée: le concept stratégique est de prendre le travail à notre charge, afin d’éliminer la tentation pour des alliés comme le Japon et l’Allemagne de mettre sur pied leurs propres moyens de projection de puissance à longue distance pour sécuriser leurs intérêts dans le golfe Persique. De cette manière, les Etats-Unis conservent le monopole sur la capacité d’intervention sur les théâtres d’opération lointains, tout en maintenant le Japon et d’autres alliés en état de dépendance stratégique. Autre avantage, cela permet de menacer les approvisionnements énergétiques de la Chine en cas de conflit sino-américain. La stratégie géopolitique de l’hégémonie américaine globale pourrait à la limite justifier un protectorat militaire sur le golfe Persique au nom des autres puissances industrialisées, même si, hypothèse, les Etats-Unis n’importaient pas une goutte de pétrole de cette région.
- Raisonnement un peu retors, non?
- Calculé. L’articulation est très bien comprise par l’establishment. Mais c’est inavouable en public, par peur que l’électorat s’insurge contre le fait d’envoyer des troupes se battre, et mourir, dans le but ultime de dissuader l’Allemagne et le Japon de remilitariser parce qu’ils auraient perdu confiance en la protection de l’Amérique. C’est pour cela, aussi, qu’il a fallu «vendre» à l’opinion des prétextes tordus ou bidon (armes de destruction massive en Irak, Saddam prêt à refiler des engins nucléaires à des terroristes) pour justifier l’intervention militaire.
- Les Américains admettent-ils la gravité du grand problème énergétique du pays, et jusqu’où sont-ils prêts à aller pour le résoudre? En résumé: ont-ils compris que c’est l’«American lifestyle» qui est en danger de mort?
- La menace du cours du brut sur le mode de vie américain est largement exagérée. La diminution des ressources d’hydrocarbures sera un processus sur le long terme, pendant lequel les incitations du marché et les innovations technologiques nous permettront une transition graduelle vers un nouveau régime énergétique. Les Américains, et les autres, auront toujours des voitures, mais elles fonctionneront avec des moteurs hybrides, des biocarburants, de l’hydrogène, des batteries électriques, ou d’autres technologies combinant les unes et les autres.

(Le Temps du 12 avril http://www.letemps.ch/template/opinions.asp?page=6&article=178739)

Claire Berlinsky

Article lié :

Baquiast

  18/04/2006

Bonjour. Vous avez sans doute lu Menace in Europe, de la journaliste américaine Claire Berlinsky. Je suis sûr que vous pourriez en donner une vue décapante, à votre habitude. Voir
http://www.amazon.com/gp/product/1400097681/sr=8-1/qid=1145381550/ref=pd_bbs_1/103-9089072-9126226?%5Fencoding=UTF8

Pourquoi des sondages ∫

Article lié : Iran : les attitudes ambiguës du public américain

Fred

  18/04/2006

Je ne comprends pas l’utilité de publier de tels sondages. J’imagine que ce n’est pas le premier sur ce sujet, ni le dernier.

En fait, ce que je trouve énorme, c’est que ce président semble avoir le droit de lancer son pays dans des guerres d’agression, les unes après les autres, sans juger utile de demander à son pays, par la voie des urnes ou par je ne sais quelle autre méthode, si le peuple lui donne ce droit. Permettant ainsi de créer un débat, un vrai. Et pas une vision tronquée selon la façon que le sondage aura été construit.

Donc, là, visiblement, avec ce sondage, le Président peut aller en guerre. La majorité ne semble pas fondamentalement désapprouver une nouvelle guerre. Tout va bien.

L'Iran veut donc la guerre, aussi ∫

Article lié :

Fred

  18/04/2006

Je lisais l’article de Ria Novosti publié ce matin. Cet article explique que l’Iran aussi veut la guerre… et attise ouvertement les envies belliqueuses des US.

Finalement, leur calcul serait donc qu’une victoire est possible contre les US ? Ils estiment possible d’en ressortir vainqueurs et donc en position de force dans la région ?

Cela signifierait donc une potentielle extension de la Révolution Islamique ?

La seule alternative serait donc, alors, de soutenir les américains ? Pour tout le monde occidental ?

Ils sont vraiment tous fous ?

A noter que ce matin, les gros titres se font sur les “9 morts” plutôt que sur les quelques dizaines d’autres en Turquie (qui ne sont pas du tout liés au fait que les kurdes irakiens ont les mains libres pour agir à leur guise).

JSF - L\'Italie va-t\'elle se retirer ∫

Article lié : Prodi et le JSF (suite)

Balajo

  18/04/2006

New Government Opens Door to Eurofighter
By TOM KINGTON, ROME

Italy’s newly elected, center-left government is set to add its voice to the chorus of complaints from Joint Strike Fighter (JSF) partners, with one policy-maker calling for Rome to cancel purchase plans regardless of whether technology sharing with the United States improves.

