• La série des “Carnets” abrite, dans dedefensa.org, les écrits de commentaires personnels d’invités du site. • Sur ce qu'on nomme “les réseaux” ou “la toile”, il s'agit  de ce qu'on désignerait en général comme un blog. • Les “Carnets”, ce sont donc les blogs des invités de dedefensa.org dont nous jugeons, en plein accord avec eux et à l'avantage et à la satisfaction de chacune des parties, qu'ils peuvent devenir des collaborateurs réguliers du site. • Il n'y a pas de limites aux sujets abordés et pas de sujets précisément assignés à ces collaborateurs : les seules exigences concernent la forme et la décence du propos, la responsabilité dans le développement du propos. • Sur le point très important du fond des textes, nous disons que dedefensa.org donne comme règle de ces “Carnets” une orientation générale des domaines abordés trouvant ses aises dans celle dont le site fait à la fois l'usage et la promotion. • Pour autant, il y a une règle impérative qui domine toutes les autres. • Il n’est pas assuré que tous les propos des invités soient dans le sens de ce qu’écrit et pense dedefensa.org, et il ne peut en aucun cas y avoir assimilation, de ce qu’écrivent nos invités avec la signature du site : l’invité est seul responsable intellectuellement de ses propos. • Il s'ensuit, cela va de soi et selon la formule consacrée, que les propos dont nous parlons n’engagent en rien et en aucune façon dedefensa.org, essentiellement bien sûr dans ce domaine intellectuel et de l'opinion. • Ces éventuelles différences et divergences ne seraient pas nécessairement signalées mais elles le seraient en cas de publicité dans ce sens ou de toute autre nécessité, avec conséquences ou pas c'est selon. • Le site décide, espérons-le en bon accord avec ses invités, des conditions diverses et de l’application des règles énoncées ci-dessus de publication de leurs écrits. • Les Carnets de Nicolas Bonnal sont tenus par l'écrivain, essayiste et commentateur dont on peut trouver une présentation dans le Journal-dde.crisis de Philippe Grasset, le 2 octobre 2016.

• Les livres de Nicolas Bonnal sont disponibles sur sa page Kindle/Amazon à l'adresse URL suivante:

 https://www.amazon.fr/Nicolas-Bonnal/e/B001K7A4X0

De Gaulle face à la doctrine Hallstein

  jeudi 24 août 2017

’ai évoqué dans plusieurs textes la résistance du général de Gaulle à l’empire mondial américain. Aujourd’hui on va évoquer le Saroumane allemand qui prépara sa défaite au cours des années soixante. Je n’use pas du nom Saroumane par hasard. Comme je l’ai expliqué par ailleurs, Tolkien haïssait leur Europe comme le Commonwealth britannique.

Je le cite dans mon livre à ce propos : For I love England (not Great Britain and certainly not the British Commonwealth (grr!). Le grand homme ajoute : I do find this Americo-cosmopolitanism very terrifying.

Walter Hallstein, pour ceux qui ne le sauraient pas encore (malgré François Asselineau ou Etienne Chouard) est un ancien juriste nazi devenu patron de la première commission européenne. C’est lui qui a fait de notre Europe un Lebensraum germano-américain à la solde du mondialisme et du déracinement. Comme disait mon ami John Laughland dans son livre publié il y a déjà vingt ans, les origines de leur Europe ne sont pas démocratiques. Leur source est pourrie (tainted). L’involution satanique de l’institution n’a rien pour nous surprendre.

(Suite)

Les horreurs de cette ordure de Hegel sur les Africains

  mardi 22 août 2017

On connait mon souci citoyen et mes préoccupations citoyennes. Aujourd’hui je vais dénoncer à mes lecteurs et concitoyens respectables un des plus préjudiciables philosophes européens, j’ai nommé GWF Hegel !

