Un Pearl Harbor postmoderne...

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Un Pearl Harbor postmoderne...

Postmodernité, tout est postmodernité aujourd’hui ! La rapidité du temps est elle-même d’un type qu’on qualifierait de “postmoderne”, comme si le Temps voulait dépasser la modernité pour nous rapprocher tous, plus vite, d’une autre époque. Le système de la communication joue un rôle considérable dans ce qui pourrait paraître comme une entreprise structurée, dépassant et de loin toutes les capacités humaines bien que plus que jamais le sapiens semble ne cesser de se persuader toujours plus qu’il est d’une essence d’au-delà de l’humain. Le système de la communication, pour nous, dépasse largement la simple onction de la communication, ou de la circulation de l’information. Il est un acteur presque autonome, comme PhG tente de le décrire dans le cours de son travail actuel sur le Tome-III de La Grâce de l’Histoire...

« L’émergence de la psychologie comme canal essentiel et surtout comme canal autonome (sans intervention de la raison humaine) de notre perception du monde est une conséquence, non d’un choix intérieur, non d’une nécessité organique ou spirituelle, mais bien d’une occurrence technique. C’est le développement de “notre” Système qui conduit à cette mise en évidence de la psychologie. Mystificateur par nature, “persifleur”, intoxicateur, désinformateur et virtualiste, le Système a choisi de parfaire son empire sur la raison humaine par la communication. Ce développement a conduit au système de la communication, dont on connaît les spécificités étranges, lui assurant presque une autonomie que quelques esprits audacieux pourraient croire dotée d’une sorte de libre-arbitre. (Il peut être absolument destructeur ou absolument salvateur, selon les circonstances, l’orientation des choses, la façon dont on appréhende ses effets, – c’est son “côté-Janus”.)

» Le système de la communication agit essentiellement par le canal de la psychologie. C’est lui qui a suscité cette importance fondamentale de la psychologie, en transformant sa fonction de réceptacle passif de la perception du monde, en une fonction plus active, plus complexe, et qui s’est révélée être, par rapport au Système, à double tranchant. Le caractère de Janus du système de la communication, sur lequel nous nous sommes souvent arrêtés, a nourri l’ambiguïté, du point de vue du Système, de la perception du monde par notre psychologie dans l’époque postmoderniste où triomphe le système de la communication... »

Un exemple de la constante novation de l’action du système de la communication se trouve dans un texte de “Nick” publié par le Saker-US le 21 avril 2018 sous le titre « A false flag attack on a USN ship next ? » Le texte, s’appuyant sur le déploiement du groupe naval du porte-avions d’attaque USS Harry S. Truman qui s’approche des côtes syriennes, imagine ce que pourrait être une attaque de provocation en Syrie prenant comme prétexte ce qui est désormais le stéréotype de la catégorie falseflag, l’inévitable bidouillage d’une “attaque chimique”, conduisant en retour les Russes à riposter contre le groupe naval de l’U.S. Navy, et ainsi déclenchant une guerre mondiale entre les USA et la Russie. L’auteur écrit à la fin de son texte :

« Si cela vous trouble (et cela devrait être le cas), alors tout ce que je vous demande est de vous emparer de cette analogie de Pearl Harbor et de la diffuser partout sur les réseaux sociaux A L’INSTANT. Parce que une fois que ces jeunes matelots et ces jeunes aviateurs auront été sacrifiés, les exigences d’une “guerre de revanche” seront inarrêtables. Mais si les fauteurs de guerre réalisent qu’un très grand nombre de personnes sont d’ores et déjà informées de leur plan, cela peut les conduire à reculer... »

Il est moins question de s’attacher ici au contenu qu’à la forme de l’écrit, son but, sa destination, l’effet attendu, etc. Le contenu est simple : rappeler divers exemples, mais principalement celui très-fameux et bien documenté de Pearl Harbor, où les USA utilisèrent des moyens d’intervention, de provocation ou de leurres au niveau naval pour disposer d’un argument leur permettant d’entreprendre un conflit. L’exemple de Pearl-Harbor est effectivement le plus fameux et le mieux documenté, avec de très nombreuses pistes, actes prouvés, confidences écrites restituant l’état de l’esprit à Washington... (La phrase très-significative dans l’ambiguïté presque cynique et très-symbolique, – « Mon premier sentiment fut celui du soulagement », – extraite des mémoires du secrétaire à la Guerre Stimson, lorsqu’il apprend l’attaque de Pearl Harbor.) L’article envisage donc qu’un montage adéquat fasse qu’un engagement contre le groupe du USS Harry S. Truman pourrait être considéré comme un nouveau Pearl Harbor, un “Pearl Harbor postmoderne” dans des conditions extrêmes.