Giovanni Urbani, aerospace spokesman for the Democratic Left, part of the new governing coalition, said April 11 that Italy should buy the strike-version of the Eurofighter Typhoon instead of the JSF as part of a move toward greater European industrial cooperation. Italy already is introducing Typhoons into service, but had planned to buy JSFs as well.

Urbani was speaking the day after Italy’s center-left coalition, led by Romano Prodi, narrowly beat Prime Minister Silvio Berlusconi’s incumbent center-right government in a general election.

Prodi won a clear majority in the lower house of parliament, but his wafer-thin advantage in the Senate left many observers predicting a short-lived administration. In the meantime, Berlusconi has asked for a vote recount, given the marginal victory, with results expected after Easter. In any case, Prodi will need to wait until a new president is elected in mid-May before he can take office.

The defeat ends a five-year term in office for Berlusconi, during which he backed the U.S. invasion of Iraq while drastically reducing defense spending at home.

Under Berlusconi, state-controlled aerospace and defense giant Finmeccanica built its presence in the United Kingdom and joined joint programs on both sides of the Atlantic.

Members of the new administration have said they wish Finmeccanica to continue focusing on both the United States and Europe, but they want to give a political underpinning to European cooperation. A catchphrase has emerged: “The U.S. is an opportunity, Europe is a destiny.”

That makes Italy’s membership in the JSF program a hot topic. Italy became a second-level partner in 2002, investing $1 billion in the System Development and Demonstration (SDD) phase. A Lockheed Martin presentation in Rome in March indicated that $800 million in work has been contracted by or committed to Italian firms to date.

A senior Italian defense source said that broke down as $180 million in contracts in the SDD phase, plus $677 million in work “assigned” on the Low Rate Initial Production phase.

Italian center-left Sen. Lorenzo Forcieri - who is tipped to take a senior defense role in the new government - did not call for a pullout, but said Italy would need to “reconsider” its partnership on JSF if work share and technology transfer for Italian firms did not pick up.
Policy planner Urbani did not want to wait.

“I propose we pull out of acquiring the JSF and look at the third-tranche Eurofighter instead, thus boosting a European production line,” he said. “I also wonder if a European nation requires such an overtly offensive aircraft as the JSF.”

Italy will be required this year to confirm its entry into the Production, Sustainment and Follow-on phase of the JSF program.

An Italian retreat from the JSF program would little affect the ultimate cost of the fighter jets, said Richard Aboulafia, vice president and aviation expert of the U.S.-based Teal Group.
“No one JSF export partner would have that kind of effect, except the Brits,” Aboulafia said.
But he said such a withdrawal would undermine the program’s prestige and confidence.

“It was a major breakthrough to get a partner like Italy,” a Southern European country tied to the Eurofighter combat jet program, he said.
“Of course, we don’t know if Italy will follow through, or if this is just a negotiating tactic,” he said. “In the absence of concrete information, it appears that the partners are keeping the faith.”

Tom Burbage, Lockheed Martin executive vice president and manager of JSF Program Integration, said, “Italy’s industry and defense strategy are deeply invested in JSF, and the country is a key international partner in the program. We have no indication that there has been any erosion of support for JSF in Italy.”

Consolidation Outlook Unclear

While Urbani’s remarks echo the emphasis given in the center-left’s campaign manifesto to finding European partnerships for Italy’s aerospace industry, Forcieri was more pragmatic, arguing that Italy needs to keep all its options open. A recent attempt by an Italian energy firm to enter the French market was blocked by Paris - a warning not to sign up blindly to European integration, he said.

Analyst Michele Nones said the desire of center-left politicians Pierluigi Bersani and Enrico Letta to buy into Airbus was also mistaken.
“The moment to consider joining Airbus has passed. Italian industry is now well qualified as a supplier of aircraft structures, and as a sharer of development costs, with both Boeing and Airbus,” said Nones, who is head of the security and defense department at the Rome-based Istituto Affari Internazionali, a think tank that receives some funding from the Italian Foreign Ministry.

Finmeccanica is, however, pushing to merge its defense electronics activity - grouped under the Selex brand and worth 3 billion euros ($3.63 billion) in revenue - with Thales, a move which has already been given the green light by Berlusconi. In an Italian radio interview April 6, Finmeccanica CEO Pierfrancesco Guarguaglini said such a deal would create a company on level terms with U.S. competitors, but would render Thales “more European than French, with strong roots in France, Italy and the U.K.”

One Rome-based Italian defense analyst was dubious about the deal.

“Finmeccanica will seek to take a stake in Thales equal to that now held by Alcatel, but can anyone doubt control will remain French? Look at MBDA and Airbus,” the analyst said. “This means the job cuts caused by overlaps will likely come in Italy. Cuts will also come where there are more restrictions on export: Italy.”

Equating European industrial integration with job security could prove to be a headache for the center-left, which is closer to unions than the Berlusconi government. Italian unions have already criticized Finmeccanica’s decision to merge its space activity with Alcatel.

A French tie-up could, however, brighten prospects for Finmeccanica’s jet trainer, the Aermacchi M346. After investing heavily on the aircraft - and with plans to develop a combat version - Finmeccanica views France as key to kick-starting European sales of the M346 as part of a joint EU training program, particularly since EADS has held talks on marketing the rival Korean T-50 in Europe.