Le célèbre philosophe prussien, idole de tous nos profs marxistes de philo, écrit dans la raison dans l’Histoire les horreurs suivantes :

« De la même façon, en période de sécheresse, ils doivent faire pleuvoir. Pour ce faire ils n’invoquent pas Dieu. Le pouvoir vers lequel se tournent ces hommes n’est pas un pouvoir supérieur, puisqu’ils croient produire eux-mêmes ces effets. Pour se préparer, ils se mettent dans un état d’enthousiasme extraordinaire. Avec des chants et des danses furieuses, en mangeant des racines et en buvant des liquides enivrants, ils se mettent dans un état de transe extrême et profèrent alors leurs commandements. Quand ces ordres restent longtemps infructueux, ils désignent parmi les assistants, qui peuvent être leurs parents les plus chers, ceux qui doivent être massacrés, et les autres les dévorent. En bref, l’homme se considère comme l’entité suprême qui a le pouvoir de commander. Souvent le prêtre passe plusieurs jours en proie à un état dans lequel il est livré à la folie, tue des hommes, boit leur sang et le fait boire aux assistants. Ainsi quelques hommes seulement ont, en fait, le pouvoir sur la nature, et eux-mêmes ne l’ont que lorsqu’ils s’élèvent au-dessus d’eux-mêmes en un état d’horrible exaltation. »

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Les 47 rônins à la lumière de la Fin de l’Histoire

  samedi 19 août 2017

Fin de l’Histoire ? Reparlons des 47 rônins, film tourné en 1963, au moment de l’agonie du cinéma japonais ou américain (derniers Ford, derniers Walsh), relié à la Fin de l’Histoire telle qu’elle a été décrite par Kojève, lequel comme on sait s’est inspiré de l’exemple japonais, pays plusieurs fois « sorti » de l’Histoire. Godard aura bien recensé cette Fin de l’Histoire dans son Mépris, qui hypostasiait la Fin de l’Histoire du cinéma comme métaphore de cette Fin du monde. La télé recouvrirait ce monde au lieu de nous le découvrir. Nous avons choisi la version en couleur (tohoscope) de notre maître nippon préféré Hiroshi Inagaki.

On est à l’ère Edo, au début du dix-huitième siècle tout couvert de perruques, de casinos et de ridicules châteaux rococo en Europe. Tout est confort civilisé, geisha, salons de couture, bouquets de fleur, raffinement tranquille. La corruption est là, l’âme noble le sent, comme Saint-Simon en France ou comme l’Arioste dans sa tirade sur l’artillerie. Dans les Sept samouraïs, les quatre victimes sont tuées par des armes à feu invisibles – c’est déjà la guerre pas très brave à la sauce anglo-américaine.

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De la culture comme arme de destruction massive

  jeudi 17 août 2017

La culture moderne veut détruire tout ce qu’il y a eu avant elle. L’idéologie du progrès l’a rendue folle (idem en 93 !) et elle est convaincue qu’elle peut juger et refaire le monde. Tout ce qui aura été conçu par le mâle blanc, bourgeois dont se moquait Sartre dans son plaidoyer aux étudiants japonais. Voyez Lost in translation pour voir ce qu’on a fait depuis du Japon.

Nietzsche, toujours lui, écrit :

« Les historiens naïfs appellent « objectivité » l’habitude de mesurer les opinions et les actions passées aux opinions qui ont cours au moment où ils écrivent. C’est là qu’ils trouvent le canon de toutes les vérités. Leur travail c’est d’adapter le passé à la trivialité actuelle. Par contre, ils appellent « subjective » toute façon d’écrire l’histoire qui ne considère pas comme canoniques ces opinions populaires . »

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Philippe Grasset et l’alittérature : notes sur le dernier roman

  lundi 14 août 2017

Comment peut-on être romancier, cent ans près Flaubert, son Bouvard et son copain de plume ? Borges se pose la question.

J’ai connu jeune Raymond Abellio, qui m’avait rendu fou de bonheur à l’armée quand j’avais découvert dans les fosses de Vincennes (au S.H.A.T. pour parler comme Philippe et ses imbroglios de sigles) la Fosse de Babel. Le roman du huitième jour ! Ensuite j’ai bien connu Jean Parvulesco, qui se surpassait en écrivant la servante portugaise (car je ne crois qu’à la chance du débutant). Moi-même j’étais très fier de mon Nev le bureaucrate et de son atmosphère messianique et  technologique qui avait séduit Dimitrijevic. Et je suis reparti dans cette atmosphère rococo de littérature d’après la littérature pour faire mes maîtres carrés. Parodie, recyclage, Dumas, Dostoievski, Leslie Nielsen (la dernière star américaine) et la descente aux affaires remixant Virgile et Trump l’humour !

Eh bien j’ai retrouvé un peu de cette atmosphère jubilatoire et rutilante ici.

