Ils ont peur

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Ils ont peur

Ils ont peur. J’ai peur. L’avenir est de plus en plus incertain. Les syndiqués et les syndicats ont repris du poil de la bête depuis les manifestations contre la retraite sarkozy en 2010. L’offensive semble devenir générale contre l’état major du pays qui l’est de moins en moins "major". Que va faire le Cunctator Verrucosus Hollandibus chef dudit état qui, souriant dans son costume étriqué, nous dit à l’arc de triomphe le 8 mai que la France va mieux?

Il n’y a pas que le verrucosus et son complice qui ont peur. Beaucoup de Français aussi ont peur. Ceux qui se battent en ce moment pour l’abolition de la loi travail, et ceux qui les observent de loin, mi-souriants, devant les stations services vides, sans trop savoir s’ils attendent une victoire des protestants ou un "retour au calme". Mais quel calme? Celui du marigot où prolifèrent les germes khomri, macron, nkm, lemaire, tous esclaves de Bruxelles? Ou celui précède la tempête?

La prestation de Mélenchon jeudi sur l’A² en est le signe ambigu. Comme la France, l’homme est fatigué, c’est la première chose qui se voit. La deuxième est qu’il a perdu certains de ses "directs" du gauche. Son tac au tac plein d’humour irrévérencieux s’est émoussé. Sur la vague migratoire il est au bout de son franc-humanisme. Il sait bien que c’est un complot atlantiste cette déferlante venue principalement de Syrie, mais n’ose pas le dire de peur de ne pas être cru, de peur de manquer à sa déontologie internationaliste. C’est à peine s’il rappelle que la guerre de Syrie est une question d’oléoducs, que Turquie et Emirats sont des pays voyou, que les Usa ont leurs troupes au sol en la personne d’Al Quaïda et de l’EI et qu’ils veulent toujours la tension, les migrations, les morts, pour accroitre la peur et l’incertitude aussi bien dans la tête du vulgum pecus que dans celles des vulgus cunctator europeanus qu’ils soient de France, d’Italie, d’Espagne ou même de Germanie. Certes, il souligne que c’est la guerre qui produit les migrants mais n’ose pas défendre la Syrie ouvertement car son problème à lui aussi c’est Bachar, le Conducator, l’infâme "qui ne mériterait pas d’être sur la terre" et derrière lequel s’en tient un autre un peu moins infâme d’infâme, mais quand même, pas assez "démocrate" pour un robespierriste. Mélenchon se dit matérialiste. Comme les marxistes il a une philosophie de l’histoire, mais n’ose plus s’en servir tant il a compris que plus personne n’en a de philosophie. Et encore moins de l’Histoire. Que pour le hastag-iste moyen qui l’écoute et ne comprend que le bulgi bulga de la City, a été instruit par l’inculture revendiquée de l’école républicaine, le verbe mélenchonien c’est du chinois. A la question s’il y avait Le Pen et Hollande au 2e tour, pour qui voteriez-vous, il n’ose pas répondre "pour personne". Il sait pourtant que c’est la seule réponse honnête qui vaille. Mais sa "philosophie" le lui interdit. Il est "républicain", c'est-à-dire en langage humaniste, "contre l’extrême droite". Il oublie que Syriza, gauche symbolique s’il en fut, s’est alliée à la droite grecque. Avec Cosse le combat était inégal. Il a bien essayé de l’amadouer par "Têtu" interposé, lui a fait le coup du j’ "aime le féminisme et les homos" mais la Furie ne s’est pas laisser circonvenir par un homme qui peut-être lui rappelle un vague baupineur, dominateur et sûr de lui, allez savoir! Devant une femme Mélenchon est toujours perdant. Soit elle est "polluée" parce que de droite et il la méprise, soit elle lui fait croire qu’elle est de gauche et il la respecte, c'est-à-dire qu’il se fait avoir. Cerise sur ce gâteau moisi qu’est l’émission "Des paroles et des actes", intervient alors "le juif de service". En linguiste consciencieux, je m’empresse de faire remarquer que l’expression "juif de service" n’est pas plus anti-juive que "idiot de service" n’est anti-idiot, ne prône ni l’internement de l’idiot ni une solution finale. Il est prudent de le préciser vu la liberté d’expression assortie désormais du "droit au blasphème" qui régit le royaume de France à travers la divine loi Fabius-Gayssot couplée en ce moment à l’"état d’urgence" du Barcelonais de service. Cet aimable citoyen juif républicain donc, intervient la bouche en cœur. Il est maire d’un village du là Haut de France et se félicite de cette hauteur car, précise-t-il, c’est la patrie de Robespierre!... Bingo! Mélenchon ouvre un œil!... Pourtant, après maints sourires et courbettes pour amadouer la bête marxiste, il prend un méchant coup de Crif sur les babines : "le Crif n’est pas une organisation politique" assène JLM 2017 natif de Tanger. N’était-ce pas téméraire quand on connaît les griffes de ce crif juif qui n’ose pas se dire tel puisque son acronyme fait disparaître la lettre « j » qui l’indique? Le crif serait-il antijuif ? Crif signifiant, rappelons-le au lecteur pressé, "Conseil Représentatif des Institutions Juives de France". Où est donc passé le "j" de juive? Est-il aussi bien caché que la "Lettre cachée" qui crevait les yeux dans la célèbre nouvelle de Poe ou se prévaudrait-il d’un cachet futur pour un cachot à venir, une Bastille Nouvelle? Bref ! La bombe "Monsieur-les-Républicains-juif-tolérant" envoyé en mission par Gorge Profonde, fait long feu. On aurait espéré que l’agricultrice "Jeunes Agriculteurs" et pas FNSEA, convainque le bougre mal léché qui lui faisait face. Patatras! Siriza cette fois sur l’absence de gâteau, la belle faucheuse-de-blé ne put coucher à terre l’anti-Monsanto de choc qu’est Mélenchon dont la conversion au "bio" est récente mais sincère. Il lui tendit la main, certes, mais sur écran géant c’est difficile! La belle s’était parait-il reconvertie à la terre en étant passée d’abord par le marketing, le merchant-krooking et autre strip-tease américano-centré. Elle n’émut pas les foules. Le seul un peu pertinent fut le boulanger mangeant en public son pain blanc mais pour combien de temps encore? Judicieusement choisi par la politiquement correcte A² pour sa couleur de peau –qui n’était pas cette fois là pour la propagande du marathon, mais pour sa "négritude", comme disent les poètes. Eux, contrairement aux politiques, aux économistes et autres Pujadas, savent ce que parler veut dire, ne font pas de langue de bois, ne se font pas racistes à l’insu de leur plein gré. Notre boulanger donc démontra, à une heure de grande écoute, que France2 est aussi d’eux, qu’elle aime ses citoyens d’outre-Sahara. Africainement peigné, calme, d’élocution parfaite, on se serait cru à la Boulée athénienne d’il y a 2500 ans. Lentement, il explique qu’il use de onze employés et s’inquiète de pas pouvoir en licencier d’aucuns si la "conjoncture"… voyez-vous la conjoncture dans la boulange, c’est pas rien!... imaginez qu’ils se mettent tous à jeuner, à acheter du pain azyme chez Leclerc!... si la conjoncture donc, l’obligeait à cette douloureuse amputation. Mélenchon compatit d’une façon marxiste en élargissant-globalisant le problème PME (coût de l’énergie, Rsi, etc.). Le boulanger, plus près de sa miche-pensée que de sa veine jugulaire, comme dit joliment le Coran, ne fut pas très convaincu mais resta courtois, ne chercha pas à déboulonner la statue. C’est le modérateur-Pujadas-à-la-triste-figure qui osa dire à notre Méluche national qu’il noyait le poisson! La fatigue de notre héros grandissait à vue d’œil. L’esprit est prompt mais la chair est faible. Ouf! la fin était proche. Pour calmer les frustrations, banaliser les paroles dites, il y eut un grand bilan internet, hastag and so on. Mélenchon fut apprécié par les cui-cui, pardon, les tweets-tweets des oiseaux du net français. Au dessert, le cœur serré, nous apprîmes de la bouche du golem de service que la merveilleuse émission DPDA serait la dernière du genre. Nos yeux s’inondèrent de larmes.

