Notes sur une “dialectique eschatologique”

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Notes sur une “dialectique eschatologique”

9 septembre 2015 – Comme nous l’avons apprécié pour le présenter à nos lecteurs le 7 septembre 2015, le phénomène de l’affectivisme a radicalement augmenté depuis son identification par nous en 2012 et il est devenu, en même temps que l’omniprésence et l’omnipotence de la communication, quasiment totalitaire dans la sphère de la politique générale. Ce phénomène explose littéralement sous nos yeux ces dernières semaines et ces derniers jours avec les différentes crises (Dash, migrants-réfugiés, relations avec la Russie, Syrie, etc.) Cela signifie, en un sens, qu’il est devenu impossible de “faire” de la politique, comme nous le suggérons sous une autre forme le 8 septembre 2015 :

« L’affectivisme est ainsi devenue un facteur essentiel dans le processus de la réflexion politique et stratégique elle-même, donc un facteur essentiel de la décision même si, paradoxalement, le principal effet de son intervention est de rendre la décision extrêmement difficile sinon impossible, et d’ailleurs encore plus difficile la détermination de ce qui devrait être une “bonne” ou une “mauvaise” décision, – ceci justifiant cela, l’impossibilité de jauger la décision justifiant de n’en pas prendre... [...] En fait, ce que nous apprend cet épisode, – qui, bien entendu, n’est pas fini, en attendant la suite, – c’est que se pose d’une façon de plus en plus insistante la question centrale : peut-il aujourd’hui se produire quelque chose de décisif ou dans tous les cas de marquant pour la situation générale, du fait d’une action humaine coordonnée, calculée, contrôlée ? [...] Dans cette formule diabolique, ou bien cette formule diabolique qui aurait la peau du diable lui-même (surpuissance-autodestruction), l’affectivisme est certainement l’un des aspect les plus efficaces et les plus coriaces de la paralysie totale de l’esprit dans sa capacité décisionnaire, de l’annihilation totale du rôle structurant de la raison...»

Facettes du “tourbillon crisique”

Nous constatons que cette situation conduit, avec une rapidité extraordinaire qu’impose le rythme de la communication où se mélangent de manière explosive les narrative-Système et les ripostes antiSystème, à l’utilisation de ce que nous identifions comme une “dialectique eschatologique” pour tenter de poursuivre la manifestation d’un simulacre de “politique” dans ce contexte qui interdit le développer la politique générale classique. Le phénomène se manifeste, à notre sens, dans le “tourbillon crisique” qui même et entremêle toutes les crises, et plus particulièrement aujourd’hui la Grande Crise des Migrants dans le cadre de la crise européenne, la crise du Moyen-Orient avec les centres crisiques de la Syrie et de Daesh, la crise de relations du bloc BAO (des USA) avec la Russie avec la crise ukrainienne dans la marge. Nous allons relever plusieurs signes qui nous conduisent à cette interprétation d’une “dialectique eschatologique” comme simulacre de “politique” mais comme réalité cachée extrêmement profonde, exprimant la puissance et les caractères absolument sans précédent de la Crise Générale, ou Crise d’Effondrement du Système.

Nous avons déjà plaidé l’interprétation que la “crise des migrants”, ou “crise des réfugiés” selon le terme employé, constitue la première étape de ce que nous nommons la Grande Crise de la Migration (GCM). Pour la première fois le 4 août 2015, nous avons parlé de la GCM : «Ce que nous nommons “Grande Crise de la Migration” (disons GCM pour la facilité du texte) est l’événement majeur qui a commencé à être annoncé par les prévisionnistes, autour de la fin du siècle dernier et du début de ce siècle, en même temps que se précisaient les conditions de la crise générale de l’environnement, avec la crise climatique, la crise des ressources, notamment celles qui sont nécessaires à l’être humain, comme la nourriture et l’eau...» Et nous avons ainsi constaté que cette GCM était très largement “en avance sur l’horaire”, c’est-à-dire que cette crise eschatologique éclate bien plus tôt que prévu du fait de l’activité humaine du bloc BAO...