Foreign Policy

On the foreign policy front, Prodi’s election manifesto described the Iraq invasion as “violating international law,” and called for Italy to pull its troops out of the country. Berlusconi was already halfway there; Italy’s contingent is to be halved to 1,500 troops by August, with all home by year’s end.

Italy’s role in Afghanistan could grow, though. NATO may yet take up Rome on its offer to send AMX fighter bombers to the country, while an Italian Air Force source said that up to six Air Force AB212 helicopters with new self-protection systems and reinforced floors were due to deploy to Kabul before the summer.

Berlusconi’s government took office promising to boost defense spending to 1.5 percent of GDP, but after five years reduced it to 0.84 percent. That has left the military with an unfulfilled procurement wish list. Long-running talks to insert Italy into the U.S. Navy’s P-8A Multimission Maritime Aircraft (MMA) program, for example, are now formally “frozen,” a defense source said April 7.

Forcieri said the new government would need to look closely at state finances, but that bringing defense spending back toward 1 percent of gross domestic product would be a target. He added that the Italian military, which is already shrinking toward a target size of 190,000 troops, would need to drop to “150,000 or lower.”

Such questions will be tackled when Italy has a new government in place and a new defense minister. Two early candidates, according to defense sources and analysts, are Marco Minniti of the Democratic Left party, and Arturo Parisi of the Margherita party, both part of Prodi’s coalition.

“It will be more about dividing ministries up among parties first, then discussing individual candidates,” said Roberto Menotti, an analyst at Aspen, Italy, an international nonprofit research group funded by industry members. “If Democratic Left politician Massimo D’Alema gets the Foreign Ministry, for instance, it might be difficult for another member of his party to get Defense also.”
Menotti said one factor could dissuade high-profile politicians from lining up for the job. “If the new government is seen to be overly weak, then budget talks in the autumn or an international crisis like Iran could cause it to collapse,” he said. “Big-name politicians who fear a brief government might not want to get burned by accepting a ministerial posting.” .

moyen orient

Article lié :

yodalf

  18/04/2006

deux petites remarques…et une conclusion
1 - avant de détruire une nation, il faudrait qu’elle existe. le découpage de l’Irak et des autres Etats s’est fait à Versailles en 1919, ce qui en résumé devait priver la Turquie de ses “colonies” (étaient-ce des colonies?) et assurer des mandats au profit de la France et de l’Angleterre… je passe. manifestement, à travers le XXème siécle, on a vu que l’on avait créé un foyer de crise majaure, tout comme 1919 l’a fait aussi dans les Balkans… et je passe le “foyer national juif” de Lord Balfour (dans quel cercle de l’enfer est-il en train de brûler?)
2 - Si le monde arabe a été dominé par les Ottomans durant quatre siècles, avant d’être dominé par les Européens, cela n’a pas été le cas ni de la Turquie, ni de l’Iran, jamais colonisés, même s’ils ont été comme tout le monde broyés durant la guerre froide. Donc traiter l’Iran comme si il n’y avait pas là une civilisation continue de deux ou trois millénaires et demi, et croire qu’on va lui apporter les délices tant attendus des moeurs occidentales,c’est le risque que peut courir un pays qui n’a que deux siècles, comme les USA.

Conclusion: faire une erreur d’appréciation sur l’Iran, à côté de la poudrière ethnique, clanique et religieuse du proche orient ou du moyen orient, serait, après avoir plongé le monde dans le chaos, certainement la fin de l’hégémonie “américaine telle que nous la connaissons”...

constance à l'italienne

Article lié : Surprise à l’italienne?

geo

  17/04/2006

L’intéret de Prodi pour une “avant-garde” ne semble pas seulement circonstanciel.

Article de Hajnalka Vincze , en juin 2005.
http://www.hajnalka-vincze.com/Publications/27

La souffrance de l Union et le remède
Népszabadság Online 4 juin 2005

Il y a une seule question qui vaille dans tout ce chaos autour du traité constitutionnel. C’est de savoir si cette crise est enfin « la » crise. La réponse dépend uniquement de la volonté politique des dirigeants des Etats membres, au premier chef desquels la France et l’Allemagne.

La souffrance est le résultat non pas du, mais des élargissements. Les chefs d’Etat et de gouvernement des Six, en 1969 à la Haye, avaient beau dire ne pas marquer leur accord pour l’ouverture des négociations d’adhésion que « pour autant que les Etats candidats acceptent les traités et leurs finalité politiques ». Or, il est plus qu’évident que déjà au tout premier élargissement certains des nouveaux Etats membres ne manifestaient guère d’intérêt pour la dimension politique de la construction européenne. Mais le véritable problème est le résultat de la négligence des aspects organisationnels par les Quinze. Il ne s’agit pas des bricolages institutionnels, mais de la gestion structurelle de la diversité, pour ne pas dire antagonisme, des ambitions politiques.

