RapSit-USA2020 : American Crisis First

Brèves de crise

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RapSit-USA2020 : American Crisis First

A côté de la relative discrétion qui caractérise tous les outils de communication dépendant du Système, l’information alternative met en évidence la force de la reprise de la pandémie Codiv19 aux USA. On pourrait presque parler de “deuxième vague” d’un point de vue quantitatif, l’expression étant inappropriée “techniquement” dans la mesure où cette résurgence semble venir directement des mesures dont le caractère est indubitablement politique, même si indirectement, prises par les diverses autorités concernées, et en cela avec des responsabilités partagées (démocrates et républicains) et des complots divers et exotiques. Le site WSWS.org est évidemment prompt  à mettre en évidence cette situation d’une crise sanitaire qui est désormais une crise directement politique, avec les États les plus touchés, comme  la Florideen premier. L’audition hier devant le Sénat du Dr. Fauci, premier responsable sanitaire du gouvernement (même s’il s’oppose souvent et frontalement à Trump), lui en donne l’occasion :

« “Nous ne pouvons pas nous contenter de nous concentrer sur les domaines qui connaissent la plus forte croissance épidémique. Cela met en danger le pays tout entier. Nous avons plus de 40 000 nouveaux cas par jour. Je ne serais pas surpris que nous passions à 100 000 nouveaux cas par jour si cela ne change pas”.
» Invité à donner une estimation du nombre probable de décès, M. Fauci a déclaré qu'il ne pouvait pas donner de chiffre, mais il a ajouté : “Je pense qu'il est important de vous dire, ainsi qu'au public américain, que je suis très inquiet car la situation pourrait devenir très grave”.
» Le témoignage de M. Fauci a souligné la triste réalité selon laquelle la pandémie aux États-Unis est désormais bien plus répandue qu'elle ne l'était à son apogée précédent, fin mars et début avril, lorsque les États du pays ont imposé des mesures de confinement pour contenir la propagation des infections et des décès. L'un des principaux facteurs de cette mesure a été une série de grèves sauvages des travailleurs de l'automobile aux États-Unis et au Canada, qui ont refusé de prendre le risque d'être infectés et tués pour continuer à remplir les coffres les profits des trois compagnies automobiles de Detroit.
» Une fois la loi bipartisane CARES adoptée par un vote quasi unanime du Congrès, mettant en place un plan de sauvetage de Wall Street de plusieurs milliers de $milliards, les entreprises, Trump aussi bien que les médias alignés sur les démocrates, en particulier le New York Times, ont commencé à exiger la ‘réouverture’ de l’économie et le retour forcé des travailleurs dans les usines et les lieux de travail.
» Cette action a été menée par les gouverneurs et les maires des deux partis. Cela s’est fait sans qu’aucun système sérieux de test, de recherche et de traçage, de mise en quarantaine des personnes infectées ou pouvant l’être, ne soit en place. Aujourd’hui, quelques semaines plus tard, le virus est devenu incontrôlable. Les infections signalées aux États-Unis sont supérieures à 2,6 millions et le nombre de décès a atteint 127 000.
» La semaine dernière a vu la plus forte augmentation moyenne quotidienne des nouveaux cas sur une période de sept jours : 39 000 par jour. Vendredi dernier, un nouveau record a été établi avec plus de 47 000 cas, et lundi, on a enregistré une augmentation de plus de 44 700 cas. Le nombre d'infections augmente dans 26 à 38 États, selon la source des données.
» Onze États ont enregistré une augmentation moyenne quotidienne de plus de 100 % des cas au cours des 14 derniers jours. Il s'agit de la Floride (237 %), du Texas (165 %), de l'Arizona (128 %) et de l'Oklahoma (176 %). En Californie, l'augmentation quotidienne moyenne est de 70 % et en Ohio de 69 %.
» Non seulement les nouveaux cas sont en forte hausse, mais le pourcentage de tests positifs augmente et les taux d'hospitalisation sont en hausse dans 12 États. »

Certaines remarques peuvent être faites à propos de ce “rebond” ou “deuxième vague” de la crise-Covid19, qui seront spécifiques aux USA puisque c’est leur situation qui nous intéresse. (Alors que le “rebond” de la crise-Covid19 est mondial essentiellement, sauf pour l’Europe en général.)