«Les prévisionnistes les plus pessimistes de cette fin de siècle/début de siècle, ceux qui élaboraient des scénarios catastrophiques au niveau du climat, de l’eau, des ressources, etc., n’annonçaient pas cette GCM avant 2025-2030. (Les finauds de la CIA offraient effectivement 2025.) Les cas envisagés flirtaient avec l’apocalypse, comme la disparition sous les eaux, du fait de la montée des océans, de zones extrêmement peuplées, entraînant une migration massive. Le fait est qu’ils se trompaient tous, que la GCM les a tous pris de court, grâce à l’activité humaine la plus convenue, celle dont le bloc BAO (car il s’agit bien de lui) est le plus fier, – qui est la politique d’interventionnisme humanitariste...»

Puisque l’eschatologie est “en avance sur l’horaire”

Le caractère eschatologique dont nous faisions l’hypothèse pour cette GCM “en avance sur l’horaire” se manifeste, selon nous, par le renversement observé ces derniers jours. Il s’agit d’abord du déferlement extraordinaire d’affectivisme qui a suivi la publication de la photo (celle de l’enfant noyé, Aylan Kurdi, rejeté sur la plage, le 3 septembre 2015). A partir de ce moment, les “migrants” sont devenus des “réfugiés” et la politique a été effectivement et totalement phagocytée par l’affectivisme dans le discours politique. Cela se fit d’autant plus aisément que le véritable discours politique aurait conduit implacablement à citer les interventions catastrophiques du bloc BAO en Libye et en Syrie comme cause première de la séquence, et donc de la mort du petit Aylan Kurdi.

Dès lors sont apparues (voir le 8 septembre 2015) des hypothèses, – disons “complotistes” pour faire bref et sans endosser la connotation péjorative du terme. L’absence de tout discours politique officiel au profit exclusif de l’affectivisme crée un vide politique qui est comblé effectivement par ces hypothèses dites-“complotistes”. Ces hypothèses ne sont pas nécessairement absurdes, loin de là, mais elles ne sont plus très utiles comme explications rationnelles.

Les “complots”, eux aussi, sont victimes de l’impasse politique rappelée plus haut («[...C]ar la question se pose aussi pour les “complots”: peut-il encore aujourd’hui se développer un “complot” qui serait “une action humaine coordonnée, calculée, contrôlée”, qui amènerait “quelque chose de décisif ou dans tous les cas de marquant pour la situation générale”?»). C’est-à-dire qu’ils n’apportent aucune explication politique générale satisfaisante mais entrent dans la catégorie de l’accélération générale du désordre, dont la cause principale est à trouver dans la dynamique des évènements eux-mêmes. Ainsi introduisent-ils ou renforcent-ils dans la perception générale de la crise une “dialectique eschatologique”, tant cette dynamique de désordre est perçue, au-delà de son absence de sens politique, comme la manifestation d’un destin métahistorique effectivement compréhensible seulement selon une logique eschatologique. L’idée d’un lancement plus rapide que prévu de la GCM comme crise eschatologique s’en trouve notablement renforcée. Bien entendu, la paralysie complète des directions-Système dans l’entropisation politique de l’affectivisme, la satisfaction aveugle et stupide des dirigeants de se trouver dans ce refuge leur assurant la popularité la plus haute au nom d’une bassesse politique sans exemple, verrouillent l’ensemble et renforcent cette tendance à la “dialectique eschatologique”.

La course sans fin des neocons

Un écho d’outre-Atlantique, qui nous éloigne un peu mais pas trop de la GCM, nous vient avec une longue analyse de Robert Parry sur l’évolution du rôle des neocons, – un des sujets favoris de cet excellent journaliste, venu de la presse-Système pour assurer une des plus brillantes carrière (au niveau intellectuel et professionnel, pas nécessairement pécuniaire) de commentateur-antiSystème. Parry publie sur son site Consortium. News, le 7 septembre 2015, une longue analyse historique et contemporaine de l’action des neocons. Il met en évidence que cette action fut d’abord contenue à l’Amérique Latine (sous Reagan) puis évolua pour jouer pleinement son rôle au Moyen-Orient (surtout à partir de 9/11), pour s’étendre désormais prioritairement à l’Europe (l’Ukraine et la Russie, mais désormais l’Europe de l’UE également) : «How Neocons Destabilized EuropeThe neocon prescription of endless “regime change” is spreading chaos across the Middle East and now into Europe...»