En effet, un document extrêmement précieux fut soumis à la Commission, il y a un an, par un groupe de personnalités travaillant sur la demande de Romano Prodi pour élaborer « un projet durable » pour l’Europe. Le titre en dit déjà long : « Construire l’Europe politique ». Le message est, lui aussi, très clair : la cause de nos misères d’aujourd’hui se trouve dans le fait que rien ne défend et ne représente politiquement notre modèle économique, social, culturel européen. Leur conclusion est tout aussi limpide : « Certains Etats membres ne pourront pas satisfaire avant longtemps aux sacrifices de souveraineté qu’entraîne la construction de l’Union politique. D’autres ne le souhaiteront pas. Dès lors l’existence d’un ensemble plus intégré peut difficilement être écarté. Il faut inscrire le territoire de l’Union dans des ensembles concentriques : un ensemble plus intégré politiquement, ouvert à tous ; un ensemble proche de l’Union européenne actuelle, ayant vocation à s’élargir ; un ensemble affilié plus large réunissant les pays pouvant avoir vocation à l’adhésion autour d’une solidarité économique, financière et sociale. » Sur le long terme, tous les scénarios mènent à lamise en place de cette avant-garde. Car c’est l’unique moyen viable pour consolider nos acquis et poursuivre le processus d’intégration.

L’état actuel de l’Union ne fait qu’y ajouter l’argument de l’urgence. Notamment à cause du rapport de l’opinion public à l’Union européenne : le soi-disant déficit démocratique qui n’est rien d’autre qu’un déficit politique. Qui pourrait sérieusement imaginer un instant qu’une Europe trahissant ses finalités originelles, prête à abandonner son propre modèle, renonçant à son autonomie stratégique puisse jamais mobiliser les citoyens ? La seule réponse réside dans la mise en route de l’avant-garde : un noyau dur perpétuant les finalités politico-stratégiques et capable d’entraîner, à terme, le reste des Etats-membres sur ce chemin.

Regrets beternels ..

Article lié : Divine Strake : perplexité partagée

MHB

  17/04/2006

Les indiens Shoshones doivent bien regretter d avoir si genereusement accueillis le\\Lewis et Clark et leur equipe du Corps de la Decouverte

references serieuses_guerre_usa/iran

Article lié : L’Iran sans “plan B”

°jb.wWw°

  17/04/2006

  Il est important, afin de mieux apréhender les évenements qui suivront, de lire un ouvrage retracant de maniere complete et serieuse, les simulacres de democratie proposés par l’administration Bush II avant la prise de controle de l Irak.

Noam Chomsky
Dominer le monde ou sauver la planete?

°Good Luck to you all°

Iran-Etats-Unis : une guerre, mais quand ∫

Article lié :

Balajo

  16/04/2006

RIA NOVOSTI, publié le samedi 15 avril 2006

A en juger par l’évolution des événements, une guerre entre les Etats-Unis et l’Iran semble, malheureusement, inévitable. Chacun peut avoir un avis différent et continuer à espérer que la situation s’améliorera, mais l’espoir s’estompe devant la logique.

Il est difficile d’interpréter le comportement des Etats-Unis et de l’Iran autrement que comme la préparation psychologique d’une guerre. Les Américains multiplient les déclarations de plus en plus agressives, l’Iran effectue de grandes manoeuvres dans le détroit d’Ormuz, en montrant sa puissance militaire à tout le monde. Il est également incontestable que chacune des parties considère son adversaire comme le mal universel et la source principale de danger pour ses valeurs spirituelles, idéologiques et politiques. Tous les appels raisonnables à la paix lancés par la communauté internationale sont totalement méprisés, bien qu’on y prête l’oreille de manière formelle. Cela prouve de nouveau implicitement que, pour les deux parties, la confrontation est une affaire décidée. Pour exister, les deux ont besoin d’une percée qualitative. Malheureusement, les Etats-Unis et l’Iran ont en vue non pas une percée intellectuelle ou morale, mais uniquement militaire.

Après avoir remporté une victoire formelle en Afghanistan (où prévalent toujours la charia et le trafic de drogue, où la démocratie n’existera que sous une forme indigène des siècles durant) et s’étant enlisés en Irak, les Etats-Unis jugent important de confirmer leur rôle de superpuissance. Cependant, des doutes sont déjà apparus et ils se répandent. L’image internationale des Etats-Unis est mauvaise comme jamais, le peuple américain se souvient de plus en plus souvent du Vietnam. Au cours d’un récent référendum dans l’Etat du Wisconsin, sans valeur juridique il est vrai, 61% des participants se sont prononcés pour le retrait immédiat des troupes d’Irak. Il y a néanmoins, comme l’estime la Maison Blanche, des raisons d’attaquer. En tout cas, Washington les considère comme valables. Si le mensonge éhonté sur l’existence d’armes de destruction massive en Irak a été suffisant pour faire irruption dans ce pays, pourquoi donc, dans le cas de l’Iran, les soupçons sur l’intention de développer des armes nucléaires seraient-ils insuffisants ? D’ailleurs, les Iraniens font sans cesse des déclarations provocatrices et profèrent des menaces à l’adresse d’Israël. Pour lancer des opérations militaires, les Américains ont avancé parfois des arguments encore moins convaincants.
Enfin, la lutte contre l’Iran s’inscrit dans la doctrine présentée par George Bush au début de son deuxième mandat présidentiel, doctrine qui vise à “déraciner la tyrannie” dans le monde entier. Le régime des ayatollahs à Téhéran est, pour lui, une tyrannie classique et l’opinion du peuple iranien à ce sujet lui importe peu.