Philippe Grasset a créé le meilleur blog du monde, parce qu’il n’en est pas un, et un style viral, hypnotique, apocalyptique et translucide qui n’appartient qu’à lui seul. Il décrypte pour tout le monde, plagiaires y compris dont moi, les secrets du grand monde, et il nous rappelle à ce sujet (« le roi n’est pas un sujet, mais l’agence ? ») les faits suivants dans son Nietzsche au Kosovo.

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De Neymar à Hitler : leur foot nous les casse

  samedi 12 août 2017

La presse espagnole, tout aussi minable et abjecte que la presse française, ne parle que de deux choses cet été : le coup d’Etat US à venir au Venezuela (en attendant celui des USA, lisez David Stockman et Philippe Grasset sur ce sujet croustillant, la révolution orange en Amérique !) et le transfert du footeux Neymar à un milliard d’euros ou quatre fois plus.

En creusant ce sujet fatigué, je tombe sur un article qui reproche au nazi Franco (« Franco est nazi et il a aidé à l’holocauste », c’est ce qu’on raconte maintenant en Espagne, alors qu’il avait sécurisé tous les juifs qu’il pouvait) d’avoir organisé des matchs de foot avec les nazis de Vichy ou même les italiens nazis. On va reprocher au poisson de nager maintenant…

Remarquez que s’il avait joué avec l’U.R.S.S., on le lui reprocherait aussi… Il fallait que l’équipe espagnole joue avec l’équipe US le jour de Nagasaki (seul archevêché japonais d’ailleurs) ou avec l’équipe british le jour de Dresde. C’est décidément le seul moyen de complaire à cette terrifiante presse aux ordres.

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Alexis Carrel et notre civilisation destructrice

  mardi 08 août 2017

On va laisser en parler un qui a le don de les énerver, les médias et les « élites », j’ai nommé Alexis Carrel. Prix Nobel de médecine quand même, et grande star en Amérique à l’époque de Roosevelt. Le chirurgien avait enlevé ses gants pour dire ses quatre vérités, car il savait avant les Orlov, Kunstler et autres collapsologues que nous étions bien condamnés. On cite l’édition américaine que le prestigieux Carrel avait présentée à New York avant la Guerre :

« En somme, la société moderne, cette société engendrée par la science et la technologie, commet la même faute que toutes les civilisations de l’Antiquité. Elle crée des conditions de vie où la vie de l’individu et celle de la race deviennent impossibles. Elle justifie la boutade du doyen Inge : Civilization is a disease which is almost invariably fatal. Bien que la signification réelle des événements qui se passent en Europe et aux Etats-Unis échappe encore au public, elle devient de plus en plus claire à la minorité qui a le temps et le goût de penser. Toute la civilisation occidentale est en danger. Et ce danger menace à la fois la race, les nations, et les individus. Chacun de nous sera atteint par les bouleversements causés par une guerre européenne. Chacun souffre déjà du désordre de la vie et des institutions, de l’affaiblissement général du sens moral de l’insécurité économique, des charges imposées paries défectifs et les cri­minels. La crise vient de la structure même de la civilisation. Elle est une crise de l’homme. L’homme ne peut pas s’adapter au monde sorti de son cerveau et de ses mains. Il n’a pas d’autre alternative que de refaire ce monde d’après les lois de la vie. Il doit adapter son milieu à la nature de ses activités organiques aussi bien que mentales, et rénover ses habitu­des individuelles et sociales. Sinon, la société moderne rejoindra bientôt dans le néant la Grèce et l’Empire de Rome. Et la base de cette rénovation, nous ne pouvons la trouver que dans la connaissance de notre corps et de notre âme. »

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Rimbaud et la mondialisation en 1875

  samedi 05 août 2017

La fausse rebelle Viviane Forester avait dû son succès à un emprunt de choix : l’horreur économique, cela vient de Rimbaud. Je ne sais même plus si cela était reconnu dans le navet d’alors qui renforça les socialistes (DSK-Jospin) aux affaires. Mais venons-en à Rimbaud

Rimbaud naît en 1854, en pleine révolution industrielle et éducative, au milieu des transports coloniaux et des expositions universelles. J’ai expliqué dans un petit livre le lien entre l’œuvre de Dostoïevski et cette mondialisation émergente (1), à forte teinte anglo-saxonne (le mot « occidental » n’a aucun sens : nous vivons sous le talon de fer financier et militaire anglo-américain) et impérialiste. J’ignore si nous en sortirons, si nous voulons en sortir même, et c’est pourquoi je parle de présent perpétuel depuis lors (2).

