Une sociétostratégie des “réfugiés-migrants”

Ouverture libre

   Forum

Un commentaire est associé à cet article. Vous pouvez le consulter et réagir à votre tour.

   Imprimer

Une sociétostratégie des “réfugiés-migrants”

Le terme “sociostratégie” ayant déjà été employé, pourquoi pas celui de “sociétostratégie” lorsqu’il s’agit d’embrasser des questions de type-sociétal, que nous avons déjà, et logiquement, bien séparées du concept “social”. Si l’on veut une “actualisation” de la différenciation, pour situer le problème selon les références qui nous sont habituelles, nous dirions que le “sociétal” est à la postmodernité ce que le “social” était à la modernité, comme outil de combat autant que comme “valeur”. Ce dont nous parlons ici est d’une évolution stratégique de type “sociétal”, mais l’on verra rapidement que la logique stratégique laisse place à l’illogisme radical et non-stratégique du Système.

Cette introduction nous amène à un texte déjà ancien, mais qui nous apparaît à la fois comme un excellent exposé de ce qu’est réellement la crise des “migrants-réfugiés”, une fois détachée des scories de la communication pressante. (Cette remarque indiquant que cette crise, qui est toujours en cours bien entendu selon la logique crisique de notre époque, amène à des conséquences assez profondes qui ne sont pas toutes, ni identifiables, ni mesurables par conséquent.) Ce texte du 24 septembre (sur Sputnik-français) est de la plume d’Alexandre Latsa, qui a consacré plusieurs autres textes à ce sujet de la “crise des migrants-réfugiés”, qu’il a analysée sur le fond et qu’il a renforcée de très nombreuses références et informations sur nombre de ses assertions. Son argument reste d’une complète actualité, ainsi que les hypothèses qu’il évoque concernant ce qu’on désignerait, aimablement et ironiquement, comme “les forces mystérieuses” qui ont, sinon suscité, du moins renforcé et accéléré ce flux des “réfugiés-migrants”.

Latsa parle moins, parce que ce n’est pas son propos, des réactions qui ont, en Europe, accueilli cette crise. Nous en disons un mot pace que l'actualité nous y invite, en notant que le principal pays qui s’affirma pour ouvrir largement l’Europe à ce flot, l’Allemagne de Merkel, se trouve aujourd’hui dans un état de l’esprit bien différent. Le Spiegel consacre un long article à la question (le 9 octobre), c’est-à-dire essentiellement à la question de l’isolement grandissant de Merkel, de l’opposition qui s’affirme de plus en assurément, contre sa politique d’ouverture à la migration des réfugiés. Il est possible que l’avenir, de ce côté, nous réserve quelques surprises. Quoi qu’il en soit, cette affaire, ou plutôt cette “crise des réfugiés-migrants” est appelée à prendre des dimensions politiques sur le court/moyen terme, au-delà des premiers effets de pure communication immédiate comme on les a connus aux mois d’août et septembre. Il est bien entendu évident qu’elle s’est intégrée dans le grand tourbillon crisique européen en établissant un lien très serré avec la crise du Moyen-Orient, à nouveau en pleine expansion explosive. Ce qui apparaît sans surprise excessive, à considérer les comportements des dirigeants politiques européens, c’est leur incapacité à prendre la mesure de la puissance de ce lien (entre le tourbillon crisique européen, le “crise des réfugiés-migrants” et la crise du Moyen-Orient), sinon par des points de vue accessoire, comme l’on dirait “par le petit bout de la lorgnette”. Nulle part on ne trouve la moindre ampleur de vue, dans quelque domaine que ce soit, dans le domaine social/sociétal, dans le domaine psychologique, dans le domaine stratégique. Ces dirigeants semblent tous paralysés, sinon fascinés comme par un serpent par ces crises successives, et impuissants à réaliser les conditions tragiques générales de l’époque crisique où nous vivons.

C’est aussi et surtout dans ce cadre qu’il est bon de lire l’article de Latsa. Il ne nous intéresse pas tant de spéculer sur les aspects organisationnels, comme l’on parle d’un “complot” bien entendu, – champ complètement ouvert à la spéculation et qui ne nous intéresse guère en lui-même. La politique générale de cette époque crisique est également complètement tourbillonnaires comme l'époque elle-même, si bien qu’aucun acte organisé, que ce soit à ciel ouvert ou en secret comme l’est ce qu’on désigne comme un “complot”, ne parvient précisément à ses fins ; s’il provoque évidemment des effets, il s’agira nécessairement d’effets inattendus qui rejoindront la tendance générale qui domine partout. (Pour prendre un exemple extrême, même l’intervention russe en Syrie, qui a toutes les chances d’aboutir à une réussite pour ce qu’elle est, produira à notre sens des effets inattendus, pas aux dépens de la Russie en tant que telle bien entendu, mais aux dépens des buts de stabilisation que recherche la Russie. Il y a là, à notre sens, une logique supérieure qui nourrit d'une façon impérative le désordre.)