En ce qui concerne l’Iran, il considère les Etats-Unis comme une barrière à surmonter, sans quoi il ne pourrait plus avancer. Pour devenir un pays moderne, l’Iran a besoin de l’énergie nucléaire. En principe, cet objectif peut être atteint par la voie pacifique, légale, mais les ambitions iraniennes vont effectivement, semble-t-il, bien plus loin. Pour acquérir une véritable souveraineté et une influence supplémentaire dans le monde arabe, Téhéran a besoin de la bombe atomique. Pour renforcer les positions de ses leaders spirituels chiites dans le monde islamique, l’Iran doit être indestructible et avoir les positions fermes d’un leader au Proche-Orient. C’est alors seulement que pourrait exister une chance (théorique) que d’autres pays islamiques le suivent. Mais les Etats-Unis l’empêchent d’atteindre cet objectif.

On peut citer d’autres arguments prouvant qu’une confrontation est inévitable, mais, à mon avis, les arguments avancés sont suffisants. Dans ce contexte, tous les efforts déployés par l’ONU, l’Europe occidentale, l’AIEA et la Russie qui a maintes fois mis en garde contre le danger d’une nouvelle aventure américaine ne suffisent malheureusement pas pour prévenir la confrontation, dont les conséquences seront amères, et pas seulement pour ses participants directs. Au cours de son récent séjour à Berlin, le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov a répété une fois de plus : “Nous n’estimons pas que les menaces et la pression puissent donner de résultat positif”. Mais il est peu probable que ses recommandations soient accueillies comme il se doit à la Maison Blanche.

Il en découle une question fatale : quand ? A mon avis, le délai peut être déterminé approximativement. Tout d’abord, cela peut arriver avant la fin de cette année. Ce délai maximal est déterminé par le calendrier politique électoral des Etats-Unis et les perspectives du parti conservateur auxquelles, naturellement, la Maison Blanche n’est pas indifférente. Quant à Bush-fils, il ne voudrait pas rester dans l’histoire comme un “looser”. Pour gagner la course présidentielle, les conservateurs ont besoin non seulement d’une guerre, mais aussi de succès spectaculaires, surtout en toile de fond des revers essuyés en Irak. Et tout cela prend du temps.

D’autre part, les délais minimaux sont déterminés par toute une série de circonstances d’ordre aussi bien militaire que politique. Cette fois il est vrai, il s’agit du facteur politique extérieur.

En ce qui concerne l’aspect militaire, n’étant pas un expert en la matière, je ne peux que supposer ce qui est évident. Premièrement, toute guerre nécessite une préparation. Deuxièmement, les Etats-Unis doivent assurer leurs arrières en Afghanistan et en Irak, en bénéficiant de l’aide de leurs alliés.
Quant à la politique étrangère, on peut supposer que les ennuis auxquels se sont heurtés les Etats-Unis en occupant l’Irak sans mandat de l’ONU seront minimisés par Washington autant que possible. Autrement dit, Washington s’efforcera de s’attirer, dans le problème iranien, le soutien de l’Europe occidentale et, bien entendu, de Moscou et Pékin, membres permanents du Conseil de sécurité. L’objectif immédiat des Américains est d’obtenir des sanctions - n’importe lesquelles - contre l’Iran, ce qui signifiera automatiquement, pour Washington, que la justice est de son côté.

Ce n’est qu’après avoir épuisé toutes les possibilités dans ce domaine et essuyé un échec que les Etats-Unis se décideront à agir en contournant le droit international. Les critiques ne manqueront pas, mais, cette fois, la Maison Blanche aura la possibilité formelle de dire : nous avons fait tout notre possible en vue de parvenir à une entente.

Ces manoeuvres demandent aussi du temps, ce qui suggère un délai approximatif : l’automne.

On verra si ce pronostic est réaliste ou virtuel.

Par Piotr Romanov

le futur de la U.E.∫

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lodewijks

  16/04/2006

Bonjour,

je vous transmets une étude comparée entre Belgique et Irlande qui mérite d’etre commentée:
http://www.workforall.org/html/faq_en.html

Le modèle social en France, Belgique, Allemagne est en crise et il faut vite comprendre quelle alternative serait la plus viable

L.