• La “politisation” dans le sens le plus radical et polarisé de la pandémie est totale et entre directement dans la furieuse bataille politique des présidentielles. On peut même dire que la plupart des mesures décidées, tant au niveau fédéral (l’administration Trump) qu’aux différents échelons locaux (essentiellement les États et les villes conduits par des démocrates) ont un objectif politique complémentaire, sinon central. On pourrait alors juger scandaleux et extrêmement révélateur de la profondeur de la crise générale du pays,  de voir à quel point, aux USA, dans l’état d’hystérie et de manipulation de la communication en cours, les décisions “sanitaires” concernant une situation proclamée d’urgence et dangereuse sont à au moins un pourcentage de 90% déterminées en fonction de l’avantage politique qu’on peut en retirer face à l’adversaire, ou du tort qu’on peut causer à cet adversaire. Il s’agit en fait de la mesure de la tension et de la profondeur de la crise.

• De ce fait mais aussi selon une dynamique propre aux USA, la crise-Covid19 et la crise pseudo-“raciale” (Grande-Emeute2020) sont directement intégrées l’une dans l’autre, pour former le volet américaniste (c’est-à-dire le volet central) de la Grande Crise d’Effondrement du Système (GCES).

• Cette intégration des deux crises est d’autant plus forte que le ‘rebond’ de Covid19 est fort, ce qui est également caractéristique du phénomène. Covid19 relancé avec force n’a en aucune façon supplanté la Grande-Emeute2020, comme on aurait pu et même dû logiquement le penser. Désormais, des aspects d’une crise sont directement confrontés ou mis en complément à des aspects de l’autre, comme lorsque des accusations sont lancées contre la “responsabilité” de la Grande-Emeute2020, du fait des rassemblements de personnes, dans la relance de Covid19 ; ou bien, au contraire, la façon dont la presseSystème dénonce des “déconfinements” trop rapides (sur consigne de Trump) avec les rassemblements qui s’ensuivent et relancent Covid19, et ne disent mot des risques de relance-Covid19 du fait des manifestations des Black Lives Matter (BLM) parce qu’elles font partie du jeu progressiste-sociétal que joue l’essentiel de cettte presseSystème.

C’est donc manifestement aux USA que se réalise le plus nettement, le plus décisivement, la fusion des deux crises qui est la dynamique essentielle permettant aujourd’hui d’affirmer que nous nous trouvons dans la phase finale-ES (Effondrement du Système). Les extraordinaires disparités d’action avec un service de santé chaotique et une police mise complètement sur la défensive, l’extraordinaire fractionnement des pouvoirs divers et l’extraordinaire dysfonctionnement du pouvoir en tant qu’entité légitime du système de l’américanisme, l’extraordinaire haine qui caractérise les rapports entre les adversaires, font effectivement des USA le terrain privilégiée de la fusion des crises. Les USA sont donc la matrice de la GCES, et cela rencontre complètement la logique interne de la situation de notre civilisation en cours d’effondrement. La chose commence à pénétrer peu à peu, et même subrepticement, les inconscients jusqu’au subconscient pour certains, de nombre de dirigeants-Système, notamment “alliés” des USA.

Un mot résonne étrangement à cet égard, qui est une évaluation de la situation des USA par Angela Merkel, où l’on comprend bien ce qui est signifié, – à savoir que “les USA ne veulent plus être une puissance mondiale...” : « Nous avons grandi dans la certitude que les États-Unis voulaient être une puissance mondiale. Si désormais les États-Unis souhaiteraient de leur plein gré abandonner ce rôle, nous serions devant la nécessité d’une profonde et fondamentale réflexion. » Le passage important et finalement bizarre est “de leur plein gré” (“of their free will” dans l’‘original’ anglais : « We grew up in the certain knowledge that the United States wanted to be a world power. Should the US now wish to withdraw from that role of its own free will, we would have to reflect on that very deeply... »). Cela résonne comme une façon de dire “les USA se trouve dans leur crise ontologique de néantissement, ils le savent et ils agissent en conséquence, c’est-à-dire qu’ils s’alignent sur la pente d’effondrement de cette crise, – ce qui va nous à réfléchir profondément et fondamentalement. 