Le prodigieux gamin se veut voyant (3), mais il est aussi très observateur. Il voit le triomphe du commerce, de la science, de l’instruction, du tape à l’œil aussi (l’art industriel de Walter Benjamin). Il voit aussi avec humour, sur un ton décalé comme on dit aujourd’hui, les grands bouleversements démocratiques arriver. Il s’en méfie un peu de cette modernité future avortée.

« Que les accidents de féerie scientifique et des mouvements de fraternité sociale soient chéris comme restitution progressive de la franchise première... »

On va citer avec peu de commentaires. On note l’ironie, l’observation, le lexique immobilier et hôtelier (Ritz est déjà à l’œuvre, lisez les belles pages d’André Siegfried).

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Marx et Tocqueville face au Mordor anglo-saxon

  mardi 01 août 2017

C’est l’été et avec lui les marronniers de l’été : la liste des milliardaires de la répugnante revue Forbes reprise par les perroquets caquetants. On apprend en même temps que 30% des Allemands font la queue pour décrocher un deuxième boulot. Il y a trente ans Louis Althusser disait dans une revue marxiste qui l’interviewait que la misère que l’exploitation plutôt avait été déplacée : voyez des images industrielles de Chine, du Bengladesh et du Mexique pour vous distraire. Par ailleurs, « cet heureux temps n’est plus », comme dit Racine, et on trouve aujourd’hui de bonnes vieilles usines de misère en Europe. Pas de parti communiste, pas de revendications salariales, etc. Le capital a gagné.

Voyons d’où nous venons.

Voyageur impénitent, anglophile renommé, Tocqueville décrit ainsi les horreurs de la modernité émergente :

« Quelques-unes de ces rues sont pavées, mais le plus grand nombre présente un terrain inégal et fangeux, dans lequel s'enfonce le pied du passant ou le char du voyageur. Des tas d'ordures, des débris d'édifices, des flaques d'eau dormantes et croupies se montrent çà et là le long de la demeure des habitants ou sur la surface bosselée et trouée des places publiques. Nulle part n'a passé le niveau du géomètre et le cordeau de l'arpenteur. »

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Le monde doit imposer des sanctions aux USA

  samedi 29 juillet 2017

C’est John Wight qui a eu cette bonne idée sur le site de nos amis de Sputniknews.com : et si le monde libre, ou le monde libéré (car le monde n’est plus libre) plutôt, imposait des sanctions à cet Etat voyou fantastique et tératologique, à ce rogue state (Derrida en avait très bien parlé) absolu et déchaîné, ivre de sa chair bleue, pour reprendre Valéry, qui menace la Russie, puis la Chine, puis la Corée, puis le Moyen-Orient, puis l’Iran, puis l’Allemagne et l’Europe ? Tout se passe comme dans une cour d’école de malappris, quand un costaud (un « bully », comme on dit là-bas) menace ou tabasse les petits un à un, chacun son tour, pendant que les autres, plus larvaires et lâches que jamais, assistent aux passages à tabac.

Gilles Deleuze disait que la vie moderne est un mauvais film, et je suis d’accord, car j’ai fait de cette remarque un fil rouge dans mes livres. Mais la diplomatie moderne devient elle précisément un mauvais western. Prenez l’homme de Laramie par exemple, un des meilleurs films d’Anthony Mann avec un impeccable James Stewart. Un gros éleveur s’est arrogé le droit de dire que tout ce qui était autour de lui à trois jours de cheval était à lui (idem pour la rivière rouge de Hawks avec John Wayne : le pistolet établit les titres de propriété). Après c’est aux voyous dirigés par son taré de fils de mutiler et de mitrailler les résistants et mécontents. Eh bien c’est devenu ça l’ordre nouveau US, puissance tarée et travestie, revêtue des oripeaux du bien, et qui prétend nous mener à la guerre nucléaire dans l’indifférence de tous les laquais de ce subcontinent pour soumettre ce qui y reste de la résistance !