Coup d'epée dans l'eau

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visions

  16/04/2006

Permettez moi de citer ce que vous avez ecrit dans votre site et qui rejoint ce que j’ai avancé il y a quelques jous sur ce forum mais qui malheureusement n’a pas été publié, que j’espere pour des raisons purement techniques.
Nous sommes bien d’accord, l’equipe de Bush et le lobby juif americain ET europeen savent ce qu’il font en Irak et il n’a jamais été question pour eux de défaite mais bien de la destruction d’une nation souveraine pour des siecles, au profit d’Israel.
L’Iran est le prochain objectif.

Je vous invite à lire le livre que j’ai cité dans mon precedent message sur cette tentacule pro Israel.
“Les pires ennemis de nos peuples” de Jean boyer, aux editions Libertad.


 

Mais va-t-on alors répéter l’Irak, répéter le désastre irakien? Quel désastre irakien? Le 2 avril, John Steinberg, de “Rawstory.com” observait ceci qui renvoie évidemment à la vision virtualiste du président (Steinberg appuie sa remarque en acceptant la logique originelle du désastre irakien qui freinerait l’aventure iranienne, ou bien la découragerait), — nous soulignons le constat essentiel: « George Bush has a far bigger disaster to conjure away. In addition to nearly 3000 dead American soldiers, he has killed tens of thousands of civilians and destroyed a country. But that is not the disaster they are concerned with: One of the reasons President Bush has been so slow to admit failure in Iraq is because, in his mind it still isn’t a failure. As I argued a year and a half ago, the invasion and occupation of Iraq was and remains a success in Bush’s view. Halliburton and oil company profits are up. Bush was re-elected. His endless war has made all of this possible. The only fly in the ointment is the war’s domestic unpopularity. As public opinion has turned, the gravy train is increasingly endangered. »

Planifications guerrieres

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Visions

  16/04/2006

Voici un lien instructif pour tous ceux qui croient encore dans les valeurs américaines et “bien sûr” dans la non volonté d’Israel de dominer la region du golf.
Je comprend mieux pourquoi Mr Chirac a fait allusion il y a quelques semaines sur une riposte nucleaire de la France en cas d’attaques de la part de “pays” terroristes.

http://tf1.lci.fr/infos/monde/0,,3296611,00.html

puissance et cogitations européennes

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geo

  15/04/2006

http://www.hajnalka-vincze.com/Printable/145/fr

dont j’extrait ceci:

Vers la démystification de la relation transatlantique
(....)

Dans l’état actuel des choses, les Etats membres abandonnent - au nom de l’unification - des pans entiers de leur souveraineté nationale, tandis qu’il n’y a rien au niveau européen qui soit prêt et capable de la représenter et de la défendre. Cette pratique peut nous conduire à deux types de scénarios. Soit elle se poursuit, dans ce cas notre capacité à promouvoir nos intérêts et nos valeurs s’érodera sous la tutelle d’une (ou de plusieurs) puissance(s) étrangères. Pour employer la métaphore traditionnelle : l’Europe se dissoudra comme un morceau de sucre dans une tasse de thé. Soit cette fuite en avant provoque un contre-effet, auquel cas l’« entracte » de l’intégration européenne sera clos et l’exercice de la souveraineté retournera, sur une base exclusive, dans les cadres nationaux. Le problème, c’est que, séparément, les pays européens ne constituent plus une masse critique ni face aux menaces globales ni dans le système de rapports de force international. La solution s’impose comme une évidence : il faut investir l’Europe d’un contenu politique, et le niveau collectif européen se doit d’assumer des priorités et des préférences spécifiquement européennes. Comme le philosophe Umberto Eco l’avait formulé : « Ou l’Europe sera européenne, ou elle volera en éclats ».

(....)

De surcroît, cette réticence à assumer l’autonomie européenne non seulement remet en cause l’existence politique de notre continent et rend impossible le rééquilibrage des relations transatlantiques, mais elle comporte aussi des risques pour l’ensemble du système international. D’une part parce qu’à défaut de souveraineté pleine et entière nous ne sommes capables de proposer ni de valeur ajoutée, ni d’alternative crédibles pour la gestion des menaces globales. De l’autre, parce que nous manquerons l’opportunité de modeler le futur ordre mondial sur la base d’une multipolarité coopérative, en partant d’un authentique partenariat entre l’Europe et l’Amérique. Comme l’avait remarqué Charles A. Kupchan dans son ouvrage cité plus haut : « La question fondamentale n’est pas de savoir combien de temps la période unipolaire va-t-elle encore durer, mais de décider si c’est par défaut ou à dessein que le monde multipolaire qui nous attend se mettra-t-il en place ».

(....)