«The refugee chaos that is now pushing deep into Europe – dramatized by gut-wrenching photos of Syrian toddler Aylan Kurdi whose body washed up on a beach in Turkey – started with the cavalier ambitions of American neocons and their liberal-interventionist sidekicks who planned to remake the Middle East and other parts of the world through “regime change.”

»Instead of the promised wonders of “democracy promotion” and “human rights,” what these “anti-realists” have accomplished is to spread death, destruction and destabilization across the Middle East and parts of Africa and now into Ukraine and the heart of Europe. Yet, since these neocon forces still control the Official Narrative, their explanations get top billing – such as that there hasn’t been enough “regime change.”»

Le ton du commentaire de Parry, désabusé devant cette persistance extraordinaire de l’influence des neocons malgré la série ininterrompue des échecs catastrophiques de la politique qu’ils inspirent, ne laisse guère de doute. Pour Parry, les neocons ne constituent plus un véritable “complot” au sens rationnel du terme. Ils exercent une influence absolument négative et catastrophique pour le seul projet de l’accumulation sans fin du désordre. Quand l’on compare la situation en Irak avec ce que les neocons en promettaient avant l’invasion, et que cette observation n’a rien changé, ni à leur politique, ni à leur statut, on ne peut éviter une telle conclusion. Le cas perd tout sens politique, comme déjà vu, et invite effectivement à l’interprétation eschatologique, et cette interprétation eschatologique relie également la crise des migrants et celle du Moyen-Orient et de la Syrie, cette fois vue sous l’autre angle de l’étrange polémique sur ce que nous avons nomme “l’invasion russe de la Syrie”...

La schizophrénie au jour le jour

Antiwar.com observe, le 7 septembre 2015, à propos de l’entretien téléphonique Kerry-Lavrov concernant l’épisode “invasion russe de la Syrie” : «Bizarrely, Secretary Kerry warned Russia that, if the rumors are true, they risk a “confrontation” with America’s anti-ISIS coalition, even though all the reports suggested Russia’s entire motive was to fight ISIS as well.» Le “Bizarrement” est effectivement essentiel, et il se trouve accentué par un commentaire du porte-parole de la Maison-Blanche, selon lequel “une intervention russe contre ‘Daesh’ implique un risque de déstabilisation de la situation” ; cela revient à dire, encore plus “bizarrement” certes, que s’attaquer à la source principale de déstabilisation de la situation implique un risque grave de déstabilisation.

Ces points spectaculaires illustrent l’étrange position schizophrénique de l’administration Obama devant les “bruits” de ce que nous nommons “l’invasion russe de la Syrie”. Cette extraordinaire affaire, qui n’est basée pour l’instant que sur quelques “bruits”, deux ou trois articles basiques et sans aucune certitude avancée, a pris des proportions inouïes allant jusqu’à l’interdiction de vol d’avions russes allant vers la Syrie demandée par les USA à la Bulgarie et la Grèce. (Demande acceptée avec empressement par la Bulgarie, mais, semble-t-il, refus de la Grèce... Dans tous cas, les Russes affirment qu’ils ne passent ni par la Bulgarie ni par la Grèce mais on peut estimer qu’ils n’oublieront pas de sitôt la Bulgarie.)

Schizophrénie, cette alerte type-“Les Russes arrivent !” en Syrie ? ... Tout de même, on peut rappeler qu’il y a un peu plus d’une semaine, les USA affirmaient qu’ils jugeraient “bienvenue” une aide russe dans la bataille contre Dash, – vivement que “Les Russes arrivent !”. Pour mémoire de la chose, le verbatim de la pensée officielle US, d’après le Press Briefing du département d’État le 1er septembre 2015, porte-parole Mar C. Toner... (Seule intervention de notre part, le souligné en gras d’une phrase intéressante.)