Ce qui est original, et significatif, c’est l’action de communication qui est ainsi entreprise. Il faut d’abord voir que nous sommes dans une époque où la domination du système de la communication est écrasante, notamment avec la destruction totale de la réalité, – d’ailleurs conséquence et cause de cette importance du système de la communication. (C’est à partir de cette situation que nous parlons des « spécificités étranges [du système de la communication], lui assurant presque une autonomie que quelques esprits audacieux pourraient croire dotée d’une sorte de libre-arbitre. »). Cette situation permet d’opérer dans le domaine de la communication et de la perception dans des façons et selon des techniques à la fois extrêmement nouvelles et originales, avec des effets politiques, stratégiques et psychologiques majeurs. Le cas présenté ici montre à quel degré d’avancement on peut aller dans des actions “offensives”, – dans le genre “préventif” et “dissuasif”, – pour tenter de contrecarrer des opérations de provocation qui sont conduites dans leur maîtrise essentiellement sinon exclusivement grâce au système de la communication. En effet, dans le “scénario” présenté ici, tout dépend, comme d’habitude, de l’habituelle “attaque chimique” simulée ou réalisée de toutes pièces dans le sens habituel, déclenchant une campagne massive de la presseSystème, puis des pressions politiques au niveau de la communication, et ainsi de suite jusqu’à l’attaque de provocation contre la Syrie.

On voit bien la domination du système de la communication : le “Pearl Harbor postmoderne” se déroulerait presque à ciel ouvert au contraire de l’original, essentiellement parce que « À ce stade avancé du jeu, il est peu probable que notre gouvernement ou tout autre gouvernement impliqué dans le théâtre syrien ne se soucie même plus d'expliquer ses actions. » De même, l’action de “prévention” ou de “dissuasion” se déroule, elle aussi, – c’est d’ailleurs sa raison d’être, – à ciel ouvert, et là on se trouve dans un cas complètement inédit car une telle sorte d’action était impossible directement du temps de l’original. En 1941, on pouvait être contre la guerre, on pouvait dénoncer une politique US dont on jugeait qu'elle contraindrait le Japon à une attaque, etc., mais on ne pouvait rien faire comme intervention dans le domaine même de la communication à propos de l’attaque de Pearl Harbor et de la provocation qui semble avoir précédé puisque tout cela se déroulait dans le secret, hors du système de la communication.

Ainsi le système de la communication prend-il aujourd'hui, dans notreétrange époque, part à l’action d’une façon directe, effective, proprement extra-ordinaire pour le domaine des grandes affaires stratégiques et des conflits même à prétention conventionnelle sinon globale. Considérez l’article ci-dessous et l’exhortation qui l’accompagne (« ...de vous emparer de cette analogie de Pearl Harbor et de la diffuser partout sur les réseaux sociaux A L’INSTANT ») : on pourrait presque l’imaginer comme une pétition, non pas simplement contre la guerre (contre le principe de la guerre), mais contre une manœuvre de provocation spécifique, presque identifiée avant d’avoir lieu, qui devrait être nécessairement secrète et qui est pourtant présentée et dénoncée ouvertement, comme devant entraîner une riposte contre la flotte US et donnant le motif pour une guerre générale.

Une remarque complémentaire mais néanmoins capitale est qu’il s’agit d’un exemple du système de la communication dans sa fonction-Janus agissant complètement dans un sens antiSystème. Ce point alimente un jugement qui se développe chez nous depuis quelques temps, et surtout depuis l’attaque de la nuit du vendredi-13 contre la Syrie, qui apparaît de plus en plus comme un échec du Système pour diverses solides raisons, qui contribue à imposer de plus en plus les “attaques chimiques” en Syrie comme des stéréotypes de l’action faussaire de provocation par excellence, qui affaiblit constamment le flot mensonger de la narrative du Système comme une glace trop fragile qui se fendille sur la surface d’un lac (par exemple, pour la poésie du propos, sous l’action de l’arrivée du printemps de l’antiSystème)...

Et “ce jugement qui se développe chez nous” est bien que le système de la communication dans sa fonction-Janus est de plus en plus dans le sens antiSystème. Tout se passe comme s’il avait choisi son camp et, faites-lui confiance, le système de la communication a du nez pour s’y retrouver, – pour, comme disait l’autre, “faire le bon choix”...

dedefensa.org

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A false flag attack on a USN ship next?

The USS Harry S. Truman Carrier Strike Group left the east coast Naval Station Norfolk, VA on 11th April.

The aircraft carrier is accompanied by the guided-missile cruiser USS Normandy, the guided-missile destroyers USS Burke, Bulkeley, Forest Sherman and Farragut, and the destroyers USS Jason and The Sullivans. The strike group carries 6,500 sailors and Carrier Air Wing One.