Quelques jours auparavant déjà, peine et douleur nous étaient venues des confins de l’Europe. Là aussi, ils eurent peur les Ost-trop-goths. Ils préférèrent un économiste-juif-écologiste (voir plus haut la mise au point terminologique), vieux papa gâteux, à un immonde fasciste plus jeune qui, dans son programme (vous ne saviez pas?) prévoyait la réouverture d’un Belsen Belsen du côté de Linz. C’était un peu comme "mon ennemi c’est la finance", sa promesse de campagne. Aussitôt le résultat connu, mon ex-femme autrichienne m’écrivit un mail rageur: Sont-ils bêtes mes concitoyens, c’était le moment où jamais pour voir ce qu’il avait dans le ventre ce Norbert Hofer comme on a vu ce que Syriza Rastapopoulos avait dans le pantalon! Aurait-il mieux résisté au bombardier Junkers 88 qui aurait aussitôt décollé du Luxembourg, le Norbert ? A la terreur-chaise-roulante Wolfgang Amadeus Show Blé? À la fille du pasteur physicienne du proton de l’ex-Rda, la terreur des particules subatomiques? On peut se le demander. On peut surtout constater qu’ils ont peur eux aussi les Ostrogoths, comme le petit Français a peur de cet ex-trotskyste qui pourtant pendant la campagne de 2012 a été la coqueluche des commentateurs, le tribun adulé, le Jaurès de l’inconscient français qui, depuis la Der des Der, suivie du régime Petit Père du Peuple Vichy, fait dans son froc à chaque élection et vote sagement pour celui ou ceux qui vont l’écrabouiller.

Ils ont peur. J’ai peur. Cet après-midi, moi citoyen, moi, être humain, moi homme qui est privé du plaisir d’être une femme émancipée, moi qui ne votera jamais pour le cunctator verrucosus hollandibus, ni pour l’En Marche, banquier-macrophage-dieu-avec-nous, ni pour le bordeaux-vieillissant-au-goût-de-bouchon, ni pour la chienne à trois têtes qui garde l’enfer, encore moins pour talonnette 1er de Nagy Bocsa, j’ai peur. Savez-vous pourquoi aimable lecteur et lectrice? J’ai honte de le dire… tant pis, je le dis : Mon Simply, acronyme anglo-saxon d’aux champs, m’informe que certains rayons alimentaires seront de plus en plus mal fournis à cause des grèves! Tudieu, qu’est-ce qu’ils foutent tous ces grévistes? Va falloir, en plus de pas toucher la bagnole, se serrer la ceinture? Allez vite, âmes des Enfers, âme de Massu, âme d’Aussaresses, âme de Salan, âme de le Pen, âme de Trump pourquoi pas, et aussi de Poutine et de Xi Jinping, âmes de toute la terre, foutez-moi en l’air cette chienlit qui se pavane à l’Elysée et brûlez-la au feu éternel !

 

Bibi Fricotin

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