WaPo contre The-Donald

Brèves de crise

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WaPo contre The-Donald

Un phénomène remarquable est l’hostilité persistante et d’une force extraordinaire de la presse-Système US, y compris et surtout la plus prestigieuse, contre Trump, désormais President-elect. C’est un signe remarquable et significatif de la situation complètement inhabituelle régant à Washington.

Aucun président n’a jamais subi ce traitement, et de très loin (y compris Nixon, que la presse haïssait et qui haïssait la presse). Depuis la fin de la Guerre froide particulièrement, l’habitude extrêmement zélée et empressée est un ralliement systématique des plus gros et prestigieux bataillons de  la presse-Système au pouvoir en place, et, aussi vite dans les périodes intermédiaires, au pouvoir qui se met en place, quelle que soit sa pseudo-tendance politique, – Bush-père, Clinton, Bush-fils, Obama. Avec Trump l’hostilité demeure, s’installe, voire s’amplifie encore dans certains cas.

Un cas extraordinaire à cet égard est le Washington Post (WaPo), ce qui conduira à quelques réflexions d’une mémoire ironique (après tout, WaPo est le fleuron glorieux de la gloire du Watergate, et le Watergate est le fleuron glorieux de la justesse du régime comme chacun sait, et dans tous les cas a intérêt à savoir). On a déjà vu un exemple du comportement du WaPo (délation type-“blacklist de ce qu’il ne faut pas lire et qu’il faudrait liquider), à côté duquel le Jo McCarthy des années 1950 fait figure d’amateur qui se sut jamais être à la mesure de la réputation qu’on lui fit. Wapo, c’est différent, il s’agit de véritables professionnels ; The Daily Caller du 3 décembre, sous la plume de Rachel Stoltoof, confirme le jugement et l’illustre d’un florilège extraordinaire des manchettes de WaPo durant deux jours ordinaires de l’ouverture-interregnum de la présidence Trump, lundi et mardi derniers.

« The Washington Post is still in meltdown mode, more than three weeks after Donald Trump won the presidency. The paper began churning out dramatic headlines about President-elect Trump immediately following the election. “Markets plunge worldwide as Trump surges to the White House,” a headline in the Markets section blared Nov. 9. And in Style: “A call to action for reporters covering Donald Trump.” “Trump voters will not like what happens next,” an opinion writer wrote. And the next day: “Vigils and protests swell across U.S. in wake of Trump victory.”

» By no means losing steam the following week, WaPo kept the over the top stories coming. “Welcome to the Trump kleptocracy,” one headline read. “If you voted for Trump because he’s ‘anti-establishment,’ guess what: You got conned,” read another. And from the Wonkblog: “Donald Trump and the end of history.” In just one brief period between Monday and Tuesday, WaPo ran the following headlines:

» • “‘We’ve never had anything like this’: Racist, threatening message left on door of black church.”

» • “Donald Trump’s political mandate is historically small.”

» • “House Democrats demand Chaffetz probe Trump’s finances.”

» • “Trump’s ‘news’ source: Alien lizards, fluoride mind control and voter fraud.”

» • “Why we can’t — and shouldn’t — ignore Donald Trump’s tweets.”

» • “In one tweet, Trump trashes two constitutional amendments .”

» • “Donald Trump and social media have weaponized the conspiracy theory in American politics.”

» • “Trump just scored perhaps the biggest victory of his new tenure. But it comes with a huge asterisk.”

» • “AP FACT CHECK: Trump won presidency but lost popular vote.”

» • “Donald Trump is never going to change. Not ever.”

» • “Trump’s populism is about to face a rude awakening.”

» • “Trump has already defeated the news media. And it’s unclear what we can do about it.”

» Basically, there’s no end in sight to this glorious meltdown. »

 

Mis en ligne le 4 décembre 2016 à 06H51

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