L’article de Latsa montre dans tous les cas comment s’est formée une structure de soutien et d’encouragement à la migration sous l’argument humanitaiste de l'accueil du réfugiés politique. Il est évident que les motifs politiques et idéologiques abondent derrière ces diverses interventions, d’où qu’elles viennent, avec le souci absolument évident d’impulser une logique de déstructuration-dissolution qui rencontre un processus bien connu du Système, – du moins, pour nous, absolument conforme à la logique du Système que nous retrouvons en permanence dans la formule dd&e. Le paradoxe est que la cible que ces courants structurés attaquent, d’une certaine façon les Etatts-nations certes, est elle-même dans un piteux état, si l’on peut dire, sous l’action de ses propres autorités elles-mêmes acquises à la déstructuration-disssolution.

Les pressions  populaires qu’on commence désormais à ressentir, notamment en Allemagne qui parut d’abord vouloir jouer le rôle du “chevalier blanc”, mettent nécessairement ces autorités dans une situation difficile par rapport à leur “rente démocratique” qui passe par les élections, et les conséquences se font déjà sentir comme dans le cas Merkel. Ainsi, au lieu de voir deux courants déstructurants agir complémentairement, on les voit évoluer vers des situations d’affrontement. Les courants qui sont en ligne pour pousser à la “crise des migrants-réfugiés” sont applaudis sinon soutenus lorsqu’il s’agit de faire du regime change chez Assad ou chez Poutine, mais ils deviennent un véritable problème lorsqu’ils exercent cette action déstructurante contre les États-nation qui ne sont plus que les fantômes d'eux-mêmes, qui sont devenus des pays-Système. Lorsque l’action déstructurante s’apparente à une action de regime change dans les pays-Système, peu ou prou et indirectement qu’importe, les directions-Système rechignent. Les gens autour de Merkel, qui est enfermée dans sa logique humanitariste de l'origine de lacrise, rechignent de plus en plus, à commencer par la très-puissante CDU de Bavière, et il ne serait pas étonnant que l’on voit Merkel se trouver un point de chute honorable (Secrétaire Générale de l’ONU, chuchote-t-on) qui lui permette de quitter la chancellerie sans trop perdre la face.

On se trouve devant un processus désormais classique pour nous de surpuissance-autodestruction. Toutes ces forces, enivrées d’idéologies diverses, travaillent pour le même Système sans vraiment le réaliser, et finissent par s’affronter. La surpuissance du Système est capable d’enfanter aveuglément le maximum de forces déstructurantes et dissolvantes ; il est trop stupide pour comprendre qu’à un moment, ces forces entrent dans une situation d’affrontement. La nature du Système, jusqu’à son goût irrépressible pour l’autodestruction est ainsi mise en pleine lumière.

dedefensa.org

 

Vague de migrants en Europe: vers la piste américaine?

Au cours du mois d’août 2015, alors que la crise des migrants s’est mise à faire la une de la majorité du flux médiatique global, une bien étonnante nouvelle est apparue entre les milliers de lignes d’actualité.

Selon le magazine autrichien Direkt, auquel un membre des services de renseignements militaires autrichiens se serait confié, "les services secrets autrichiens disposeraient d'informations démontrant l'implication d'organisations ayant créé un système destiné à favoriser la dynamique migratoire que l'Europe subit".

Reprise uniquement sur différents médias non-alignés, cette information avait jusqu'alors paru fantaisiste et surtout relever d'une tendance complotiste américanophobe. Pourtant, peu à peu, Internet a fait son travail et la marée montante d'informations a permis aux commentateurs attentifs ici et là de commencer à récupérer et mettre en lien des informations plus que surprenantes et pour le moins inattendues.

Il y a tout d'abord eu l'apparition publique de cette galaxie d'ONG d'extrême gauche à l'ADN majoritairement allemand, ONG qui ont déployé une énergie considérable à faire absorber de force ce flux humain dont plus personne ne connaît réellement aujourd'hui la réelle dimension, mais dont tout le monde peut constater à quel point il est de densité suffisante pour avoir mis à mal la vie sans frontières des vieilles nations européennes.

Les Allemands ne sont cependant pas les seuls coupables de cette collaboration envers des migrants qui sont en majorité des migrants économiques et dont on comprend bien qu'il sera difficile de les inciter à repartir en Libye, Irak ou Somalie après avoir eu un aperçu même sommaire et brutal de la vie en Scandinavie, en France ou en Allemagne. De nombreux projets croisés et transnationaux ont commencé à voir le jour, comme par exemple l'association franco-allemande SOSMEDITERRANNEE qui bénéficie notamment de subventions de BNP Paribas afin de "sauver des migrants et les accompagner vers les dispositifs d'information et d'assistance aux migrants sur le territoire européen" (Source).