Recent announcements about Russia’s hypersonic Kinzhal (‘Dagger’) missile system having made these vessels effectively obsolete, this means that the ships and their crews are essentially being sailed into a bloody scrapyard.

Even without the recent upgrading of the Kinzhal system, the experience of the British fleet in the Falklands conflict illustrates the vulnerability of warships to low-flying missiles. In addition to the sinking of the HMS Sheffieldand Sir Galahad, virtually every British ship was hit by at least one of Argentinian’s French-made Exocet missiles – a weapons system which was already 20 years old at the time.

Reportedly the only thing that saved the UK force from obliteration was that the Argentinians had got their missile altimeter settings wrong. The Russians will not make the same sort of error!

These facts are of course known to the US military planners and – one would assume and hope, for it is duty to know – by Donald Trump. And yet the US fleet is now nearing the coast of Syria, where it will met up with American and other NATO warships already in position. Together, they will make one big flock of sitting ducks.

If the people pushing Trump manage to get him launch a new strike on Syria (and we must expect a new false flag attack) and if the massive increase in NATO firepower means that enough missiles get through to enough targets to kill Russians, then Putin really has no choice but to sink the US fleet.

No choice because, whatever the danger of doing so, failure to respond would signal Russian defeat and retreat in Syria, which would of course lead to a rapid escalation of military pressure against Lebanon and Iran, and mean that when the Empire then rolls on to strike Russia, her most reliable allies will already have gone and her ‘soft underbelly’ will be seriously exposed.

So Putin orders the destruction of the US fleet, and an hour later all that is left is debris and mangled corpses in some oil slicks – and some ‘great’ photos and video clips to illustrate Trump’s declaration of war on account of “Russia’s deadly sneak attack on a US humanitarian force”.

Sounds familiar? It should do. Because we’re not just thinking here of the USS Maine, the Lusitania and the Gulf of Tonkin. The Washington habit of using sunken ships as the causus belli also of course included Pearl Harbor.

Just in case you need a reminder, here’s just one exampleof the many short videos out there on the truth about the Japanese attack on 7th December 1941 which explain how Roosevelt had advance intelligence of the planned attack, but decided not to pass it on to the anchored sitting duck fleet.

The more or less official excuse (the President’s guilt never having been formally acknowledged) is that to have alerted the fleet would also have tipped off the Japanese that their naval codes had already been broken. But the truth is of course that deliberately didn’t warn the fleet because he knew that the sacrifice would goad the American people into a war against Hitler to which he and those around and behind him were committed, but which the American people opposed.

The circumstances this time are of course somewhat different, not least that everyone with even a passing knowledge of the Russian missile capability already knows that 6,500 sailors are “on their way to Samara”.

Which makes Donald Trump either a criminally incompetent fool, a bad poker player or a wholly controlled puppet of the psychotic Anglo-Zionist elite. If he is one of the first two of these, then there is of course still a chance that he might respond to the disaster by blinking and retreating. In which case, the Beltway elite will use the human tragedy and his humiliation to remove him from office (not a bad consolation prize, from their point of view).

But if he is the third, then the ‘shock’ blitz on the US fleet will lead to the immediate declaration of World War Three.

Indeed, if things get that far (and we’re probably 48 hours and one White Helmets’ video away from it) then the only thing that realistically stands a chance of stopping the racist Anglo-Zionist psychopaths in their tracks is if the Russian attack and its result are such a devastating show of ‘shock and awe’ as to make it impossible for them to ignore a simultaneous public warning by Putin to Netanyahu that any further US hostile response will place Israel directly in the firing line as well.

That might JUST be enough to make the Neocons back off. If not, then World War Three it will be. It might not go nuclear straight away, but even while it is conventional EVERYTHING will change:

Dissident anti-war voices such as this will rapidly be silenced by blanket censorship and internment; your sons and daughters will be conscripted; your taxes will go through the roof – and you will have to live with the ever-present fear that, once China enters the war against Washington and its client states, the tide will run so fast against the ‘democratic allies’ that their ‘humanitarian missiles’ will end up with nuclear tips.

If that disturbs you (and it surely should) then all I ask is that you take the Pearl Harbor analogy and get busy spreading it on social media RIGHT NOW. Because once those young sailors and airmen have been sacrificed, the demand for a war of ‘revenge’ will be unstoppable. But if the warmongers realize that plenty of people have already understood the plan, it might just spook them into backing off.

In which case the fleet can do a few face-saving manoeuvres and then sail home again and we can look forward to a summer which may be warm, but not as uncomfortably hot as it could otherwise become!

Nick” (pour Saker-US)

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