Trump a trouvé plus fou que lui

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Trump a trouvé plus fou que lui

On connaît la réputation de The Donald Trump, ses écarts divers, ses provocations, etc. On connaît la fureur haineuse des employés-Système, surtout de la presse-Système, contre ce The Donald, – pas tellement pour ce qu’il dit mais parce qu’il le dit en même temps qu’il conchie l’establishment (le Système), et qu’il le(s) conchie explicitement. C’est-à-dire qu’il expose essentiellement le péché majeur de s’étiqueter lui-même “populiste”, ce qui est s’attaquer à la ligne de défense directe du Système qu’est le processus démocratique totalement corrompu de nos démocraties flamboyantes.

... Il y a eu donc une levée de boucliers incroyablement vertueux (les boucliers) suite aux déclarations de Trump annonçant qu’il interdirait au moins temporairement l’accès du territoire US aux musulmans s’il était élu, cela dans le cadre de l’hystérie, ou de la démagogie hystérique, antimusulmane, que l’activité de Daesh a déclenchée. Aussitôt, The Donald a été condamné, par Obama, par la candidate hyper-vertueuse des démocrates, Hillary, par ses compagnons républicains qui prétendent à la nomination du parti, Jeb Bush en tête qui paraît encore plus conforme, médiocre, sans saveur que son frère GW, par diverses autorités-Système, etc. (Certes, c’est ce que cherche The Donald mais tous espèrent fiévreusement que, cette fois, c’est “le coup de trop” et qu'ils pourront se débarrasser de lui à cette occasion.)

Eh bien, Robert Parry n’est pas d’accord, et il le dit le 8 décembre sur son site ConsortiumNews. Pour lui, ce qu’a dit le sénateur Cruz, concurrent républicain de Trump, est beaucoup plus condamnable que ce qu’a proposé Trump. Cruz a suggéré d’employer l’arme nucléaire contre les régions occupées par Daesh, soit quasiment la Syrie et l’Irak si l’on tient compte de l’extension des dégâts du feu nucléaire : cela devrait être dans son programme s’il est élu président. Personne, dénonce Parry, ne s’est attardé à cette suggestion extraordinaire, et essentiellement, selon nous, parce que Cruz n’est pas anti-establishment comme l’est Trump. De toutes les façons, les esprits-Système jugent en général beaucoup plus insupportable la perspective d’une transgression de la “valeur”-Système de la non-discrimination à la perspective de l’emploi de l’arme nucléaire ; tout de même, il faut raison-morale garder. (Voir ausi le commentaire de Justin Raimondo de ce 9 décembre défendant Donald Trump et dénonçant ses dénonciateurs.)

« As Republican presidential candidates lined up to one-up each other about how they would fight Islamic terrorism, many mainstream pundits questioned the hysteria and took particular aim at billionaire Donald Trump for seeking a moratorium on admitting Muslims to the United States, but Trump’s proposal was far from the most outrageous.

» Getting much less attention was a statement by Sen. Ted Cruz of Texas, who is considered by many a more likely GOP nominee than Trump. Cruz suggested that the United States should nuke the territory in Iraq and Syria controlled by Islamic State militants.  “I don’t know if sand can glow in the dark, but we’re going to find out,” Cruz told a Tea Party rally in Cedar Rapids, Iowa. In reference to Cruz’s comment, a New York Times editorial added, “whatever that means.” But the phrase “glow in the dark” popularly refers to the aftermath of a nuclear bomb detonation. In other words, Cruz was making it clear to his audience that he would be prepared to drop a nuclear bomb on Islamic State targets. While the bombastic senator from Texas was probably engaging in hyperbole – as he also vowed to “carpet bomb them into oblivion” – the notion of a major candidate for President cavalierly suggesting a nuclear strike would normally be viewed as disqualifying, except perhaps in this election cycle.

» While Cruz drew little attention for his “glow in the dark” remark, Trump came under intense criticism for his proposal to block the admission of Muslims into the United States until the nation’s leaders can “figure out what is going on” in the aftermath of the Dec. 2 terror attack by a Muslim husband-and-wife team in San Bernardino, California. Across mainstream politics and media, Trump’s idea was decried as both “unprecedented” from a top candidate for President and a likely violation of the U.S. Constitution which respects freedom of religion and requires equal protection under the law.

» Other Republican candidates, even the more “moderate” ones, also talked tough about Muslims in what shaped up as a heated competition to outdo one another in appealing to the angry and frightened right-wing “base” of the GOP. Former Florida Gov. Jeb Bush argued that the threat from Muslims was unique: “The idea that somehow there are radical elements in every religion is ridiculous. There are no radical Christians that are organizing to destroy Western civilization. There are no radical Buddhists that are doing this. This is radical Islamic terrorism.” »

Quoi qu’il en soit, on notera combien l’activité de Daesh, surtout avec l’attentat 11/13 de Paris, est entrée d’une façon explosive dans le débat politique aux USA. Nous croyons que la cause en est d’abord l’“hollywoodisme” de Daesh, c’est-à-dire sa technique de communication s’apparentant à des scénarios de blockbusters de Hollywood, aussi visible et grossière que l’“hollywoodisme” à cet égard. Cela touche au cœur de la culture du monde politique US.

 

Mis en ligne le 9 décembre 2015 à 08H18

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