Question : «Is the State Department concerned about reports that Russia is sending fighter jets to Syria to strike ISIS, or do you welcome this development? And if so, how would you coordinate with the Russians?

Mark C. Toner : «So I spoke to this a little bit yesterday. We’re, frankly, still chasing the ground truth on that. We’ve seen those reports. I think I said yesterday that, in response to questions we got last week about – frankly, in response to some Russian officials saying we need to take the fight to ISIL. We’re already doing that. There’s a 37-some-odd-country coalition that’s taking the fight to ISIL. We would welcome Russia to be more involved in that effort.»

Tentative d’exploration de la raison made in Washington

Il y a bien quelques tentatives d’explications “rationnelles” ; par exemple, celle de Denys Pluvinage, professeur de Gestion en Milieu Interculturel et de Comportements Organisationnels à l'Institut Supérieur de Gestion (ISG, Paris). Pluvinage est sans aucun doute un expert plutôt favorable aux Russes, mais cela n’empêche qu’il s’agisse réellement de la recherche d’une explication “rationnelle” qu’on peut accepter sans crainte de succomber au virus mortel de la propagande. Pluvinage a été interrogé par Sputnik-français, le 8 septembre 2015.

«Le fait que depuis quelques jours, les médias européens et américains parlent de la présence militaire russe en Syrie, n'est qu'une tentative de rééquilibrage de la situation de la part des Etats-Unis, selon Denys Pluvinage, professeur de Gestion en Milieu Interculturel et de Comportements Organisationnels à l'Institut Supérieur de Gestion (ISG, Paris). Selon l'expert, les Etats-Unis ont besoin de l'aide de la Russie, mais c'est une aide qui par moments les gêne un peu. Ils étaient contents de l'aide de la Russie dans les négociations nucléaires avec l'Iran, mais il faudrait que comme tous les partenaires des Etats-Unis, elle accepte de rester à un niveau subalterne tout en aidant le gouvernement américain, estime-t-il. [...]

»Les médias occidentaux déclarent que la Russie cherche à augmenter sa présence militaire en Syrie tout en livrant des armes au régime de Bachar al-Assad, qu'elle soutient. D'après l'expert, tout le monde sait que la Russie a des contrats de livraison d'armes depuis de nombreuses années vis-à-vis de la Syrie, “elle continue à livrer et je ne vois pas pourquoi on s'énerve particulièrement aujourd'hui sur des livraisons d'armes”. [...]

»M. Pluvinage pense que dans cette situation, la Russie doit réussir à mettre autour d'une même table “des pays qui pour l'instant ont des intérêts divergents, mais qui commencent à se dire qu'il va falloir vraiment régler le problème syrien qui a des implications un petit peu partout”. “Donc il faut s'asseoir autour d'une table, il faut commencer à discuter, mais on aimerait bien discuter avec des partenaires qui ne soient pas trop puissants. D'où le tapage médiatique qui a lieu en ce moment”, souligne l'expert.»

Rationnaliser l’irrationnel

Dans tous les cas, cette sorte d’explications, même si elles se veulent “rationnelles”, ne décrit nullement une situation “rationnelle” mais bien une situation elle aussi toute entière marquée par l’affectivisme. Par exemple, cette position des USA vis-à-vis de la Russie décrite par Mr. Pluvinage n’est certainement pas caractérisée par la rationalité politique, face au désordre et aux souffrances, et aux menaces potentielles contre eux-mêmes, que les uns et les autres prétendent vouloir arrêter en maîtrisant Daesh, mais par un hybris particulièrement stupide, relevant d’une pathologie persistante de l’affect marquant les couches sociales dirigeante de Washington-Système, – un hybris relevant de l’automatisme, de la robotisation de la psychologie ... Au reste, si l’on veut parler de “rationalité” on doit se demander où la trouver précisément en évoquant les campagnes en cours contre Daesh lorsqu’on lit les résultats d’un sondage extrêmement précis réalisé par la BBC qui nous dit qu’en majorité les Syriens s’en vont et se font migrants-réfugiés à cause des bombardements de la coalition anti-Daesh beaucoup plus qu’à cause de la cruauté et de la brutalité de Daesh pourtant largement documentées («Widespread opposition to the coalition bombing, [...] People aren't leaving Raqqa now because of IS – they are leaving because of the coalition air strikes.»).