(Hajnalka Vincze, Vers la démystification de la relation transatlantique, introduction à l’ouvrage intitulé « Le débat transatlantique » à paraître en avril 2006, Zrínyi Kiadó, Budapest, série « Biztonságpolitika a XXI. században » dir. série. Péter Tálas, 18 627 caractères)

PETROLE et USA (reportage)

Article lié : Une guerre entre l’Angleterre et l’Amérique?

andrew MCKILLOP

  15/04/2006

LA FIN D’UN PETROIMPERIUM – LA FIN DU MYTHE AMERICAIN
Andrew McKillop
Tous droits réservés, pour tous pays. Andrew McKillop est
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San Diego, Cal, juillet 2005
Le mythe qui nous concerne est celui de l’abondance de toutes choses matérielles grâce à l’énergie à bon marché, employée comme si demain, littéralement, n’existait pas. Un Americain type peut répondre ” Edison, Hoover Dam, Tennesee Valley Authority, l’atome ” ou d’autres slogans type de l’Américus énergicus (un membre des sauriens, trouvé à Jurassic Park et dans l’imagination collective américaine). Dans le monde réel et à eux seuls les Etats-Unis consomment 26% environ de la production pétrolière mondiale (chiffres 2004). Au rythme de la consommation moyenne par tête des E-U un monde ‘développé et prospère’ à l’Américaine consommerait quelques 445 millions de barils par jour (Mio de b/j), si sa population restait à l’actuelle de 6,45 milliards environ.

Selon des proches de G W Bush, les ‘faucons néo conservateurs’, les Etats-Unis en ce moment seraient au pic absolu de leur pouvoir, un vrai impérium comme Cecil B. de Mille les présentait. Toutefois tout impérium marche sur quelquechose – par exemple le sel, le blé et l’orge (pour ses chevaux, ses mules et ses ânes) dans le cas de l’Empire romain. Le pétroimpérium rêvé des stratèges américains ensconcés dans leur Think Tank de Washington ne marche que sur le gaz et surtout le pétrole, à raison de 25 barils par tête américaine et par an (chiffres 2004). En l’occurrence, cette consommation est le double de la consommation moyenne en Europe ; elle est aussi 10 fois celle de la Chine et 15 fois celle de l’Inde – bientôt les premières puissances industrielles de la planète.

Jamais le monde réel de cette planète ne produira 445 Mio de b/j. Si par sombre miracle il arrivait à le faire, la production des gaz à effet de serre dégagée par cette surconsommation serait tout simplement fantastique. Au-delà des 84 – 85 Mio de b/j actuels de la production mondiale réelle il est très peu sûr (quoi qu’en dise l’AIE et le respecté ‘Oil & Gas Journal’[§]) que la production mondiale puisse être portée à plus de 87 – 90 Mio de b/j, toutes sources de pétrole confondues. Le pic absolu est très proche, le marché mondial du brut va rester très fébrile et généralement haussier, le baril à 90 dollars pourra venir à tout moment. Lorsqu’il vient, la panique sera grande…..surtout dans le Pétroimpérium !

Le bilan est simple : le ‘modèle américain’ de consommation d’énergie est caduc et inapplicable pour le reste du monde et le reste du temps. Il est peu sûr que Steven Spielberg et Michael Moore en conviennent, ce dernier roulant en 4x4 et bouffant des hamburger dont le coût énergétique est en proportion inverse de sa qualité gastronomique.

Du côte de la ‘prospérité et bonheur’ qui sont censés couler du baril-corne d’abondance, et qui sont élevés en droits civiques américains (selon Hollywood et la Maison Blanche), est-ce que les Etats-Unis d’aujourd’hui rayonnent de ceux-là, ou plutôt de la marginalité et de l’ingouvernabilité croissantes ?

Tant au plan domestique qu’au plan géopolitique les Etats-Unis sont ‘dysfonctionnels’ et commencent très rapidement à ne plus compter. Leur guerre pétrolière en Irak est une catastrophe…pour la production pétrolière de l’Irak « après changement de propriétaire »  Cette guerre pétrolière termine très loin du bonheur hollywoodien, elle se solde par le pétrole plus cher et les chiffres en sont formels : l’Irak produit encore moins de pétrole qu’avant la guerre. N’importe quelle guerre pétrolière cherche à augmenter la fourniture de l’or noir. Mais Bush est un peu bête, tout le monde le sait.

Un Etats-Unisien moyen paie Euro 60 cents par litre environ à la pompe, et fait déjà de la gueule aux station service, surtout avec un 4x4 du type ‘Hummer’ à bichonner et à promener (35 litres par 100 de kilomètres, consommation moyenne pour les version ‘viriles’). Des villes ‘miraculeuses’ du lointain désert – comme Las Vegas et de dizaines d’autres telle Phoenix, Calexico et Mexicali – dépendent d’un noria de convois de camions et de trains dont la longueur des rames peuvent dépasser les 6 kilomètres. Même l’eau est transportée 1000 ou 1200 kms, parfois 1500 kms au-delà des cordillères et des montagnes de 3000 mètres d’altitude. Dans les ‘banlieues’ du désert (des ‘banlieues’ sans ville à moins de 100 kms) les nouvelles villas en placoplâtre abondent à 0,5 Mio d’Euro la résidence, sans gazon à cause de la note d’eau, qui grimpe avec le pétrole, le gaz et l’électricité. Et la piscine, ciel ma piscine. Elle est depuis longtemps en voie d’extinction, voire introuvable. Par contre, chaque villa possède un énorme climatiseur (de 50 kW ou 75 kW) qui en été et par +45°C tourne jour et nuit, nuit et jour, produisant des notes d’électricité de rêve ! En hiver, par –20°C le jour et –30°C la nuit, c’est la note de gaz pour la chaudière de 75 kW, tournant jour et nuit lui aussi qui crée l’évènement.