Ne faudrait-il pas plutôt commencer par prévenir le suicide chez nos agriculteurs ou nos petits artisans, aider nos jeunes femmes dans le besoin (les futures mères européennes), parfois contraintes de se prostituer pour payer leurs études, ou tout simplement s'occuper des dizaines de milliers de SDF qui jalonnent les rues des villes européennes?

Cette affaire européenne n'en est peut-être pas une.

Il y a d'abord cette surprenante nouvelle qui tombe à point nommé, à savoir la naissance en Grande-Bretagne d'un nouveau type d'établissement financier destiné aux étrangers et aux migrants et leur permettant d'ouvrir un compte en ligne en s'épargnant les habituelles tracasseries administratives.

Il y a ensuite cette analyse minutieuse faite par Vladimir Shapak. Vladimir Shapak est le créateur d'une application du nom de Scai4Twi permettant l'analyse de l'ADN d'un Tweet, à savoir son contenu et son origine territoriale. L'analyse de plus de 19.000 tweets liés à la thématique des "migrants" a ainsi permis de tirer des conclusions bien étonnantes. Tout d'abord, 93% des tweets émis contenaient des informations positives sur l'Allemagne et l'Autriche, et 76% contenaient des hashtags #RefugeesWelcome+Germany, alors que seuls 6% de ces messages étaient émis d'Allemagne, 36% de sources géo-localisées en Angleterre et en Amérique, parmi lesquelles de nombreux éminents médias américains ou responsables d'ONG américaines dont le trafic de tweets a été particulièrement important, comme on peut le constater ici.

Plus étonnant encore, les liens forts discrets mais surprenants qui entourent la puissante association allemande Fluchthelfer. Fluchthelfer est un site militant appelant les citoyens européens à devenir des "agents d'évasions" en covoiturant des migrants de façon citoyenne et discrète lors de leur déplacements en Europe ou de leur retour de vacances en zones frontalières, telles l'Italie ou la Grèce. En clair, à devenir des passeurs et des trafiquants d'êtres humains et en violant la loi, comme le démontre leur vidéo de promo dans lequel on peut voir de bons vieux Allemands transporter un jeune homme visiblement originaire d'Afrique en lui faisant traverser les inexistantes frontières du dispositif Schengen.

Au cours du mois d'août 2015, des blogueurs se sont intéressés à Fluchthelfer pour découvrir que le nom de l'association avait été déposé, sur Internet, par une puissante structure américaine: l'institut Ayn-Rand, ultra libertaire sur le plan sociétal et dont le conseil d'administration est composé autant d'anciens membres de Goldman Sachs que de membres du Cato Institute, ce dernier prônant également "les libertés individuelles, un gouvernement réduit, les libertés économiques et la paix". Depuis ces "fuites", en juillet et août, le nom de domaine Fluchthelfer a été déposé (le 1er septembre) par un hypothétique Escape Institute dont le titulaire, s'affichant sous le nom de "Paul Ribbeck", utilise un anonymiseur internet au logo rouge et noir. Ce même Paul Ribbeck prétend fournir "des outils de communication informatique pour les personnes et les groupes qui militent en faveur d'un changement social libérateur".

Fluchthelfer a été initié en Allemagne par le collectif PENG qui, parallèlement à son activisme Internet et sociétal, coopère avec des groupes libertaires tels que, par exemple, les Pussy Riot ou encore Voïna. Les lecteurs souhaitant en savoir plus sur ces associations et leurs activités peuvent consulter cet article qui recense leurs faits les plus glorieux.

Sans surprise, les liens entre les réseaux américains et européens afin de favoriser, aider et même soutenir cette poussée migratoire sont de moins en moins secrets, et c'est l'Open Society de Georges Soros qui affirme sur son site soutenir « les associations oeuvrant à apporter des solutions relatives à la sécurité et au bien entre migrants légaux et illégaux ».

Bref, une destruction des Etats européens et des identités assistée des forces les plus destructrices de la planète, car pendant que les activistes européens travaillent à leur auto-destruction ainsi qu'à celle des leurs, l'Etat islamique, lui, infiltre les colonnes de faux refugiés. Dans le même temps, cette grande démocratie qu'est le Qatar et qui soutient le terrorisme en Syrie vient d'acheter et d'imposer des places pour migrants à La Sorbonne, complétant sur le plan financier une invasion imposée a l'Europe et aux Européens qui devrait finir par amener la Guerre globale sur le continent européen.

Voilà donc un scénario imposé par des réseaux globaux, qu'ils soient libertaires capitalistes, gaucho-libertaires ou islamiques radicaux, et dont l'objectif, de la Californie à Berlin en passant par Paris, Bruxelles, Raqqa ou Doha, reste le même: la destruction des Etats européens.

Alexandre Latsa

Donations

Nous avons récolté 1768 € sur 3000 €

faites un don