(Nous ne songeons pas une seconde à faire crédit d’un don, d’une voyance-croyance, d’une ouverture consciente sinon volontaire de Merkel à l’intuition ; nous croyons plutôt que cette appréciation correspond à une perception non exprimée, ni même déchiffrée, de la profondeur de la crise du système de l’américanisme, ce pourquoi le ministre des affaires étrangères allemand a précisé depuis que l’Allemagne ne croyait pas que cette attitude nouvelle des USA resterait limitée à Trump, mais qu’elle  caractérisait désormais toute direction washingtonienne.)

L’America First comme un choix de Trump, se lit désormais American Crisis First, comme une obligation des événements. Dans un long article où il analyse la crise de l’américanisme (dans une voie [l’importance qu’il apporte au racisme] qui n’est pas nécessairement la nôtre pour ce qui est des causes, mais rejoint cette sensation de crise terminale), Alexandre Douguine écrit :

« Dans de telles circonstances, le problème racial dans la société américaine n'a tout simplement pas de solution, mais formellement au niveau de la loi et de l’idéologie libérale officielle, tout est déjà résolu. Par conséquent, la vague actuelle de protestations afro-américaines soulève des questions plus profondes auxquelles il n'y a pas de réponse. La seule réponse proportionnée serait la destruction des États-Unis. Mais c’est, en un sens, l’issue logique de la guerre civile qui se profile à l’horizon. »

Les songes d’une nuit bidenesque

Les sondages vous font aller d’une situation inattendue l’autre, comme dans un roman de Céline. La confrontation du résultat de l’avance considérable de Biden sur Trump (autour de 14%), notamment dans les sondages qui se font en coopération avec le New York Times dont on connaît la tendance, avec le résultat de cet autre sondage (Rasmussen) qui nous dit que près de 40% des personnes interrogées jugent que Joe Biden est atteint de démence sénile (troubles du comportement, Alzheimer, etc.), alimente la perplexité pour ce qui concerne la situation aux USA et les élections présidentielles, – comme s’il n’y avait pas de rapport entre ceci et cela dans le chef des positions de certaines personnes interrogées qui se disent démocrates (pro-Biden) et jugent que Joe est fou. (Dans l’échantillonnage Rasmussen, on précise qu’il y a 20% des démocrates interrogés qui se mettent dans cette catégorie des croyants à la folie de Biden.)

Malgré l’épais et assourdissant silence de la presseSystème US (suivie dans un élan panurgique par la presseSystème européenne) sur les impairs très étranges de Biden, sur sa campagne “confinée” (moins il en dit mieux c’est), sur ses “gaffes” qui passent chez lui comme des suppositoires, on signalera l’avis du colonel Lang, une de nos sources favorites avec WSWS.org de l’autre côté (de l’idéologie) sur la crise de l’américanisme. Lang a été  très impressionné par les deux récents ‘lapsus’ (?) bidenesques, – le dernier sur les morts du Covid19  le 26 juin, – où Biden confond les “millions de morts” avec les “milliers de morts” sans s’impressionner lui-même...

« Ma thèse ici est que Biden est mentalement inapte à être commandant en chef.
» L’erreur sur les 120 millions de morts de la déclaration COVID-19 qu’il a faite est TELLEMENT grotesque, TELLEMENT grotesque. A mon avis, cela signifie qu’il n’a plus la capacité d’un jugement critique. Plus aucune. Un intellect en bon état aurait su instinctivement, à l’instant même que la chose allait être dite ou était dite, qu’il ne pouvait être question de 120 millions d'Américains morts des effets du virus.  Que s'est-il passé ? Le texte du téléprompteur était-il si faux ?  En tout cas, une personne en contact avec la réalité aurait décelé la faute et n’aurait rien dit de la sorte. Joe a également déclaré le 25 février en Caroline du Sud que  150 millions d'Américains ont été tués par la violence armée depuis 2007. Dans le ‘Joeworld’, 120 millions de personnes ont été tués aux USA par COVID-19 et 150 millions par des armes à feu. Dans le ‘Joeworld’, nous ne restons plus que 80 millions aux USA.
» Le CinC des forces armées américaines (POTUS) a le contrôle immédiat et direct des forces nucléaires du pays. Il peut lancer une attaque avec ces forces sans demander l’accord du Congrès. Nous avons construit ce système fou pendant la Guerre Froide et nous avons fait en sorte que les Soviétiques le comprennent. Nous avons fait cela pour rendre MAD crédible. Pour autant que je sache, nous n’avons jamais démantelé le système.
[...]
» Les contrôles du système de lancement de MAD requièrent à la fois de la santé mentale et des compétences.  Joe n’est pas mentalement compétent.
» On doit s’interroger sur les sondages selon lesquels le peuple américain préfère cette épave démente à un Trump. Ils détestent Trump à ce point ? Remarquable. »