L’Américus énergicus a toujours cherché, et recherché des gadget, dits ‘solutions’ à son immense appétit d’hydrocarbures, par exemple la fusion nucléaire dite ‘contôlée’. Curieusement ou non, non seulement de certains Américains mais aussi des Japonais et des Européens croient toujours et/ou officiellement dans le mythe de la fusion nucléaire ‘contrôlée’. Avant le projet ITER, qui va engloutir 10 Mrds d’Euro, la plus grande ‘bouteille magnétique’ de type TOKAMAK sur cette planète était celle de San Diego, plus ou moins abandonnée de nos jours, par manque de financement, et par lassitude. Dans sa longue ‘carrière’ ce Tokamak a pu atteindre l’état ” énergie nulle “, à savoir autant consommée que produite, pendant 3 secondes. En 45 ans.

Il est toutefois bon de rêver d’une électricité ‘si peu chère qu’il ne saurait question de la mètrer’, et surtout si vous habitez une banlieue très loin dans le désert, avec une jolie voiture, ou deux, ou quatre. Pour un consommateur moyen des Etats-Unis l’énergie chère est comme une gousse d’ail pour un Vampire, comme une vérité dans le long et sombre cycle du Kali-Yuga ou comme la modération pour le jeune Apollon orgiaque, avant son séjour chez les Muses.

Outre le déclin inéluctable du ‘rayonnement culturel’ des E-U dans le monde, sa puissance économique est plus que contestée : la Chine devient la première puissance industrielle, est elle consomme 10 fois moins de pétrole par tête que l’Amérique. Qui va gagner ?
Les USA n’ont que le résidu, des miettes de leur ancienne puissance économique. La soi-disant ‘New Economy’, aussi fumeuse que le boum des point-com, est en train d’être balayée de la scène. Bien des analystes à Wall Street, et même à la Réserve fédérale jugent que les chances d’une récession due aux finances publiques américaines en pitoyable état seraient de 4 sur 5 ces 4 prochaines années. Si ce n’est pas « les deficits jumeux » alors ça sera le pétrole cher qui tue le miracle économique américain : on a le choix.

Sur le terrain, la fatigue et l’énervement gagnent sur ce qui serait la nouvelle quête héroïque (selon la Maison Blanche et les néoconservateurs), du light sweet crude en Irak ou Iran, il importe peu. Pour beaucoup de monde, même aux USA, l’Irak n’est rien qu’une ‘guerre pétrolière bis’ ou guerre contre la terreur du baril à 100 dollars ! Toutefois le régime de Bush a promis une longue guerre, et selon les médias de complaisance peut-être 45% des sondés aux E-U répondent toujours qu’ils l’adorent, cette quête héroïque. Le candidat Kerry s’engagea à fournir ” une meilleure guerre ” que celle de Bush, mais cela ne plut pas.

C’est une belle et sainte guerre que celle-ci, pour le pétrole et contre la terreur, et elle est permanente et livrée partout, même la nuit, dans des gares routières des bus long-courrier ‘Greyhound’ à 2000 kilomètres de la frontière la plus proche. Parfois on inspecte vos souliers, parfois on s’en moque. Parfois on fouille les passagers et prend leurs empreintes digitales, mais assez souvent on oublie tout et tout le monde passe sans même ouvrir leurs bagages à main. Mais la meilleure de cette héroïque guerre est sans doute l’action de la PAF ou gardes-frontières du crossing de San Diego (E-U) – Tijuana (Mexique). Par manque de moyens en hommes (qui sont employés ailleurs dans cette croustillante guerre) la PAF photographie bien les 2 plaques des voitures traversant la frontière de nuit mais ne fait pas de contrôle des voitures n’ayant aucune plaque, ni de devant, ni d’arrière. Plutôt bon pour Ali Qaeda et ses 40 Voleurs (de voitures) on est tenté d’ajouter.

Lorsque le baril monte à 90 ou 100 dollars des signes de détresse très évidents vont se manifester aux E-U en premier, et ensuite en Europe, au Japon, en Corée du Sud et chez les autres incoditionnnels de la conso de pétrole. Cela peut prendre 6 mois ou 18 mois, mais guère plus. Le pétroimpérium etats-unisien dans cet avenir proche sera comme une scène de Jurassic Park, vers la fin, avec les dinosaures battant la retraite dans la pagaye (n’oublions pas la musique) – le seul vrai danger étant celui d’être piétiné par un dinosaure en fuite !

[§] Oil & Gas Journal, Tulsa, OK, USA est le journal de référence de l’industrie pétrolière américaine. Son numéro consacré au ” Next Big Thing : Peak Oil ” (Vol 107, N° 15, 2004) présentait mon article traitant du rapport entre le prix et la demande mondiale de pétrole, en vedette.