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Plutôt Bouvines que le 14 juillet, non ?

  jeudi 27 juillet 2017

Certains auraient voulu nous faire défiler le 15 pour mieux profiter du football à Rio. Le destin et l’Allemagne n’en ont pas voulu ainsi. Mais le 14 juillet reste une date ambiguë qu’il importe de discuter.

En 1870 les républicains prennent le pouvoir dans une France conservatrice en profitant de la déculottée de Sedan qu’ils prolongent froidement. En quelques années ils modifient le pays. Nos lois, nos écoles, nos traditions vont être altérées à jamais ; nous allons nous jeter dans des guerres désastreuses et dans des aventures coloniales mal ajustées qui se termineront mal ; le pays va décliner dans tous les domaines – surtout démographique, ce n’est pas un hasard, car aujourd’hui comme hier les républicains sont les chantres du grand remplacement. Les Français ne leur ont jamais convenu.

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Air conditionné et fin du monde

  dimanche 23 juillet 2017

Dans son livre Orient et occident, René Guénon croyait encore possible, il y a un peu moins de cent ans maintenant, de récupérer spirituellement l’occident et de lui conférer une dimension plus sereine, moins matérialiste et moins néo-spiritualiste si j’ose dire. C’est qu’il voyait encore un orient traditionnel, pas trop esquinté par les conquêtes coloniales, et qui pouvait encore contester  le primat matérialiste et scientiste de la marmite occidentale.

Force est de remarquer que si nous avons dépassé depuis longtemps le déclin de l’occident (comme dit un ami, prof d’informatique dans une fac euro-américaine, l’occident a touché le fond, mais il continue de creuser – voyez les dettes), l’orient a depuis un certain temps déjà cessé de nous intéresser spirituellement, de nous faire rêver spirituellement. Même le temps des gourous pour les Beatles et des andouilles désorientées (sic) est dépassé. Le dalaï-lama fête son anniversaire avec George Bush et on attend son remplaçant élu.

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Polanyi et la destruction destructrice du monde moderne

  mardi 18 juillet 2017

On va être moins cool pour une fois. Alors qu’un écrivain allemand censuré (voyez Friedrich Zauner, Unz.com) parle des viols commis dans la bonne ville universitaire de Tübingen, on va évoquer ce monde moderne qui ne cesse de s’illustrer et de montrer content de lui-même. En Allemagne il est passé de Goethe et de Bach au cher Hitler et à Merkel, le monde moderne.

Le monde moderne a détruit le monde, sa diversité, sa culture, sa tradition, ses civilisations. Ce qu’on appelle diversité aujourd’hui n’est qu’un moyen psy ’op et technocratique d’emmerder les autres aux frais du contribuable.

La révolution industrielle a commencé à tout détruire et avec elle le capitalisme esclavagiste qui a créé le système nazi-mondialiste de la plantation (il revient imposé un peu partout comme on sait). Un qui le remarque est Karl Polanyi dont la pensée fut caricaturée par les pseudo-libéraux. Polanyi est un fait un guénonien, un traditionnaliste et s’il a décrit scientifiquement le monde moderne, il en a bien perçu aussi les conséquences. La grande transformation, c’est bien le monde moderne non ?

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Comment la culture moderne détruit nos pays 

  samedi 15 juillet 2017

On nous parle de la catastrophe économique italienne ou espagnole. Je dois dire que j’en moque un peu et que vais ici parler de la catastrophe culturelle et morale de ces deux magnifiques pays à qui une grande partie de l’humanité doit tant. J’ai parlé de la culture moderne comme arme de destruction massive. On y est en plein ici.

La catastrophe anthropologique actuelle est déjà décrite par Pier-Paolo Pasolini dans ses écrits corsaires, publiés par la presse italienne vers 1974, juste avant son assassinat. Pasolini observe que le vrai Grand Remplacement, celui des âmes et des cerveaux, a eu lieu avec notre américanisation, l’hédonisme et la télévision. Les attentats false flag qu’il dénonce, et qui se succèdent en Italie à une vitesse démente pour « mettre fin à une opposition politique apparue par surprise » (Guy Debord) jouent un grand rôle vers 1970. Ce drôle de néomarxiste (il aime la société soviétique), de chrétien (il est opposé à la lâcheté du nouveau Vatican) et d’homosexuel (il est opposé à l’avortement) n’y va pas par quatre chemins : « leur silence et leur passivité ont l’apparence d’une atroce névrose euphorique, qui leur fait accepter sans aucune résistance le nouvel hédonisme avec lequel le pouvoir réel remplace les hautes valeurs morales du passé. »

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Balzac et le parisien bobo vers 1840

  jeudi 13 juillet 2017

Leur stupidité réelle se cache sous une science spéciale.

