La tentative de “Coup” contre Trump se poursuit

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La tentative de “Coup” contre Trump se poursuit

Après la mise en évidence de l’épisode Jill Stein au niveau de la communication (elle n’a jamais attiré autant d’attention sur elle, notamment pendant sa campagne), tout a semblé évoluer vers une certaine “normalisation” ces derniers jours. On a pu penser que l’opposition directe à Trump se dissipait, ou bien perdait son rythme. Certains signes font penser le contraire ; on notera par exemple l’annonce qu’une quinzaine de Grands Électeurs affirment qu’ils ne voteront pas pour Trump, ou bien la mise en place d’un site qui se présente comme organisateur de l’assassinat de Trump, ou encore la persistance de ltension à propos du recomptage des votes.

Il y a surtout, pour notre compte, une analyse assez longue d’un commentateur confirmé, Jeff Bridge, qui donne sur RT, le 2 décembre, une description extrêmement précise de l’attaque en plusieurs phases, qui se poursuit contre Trump. Il s’agit d’une manœuvre essentiellement montée par le clan Clinton, selon Bridge, et qui a essentiellement pour objectif, pour l’instant, de faire basculer le Collège des Grands Électeurs le 19 décembre, ou bien de le mettre dans l’incapacité de prendre une décision de façon à transférer cette décision, non pas à la Chambre des Représentants comme le prévoit la Constitution, mais à la Cour Suprême très largement acquise à Clinton. Bridge donne un nombre important de détails, citations, etc., qui rend son récit crédible

Il s’agit d’une démarche au moins aussi inconstitutionnelle, sinon plus, que celle qui donna la victoire, – déjà avec la Cour Suprême, – de GW Bush sur Gore en décembre 2000. Elle peut aboutir à des troubles publics graves, jusqu’à des hypothèses de guerre civile, comme l’évoque Bridge. Au mieux (?), imaginant Hillary présidente à la place de Trump le 20 janvier prochain, c'est le basculement du pouvoir US dans un affrontement terrible, durant tout le long de son mandat (si ce mandat n’est pas interrmpu), une guérilla ouverte avec des tentatives d’imposition de loi martiale que certains États devraient refuser, entrant en sécession de facto vis-à-vis du pouvoir central. Dans ce cas, Trump, opposant sa inconstitutionnalité à celle de Clinton comme cause première, devrait rester actif pour entrer en dissidence et devenir le leader d’une véritable rébellion civile, hors-Washington, avec les États qui lui resteraient fidèles...

Nous avons plusieurs fois évoqué cette possibilité en octobre-novembre  (le 3 octobre, le 27 octobre, le 15 novembre, le 18 novembre, le 23 novembre) et nous constatons la durabilité de cette option. Ci-dessous, un passage du texte de Bridge...

« The Electoral College is scheduled to meet on December 19 to perform what, under normal circumstances, would be a mere formality of voting for either Clinton or Trump, according to the will of their constituents.,Needless to say, however, we are not dealing with “normal circumstances.” This is a battle the Democrats have no intention of losing, no matter what the Electoral College results tell us.

» The 2016 presidential campaign represents an epic power struggle that will determine the trajectory of US domestic and foreign policy like no other contest in recent history. No surprise, then, that neo-liberal lobbying groups have been exerting immense pressure on these electors to ignore the will of the people and “vote their conscience.” You’d be very wrong to think this couldn’t work. If 37 Republican electors essentially break the law and vote against Trump, it will block him from winning the presidency. The Democrat's team of lawyers and political consultants are now working around the clock to make this happen.

» Micheal Baca, a Denver Democrat and a member of the state’s Electoral College delegation, is one of the individuals attempting to persuade Republican electors to discard the will of the people and vote for anybody but Trump. Baca makes no secret about his intentions to override the Constitution and go rogue. “This is not about Hillary,” he said. “This is about trying to stop Donald Trump.”

» The Democrat full-court press is getting results. Art Sisneros, a Texas Republican elector, confirmed this week that he would resign his position rather than perform his Constitutionally mandated task. 

» Before continuing, let's take a moment and perform our own “thought experiment” and consider would would happen if Hillary Clinton somehow gets the nod for the presidency instead of Trump. If the country is not completely overwhelmed by coast-to-coast riots and protests, and there is somehow a peaceful transition of power, then Clinton can expect to face four years of the most hostile, uncooperative (Republican) Congress in American history. Although given the number of neocons who openly support Clinton and her hawkish tendencies, there could be points of agreement.

» In a best-case scenario, there would be – aside from carrying out the necessary task of maintaining ‘law and order’ at home, while continuing on a war footing abroad – a four-year-long government shutdown. America would get its first real taste of what martial law feels like. The American Conservative painted the following picture as to what would happen if Trump’s Electoral College victory were rescinded: “Constitutional government would have broken down, and we would be facing something like a Latin American presidential dictatorship. For several years, Washington’s political debate would be reduced to something like a Hobbesian war of all against all.” »

 

Mis en ligne le 3 octobre 2016 à 06H06

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