Les médias émergents font peur aux monopoles

Les Carnets de Patrice-Hans Perrier

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Les médias émergents font peur aux monopoles 

Les médias au service de la parole oligarchique dominante ont raison de se faire du mauvais sang. L'immense majorité des lecteurs sains d'esprit boude les chiens de garde d'une rectitude politique qui bat de l'aile et le commun des mortels souhaite qu'on lui présente le monde tel qu'il est, sans cinéma.

Dénigrer les nouveaux médias alternatifs

Nous assistons, depuis peu, à une levée de boucliers des grands médias et de leurs patrons, ces derniers étant les commanditaires du Forum économique de Davos. De même, ceux qui s'occupent de régenter l'espace médiatique, à l'instar de l'ancienne responsable de la propagande canadienne, Mélanie Joly, y sont venus rencontrer des oligarques de la trempe de George Soros, le temps de comprendre qu'il fallait serrer la vis aux nouveaux médias « rebelles ».

Le Canada et la France sont d'ailleurs en bonne voie de créer leur propre ministère de la véritéet les médias sociaux, à l'instar de Facebook, ont été mandatés afin de mettre en place des dispositifs de dépistage des fausses nouvelles. La « fausse nouvelle » jouant un rôle de leurre dans tout ce système de traque, il convient, désormais, d'établir une « police de la pensée » qui statuera sur le narratif qu'il est convenu d'utiliser afin d'être autorisé à diffuser de l'information.

Écarter la compétition

Les oligarques qui dictent le programme médiatique de la gauche institutionnelle ont pris peur et une campagne de dénigrement des médias émergents a été mise en place. Prétextant vouloir protéger le droit à l'information du grand public, les patrons de la presse souhaitent plutôt conserver leurs juteuses prébendes et écarter les nouveaux compétiteurs qui menacent leur monopole.

En France, un pays où le cancer de la rectitude politique a dégénéré en d'innombrables métastases, la ministre de la Culture Françoise Nyssen, un clone de la Joly ministre canadienne, défendait en mai dernier devant l'Assemblée nationale un projet de loi du gouvernement Macron contre les fausses informations.

Traquer les contrevenants

Déjà, bien avant que la classe politique corrompue ne s'engouffre dans cette chasse aux sorcières, le quotidien Le Monde a mis sur pied, au début de 2017, un dispositif destiné à traquer les fausses nouvelles et à inviter les internautes à ne pas visiter des sites jugés « infréquentables ». Ce dispositif, baptisé « DÉCODEX », répertorie des sites d'information qui sont ensuite classés selon une grille d'évaluation qui va des moins fiables aux plus... « politiquement corrects ».

Le gouvernement Trudeau emboîte le pas

Plus proches de nous, Justin Trudeau et sa fine équipeont demandé à Facebook de se conformer à la « nouvelle éthique des médias » et l'Agence France-Presse a été mandatée afin d'instaurer un dispositif de dépistage et de signalement des contenus qui seraient susceptibles d'offenser les chastes yeux des internautes canadiens.

Au même moment, les justiciers de l'infos'apprêtent à distribuer de généreuses subventions aux grands médias qui perdent des plumes. Cela en fermant les yeux face à tous les Netflixde ce monde qui peaufinent leurs stratégies d'évitement fiscal, tout en méprisant copieusement nos créateurs de contenus.

Quoi qu'il en soit, le tribunal de cette Sainte Inquisition de l'Information doit savoir que les fondations de la presse oligarchique sont sur le point de s'effondrer sur elles-mêmes. Et, tous les dispositifs de surveillance, toutes les campagnes de dénigrement et de peur ne nous arrêteront pas en si bon chemin

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