Le parisien bobo énervait le contestataire de jadis. Aujourd’hui il exaspère les antisystèmes : il fait partie des profiteurs de la mondialisation, il est enchanté par le socialisme sociétal et ses innovation bikinis, il regorge de richesses et d’arrogance. Il est passé du RPR au PS dans les années 90 et 2000 en se rendant compte deux choses : un, il n’y avait plus de peuple rouge ou rose à redouter ; deux, le PS et le RPR c’était la même chose. Alors pourquoi ne pas se vouloir bohême ?

La bohême sent son dix-neuvième et son Balzac. Alors on repart sur ce génie méconnu, saccagé par notre enseignement à la noix. Car voici comment il le décrit déjà notre bobo parisien :

« Un des spectacles où se rencontre le plus d’épouvantement est certes l’aspect général de la population parisienne, peuple horrible à voir, hâve, jaune, tanné. Paris n’est-il pas un vaste champ incessamment remué par une tempête d’intérêts sous laquelle tourbillonne une moisson d’hommes que la mort fauche plus souvent qu’ailleurs et qui renaissent toujours aussi serrés, dont les visages contournés, tordus, rendent par tous les pores l’esprit, les désirs, les poisons dont sont engrossés leurs cerveaux ; non pas des visages, mais bien des masques : masques de faiblesse, masques de force, masques de misère, masques de joie, masques d’hypocrisie ; tous exténués, tous empreints des signes ineffaçables d’une haletante avidité? Que veulent-ils ? De l’or, ou du plaisir ?

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Du touriste comme « fourmi humanitaire »

  dimanche 09 juillet 2017

Pour mon livre sur l’apocalypse touristique, mon ami le docteur François Plantey m’envoie cette contribution. Ce prestigieux neuropsychiatre, hellénisant et hébraïsant distingué, commet des conférences apotropaïques, que vous pouvez écouter sur Youtube.com ou sur le site egaliteetreconciliation.fr. Elles concernent l’état eschatologique de notre médecine, et sont éminemment appréciées.

Le bon docteur donc :

« L’agglutination des touristes correspond au recrutement des neurones épileptiques devenus fous et échappant au contrôle du cortex. Le comportement gluant et limbique de ces pauvres hères est identique à la gestuelle de types épileptiques particuliers (glischroide). Il est également possible que les odeurs émises par ces foules décérébrées agissent comme des ordres de déplacement et comportement comme chez les fourmis. »

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Karl Marx et notre Etat profond français de souche

  jeudi 06 juillet 2017

On se moque de leur Etat profond…

 Voyons l’Etat profond français sur lequel Marx écrit en 1851 :

« On se rend compte que, dans un pays comme la France, où le pouvoir exécutif dispose d’une armée de fonctionnaires de plus d’un demi-million de personnes et tient, par conséquent, constamment sous sa dépendance la plus absolue une quantité énorme d’intérêts et d’existences, où l’État enserre contrôle, réglemente, surveille et tient en tutelle la société civile, depuis ses manifestations d’existence les plus vastes jusqu’à ses mouvements les plus infimes, de ses modes d’existence les plus généraux jusqu’à la vie privée des individus, où ce corps parasite, grâce à la centralisation la plus extraordinaire, acquiert une omniprésence, une omniscience une plus rapide capacité de mouvement et un ressort, qui n’ont d’analogues que l’état de dépendance absolue, la difformité incohérente du corps social, on comprend donc que, dans un tel pays, l’Assemblée nationale, en perdant le droit de disposer des postes ministériels, perdait également toute influence réelle, si elle ne simplifiait pas en même temps l’administration de l’État, ne réduisait pas le plus possible l’armée des fonctionnaires et ne permettait pas, enfin, à la société civile et à l’opinion publique, de créer leurs propres organes, indépendants du pouvoir. Mais l’intérêt matériel de la bourgeoisie française est précisément lié de façon très intime au maintien de cette machine gouvernementale vaste et compliquée. C’est là qu’elle case sa population superflue et complète sous forme d’appointements ce qu’elle ne peut encaisser sous forme de profits, d’intérêts, de rentes et d’honoraires…

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Machiavel, Marx et les armes de migration massive

  lundi 03 juillet 2017

L’accueil euphorique des migrants est une vérité d’évangile, que je ne contesterai jamais. 12000 jeudi en Sicile, et soixante ans de prison pour le groupuscule de racistes qui s’y opposaient.