Rien dans tout cela ne vient contredire les deux points que nous voulons mettre en évidence : 1) d’une part, l’absence complète dans le chef de l’affectivisme, par destruction et détestation, d’une véritable politique, de quelque chose de construit rationnellement, dans un but stratégique bien structuré et répondant à un sens incontestable ; 2) d’autre part, l’entretien massif, constant et pressant de tout ce qui peut se constituer en désordre, de tout ce qui peut déstructurer, dissoudre, etc., et cela concernant aussi bien et de plus en plus d’ailleurs les structures même les plus avérées du Système, comme l’UE évidemment, soumise aux divers effets déstructurants du désordre produit par les neocons, par Daesh, par les directions-Système BAO, et ainsi de suite. (Dans ce dernier cas, le désordre semé par le bloc BAO ne cesse d’enfanter un hyperdésordre en ce sens que, comme on l’a vu dans le texte référencé du Glossaire.dde, le désordre finit par se retourner contre les producteurs de désordre, essentiellement dans ce cas contre les producteurs fondamentaux, les producteurs-Cause Première du désordre qu’on trouve dans toutes les forces du bloc BAO assujetties au Système.)

L’histoire écrite “par un idiot et qui ne signifie rien”

Cette situation nous ramène ainsi à notre hypothèse d’une “dialectique eschatologique”. Les évènements ne sont en effet compréhensibles que si l’on suit cette hypothèse et si l’on adopte ce mode de pensée. Ils dépassent la capacité de compréhension des élites-Systèmes et de tout ce qui les entoure, enfermant ces élites dans le circuit fermé de l'affectivisme tueur de toute politique, qui ne cesse d’alimenter et de justifier cette “dialectique eschatologique”. Et, dans ce cas, nous nous référons à la définition que donnait Roger Garaudy de l’eschatologie, que nous rappelions le 14 mai 2008 : «[...N]ous voulons dire, si nous nous référons à cette définition pratique et concrète, et excellente en tous points, que donne Roger Garaudy de l’eschatologie (à côté de la définition théorique: “Étude des fin dernières de l’homme et du monde”): “L’eschatologie ne consiste pas à dire: voilà où l’on va aboutir, mais à dire: demain peut être différent, c’est-à-dire: tout ne peut pas être réduit à ce qui existe aujourd’hui.”»

C’est parfaitement ce que nous voulons dire  : nous nous trouvons dans un territoire et dans des évènements parfaitement inconnus dans leurs effets (et par conséquent dans leur signification), et précisément inconnus au sapiens qui prétend les contrôler, les maîtriser, les orienter, les occuper, etc. La “dialectique eschatologique” est certes un “simulacre de ‘politique’”, puisqu’effectivement il n’y a plus de politique, mais ce n’est pas pour cela qu’elle est faussaire en elle-même, et détestable par conséquent. Au contraire, la dialectique eschatologique (cette fois sans guillemets) est la seule qui puisse rendre compte de cette situation qui est, pour ses acteurs-fantômes, pour ses figurants-zombies, une de ces “histoires pleines de bruits et de fureurs, écrites par un idiot et qui ne signifient rien” ... C’est-à-dire que, pour les idiots qui l’écrivent (ils se sont mis à plusieurs “communicants”), effectivement elle ne signifie rien puisque, comme disait l’Autre, – “Seigneur, pardonnez-leur, ils ne savent pas, mais alors vraiment pas ce qu’ils font...”


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