La guillotine d’Amazon

Le désordre courant se poursuit aujourd’hui aux USA, de toutes les façons et dans nombre de régions. D’une façon systématique bien délimitée par contre, la plus grande discrétion est pratiquée à cet égard par la presseSystème, sans doute de crainte de tomber dans le piège du sensationnalisme.

Les incidents ont des tournures diverses, parfois paradoxales sinon ironiques, comme celle d’une foule-BLM marchant sur les villas des super-riches ultra-progressistes du quartier de Beverley Hill, à Hollywood, en criant « Eat the richs » ; mais, cette fois, la police  était au rendez-vous pour bloquer les trublions, sur ordre exprès des autorités très-progressistes et très pro-BLM de Los Angeles. Il y a aussi l’amusante escapade d’un groupe de “protestants” (politiques, pas religieux) pour installer  une guillotine dans le jardin de la villa assez confortable de Jeff Bezos, l’homme d’Amazon et du WashingtonPost(et donc de la CIA), lui aussi progressiste-sociétal très affirmé, et accessoirement l’homme le plus riche du monde. Quant aux membres hyper-progressistes du Conseil Municipal de Minneapolis qui ont voté la dissolution de la police de Minneapolis, ils  mobilisent la police pour les protéger, sans doute contre les “violences policières”. Et puis, on en passe et des meilleures, où paradoxes et contradictions abondent au gré des ‘complots’ et des manœuvres corruptrices...

Il y a également le feuilleton de l’aventure du quartier-“libéré” CHAZ-CHOP de Seattle ; elle se poursuit quoiqu’il semblerait qu’on approche peut-être du terme (ce qui devrait être fait depuis plus d’une semaine, selon l’annonce de la maire il y a une semaine). Cette possibilité est apparue dans la mesure où des manifestants émanant de cette enclave de liberté sont venus autour de la maison de cette maire ultra-libérale de la ville, laquelle s’est sentie soudain troublée pour la sécurité de sa famille et a ordonné qu’on se mettre sérieusement au travail de déblaiement, avec plutôt des bulldozers que des promesses de « summer of love ». Il faut aussi écouter la cheffe de la police de Seattle, la très jolie métisse Africaine-Mexicaine  Carmen Best, exposer en termes pathétiques la situation de l’enclave CHAZ-CHOP où l’on se tue, où l’on vole, viole et rapine, et la situation où est réduite la police, privée par le conseil municipal de ses armes principales pour dégager les voies publiques, et pourtant chargée éventuellement de dégager à l’aide de paroles apaisantes le terrain de la CHAZ-CHOP. C’était avant que la maire n’envoie les bulldozers pour protéger sa maison.

Pour poursuivre, quelques analyses diverses, attelées à la tâche relativement aisée de montrer toutes les outrances et les absurdités du mouvement en cours aux USA. Ces critiques n’apportent pas vraiment de nouveau, sinon la confirmation de l’aggravation du climat, de l’atmosphère, telles que les pensées diverses des commentateurs qui ne sont pas pongés dans la woke-hystérie (puisque le mouvement aime bien se voir également comme un “réveil” [woke] qui sonne à l’heure dite). Elles ne réhabilitent pas non plus les diverses structures et autorités qu’attaquent les woke-révolutionnaires, pârce que le désordre règne...