C’est bien fait.

Il y en a deux-cent-vingt millions qui sont prévus au programme de l’ONU, du pape bidule, et des marchés, et ils passeront tous. Anatoli Karlin rappelle (unz.com) qu’un milliard d’africains subsahariens vont devenir quatre milliards, qui devront tous passer ou presque, puisqu’ils ne peuvent pas vivre chez eux, à cause du blanc bien entendu.

On ne va évidemment pas discuter ici ces vérités bien établies dans la cervelle de tous.

Voyons le sujet.

La base d’un empire multiculturel – et un empire est toujours multiculturel – est de conquérir des territoires et de transférer des populations pour les amadouer et les contrôler (1). C’est maintenant ce que l’on fait en Europe. Il faut amener des colons, et remplacer les populations rétives qui sont dominées – ou se laissent mourir. Car comme le remarque Madison Grant dans son Passage d’une grande race, une immigration non désirée doit éteindre la natalité dans les pays nouvellement conquis ou occupés. C’est comme cela que le Wasp a commencé à disparaître en Amérique du Nord dans les années 1880. Kipling s’en plaint dans sa correspondance (il vivait alors à Boston), Lovecraft dans sa nouvelle La rue, Henry James dans son journal, O’Henry dans ses petits contes, Edward Ross dans son œuvre de sociologue, Scott Fitzgerald dans Gatsby (2).

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Arsène Macron et Donald Trump

  jeudi 29 juin 2017

Arsène Lupin-Macron ne cesse de me surprendre. On l’a vendu chez les antisystèmes comme un pion oligarchique au service des Illuminati, et voici qu’il nous propose une diplomatie libre et originale. Notre Arsène Lupin fait sienne la phrase de Léon Bloy « : « il est bon d’exaspérer les imbéciles et de rafraîchir l’imagination des bons chrétiens. » Alors que Hollande s’était déshonoré tous azimuts en déclarant la guerre à Trump et à Poutine, alors que l’andouille Sarkozy (un retardé mental, quand on y rétro-pense, vendu par les idiots utiles comme un hyper-président) invita Assad et Kadhafi à Paris avant de leur déclarer la guerre, Macron tourne le dos au politiquement correct de notre hexagone anguleux et il invite coup sur coup les deux bêtes immondes officielles. L’ordre moraliste en prend un coup, merci Macron.

On lit quelque part :

« En invitant Donald Trump au défilé du 14-Juillet, Emmanuel Macron n'a pas choisi la personnalité la plus consensuelle. Régulièrement sermonné par ses homologues à travers le monde, à commencer par le président français après son retrait de l'accord de Paris sur le climat, le président américain pourrait bien assister cette année sur les Champs-Élysées au défilé militaire de la fête nationale. »

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Apocalypse touristique en Islande

  lundi 26 juin 2017

L’Islande c’était l’île sauvage, magique et sous-peuplée. Un rêve pour Jules Verne et tous nos rayons verts.

L’Islande c’était aussi le pays du ragnarok, du grand crépuscule des dieux. Or on a ici le tsunami de l’invasion touristique. Deux millions de touristes, en attendant dix ou cent pour exciter les enthousiastes des réseaux sociaux, pour 340 000 habitants. Au boom spéculatif qui ruina cette pauvre île, succède le boom touristique qui la dévaste. Mais c’est comme ça. J’ai vu d’autres coins comme ça disparaître à la surface de la terre, et j’ai bien lu la thérapie de choc de Naomi Klein qui explique comme le tsunami précipita la vraie dévastation, celle touristique, de l’océan indien. Mais qui va interdire aux milliards de Tartarin de voyager ?

On a parlé ici de la catastrophe touristique. Elle n’est pas seulement grave pour le paysage, elle est grave pour l’humain qui pratique ce tourisme.

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