• Du philosophe néo-marxiste  Slavoj Zizek, qui s’élève contre la destruction du passé pour effacer les fautes qui y auraient été commises, comme contre la repentance au nom de la dénonciation de ce qui serait perçu comme du “suprémacisme blanc” : « Le Politiquement-Correct des Blancs qui pratiquent le mépris de soi-même dans la repentance ne contribue EN RIEN DU TOUT à la lutte pour en finir avec la racisme » 

• Le Général Flynn, dans son premier  texte public depuis son inculpation de 2016 jusqu’à sa relaxe récente, qui appelle la “majorité silencieuse” à agir : « If We Don’t Act, 2% of the People Are About To Control the Other 98%...  [...]  On m’a dit un jour que si nous ne prêtions pas d’attention aux événements, les 2 %que sont les extrémistes dans les rues finiraient par contrôler les 98% qui sont indifférents, sur 100 % du temps. Plus je réfléchis à cette phrase, plus j'y crois. Il y a maintenant un petit groupe d’extrémistes qui travaillent dur pour détruire notre mode de vie américain. »

• Un intéressant exposé de l’atmosphère, des actes et des faits, des interdits, de l’hystérie qui ravagent aujourd’hui les États-Unis, dans un texte de Harlan Hill, consultant politique républicain : « Des forces obscures se sont déchaînées. Même maintenant, nous ne voyons que la partie émergée de l'iceberg. Si nous ne voulons pas subir toutes les destructions qu’elles peuvent infliger à notre pays, nous devons empêcher ces forces de prendre le contrôle du gouvernement fédéral. »

La Vendée de l’Amérique

Désormais rôdent et s’expriment les pensées les plus extrêmes, désormais chez les adversaires de multiples tendances des “protestants-BLM”. C’est-à-dire que l’image de la révolution, du désordre, de l’anarchie est dans tous les esprits alors qu’elle n’était jusqu’alors que dans les esprits des “révolutionnaires” (en herbe, simulacres ou pour de vrai). L’événement n’est plus imaginaire ou délétère ; il est entré dans le champ des possibles, et même du probable pour certains, et il importe de se préparer (de s’armer ?) pour l’affrontement. La “Guerre Civile Froide” qui se poursuivait depuis 2015-2016 a morphé en une “avant-guerre” pressante où chacun prépare ses armes après tout, où des scénarios opérationnels commencent à apparaître.

On en citera un, original, venu d’un lecteur du dernier texte  du 30 juin du colonel Lang, où l’auteur (Lang) affirme que le véritable but de l’attaque de BLM et du “zoo des Antifas” est l’Union (le pouvoir de Washington D.C.) et non pas “les rebelles” (les Confédérés).

Le lecteur  Jonst  écrit son message sous le titre « La Guerre de Vendée, peut-être ? », s’attachant une fois de plus à l’analogie de la Révolution Française, mais cette fois dans son chapitre sanglant du génocide vendéen, à partir duquel il entend bien affirmer que, cette fois, la Vendée l’emportera : « Envisagez, cette fois, que la Vendée serait beaucoup mieux armée, entraînée et motivée. Et ils (nous, si j’étais assez jeune) contrôleront l’approvisionnement en nourriture, ainsi qu'une grande partie de l'approvisionnement en énergie. Et nous aurons beaucoup d’alliés dans les villes et sur les côtes. »

Les lecteurs du colonel Lang sont des gens sérieux, cultivés et bien élevés, leurs messages ne sont ni délirants, ni grossiers, ni primaires. Cette image d’une “Vendée américaine” résistant contre les Jacobins de Washington D.C. aurait semblé “délirante” “grossière” et “primaire” il y a quelques mois, sinon quelques semaines. Effectivement, en quelques mois sinon quelques semaines, tout cela est devenu concevable, d’ailleurs sans que pas grand’monde en sache beaucoup puisqu’on continue, dans les salons et sur les plateaux-TV, à parler de l’Amérique comme d’un bloc de puissante, même si retombée en Covid19 et confrontée à Donald Trump.

Il fallait que les psychologies fussent secrètement préparées au pire pour qu’elles acceptassent aussi aisément et aussi rapidement, et aussi “rationnellement” en un sens, d’envisager de telles perspectives.

 

Mis en ligne le 1erjuillet 2020 à 16H00