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30/12/2009 - Analyse
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Il y a fort peu, une question de jours en fait, une note interne de la présidence de l’UE (nous nous permettrons de ne pas préciser laquelle, entre celle des six mois rotatifs et celle de Van Rompuy) – ce n’est pas rien dans la hiérarchie, une note de la présidence – commençait par cette remarque: «The U.S. Foreign Policy is going down to hell…» Signification? La politique extérieure US est “en train de descendre aux enfers”, disons comme au temps de l’époque GW Bush, lorsque les Européens, malgré toutes les dévotions coutumières, éprouvaient de singulières angoisses dans l’attente de la prochaine initiative de politique extérieure des USA… Descente dans la “politique de l’idéologie et de l’instinct”, avec une idéologie du nihilisme achevé et un instinct de bétail décadent – mais en pire, avec l’absence d’alternative puisque Obama lui-même était supposé être l’alternative.
Un signe dans ce sens – outre, bien entendu, l’affaire afghane et ses enchaînements grotesques – c’est l’Iran; pas l’Iran de la nième révolte démocratique mais l’Iran du nucléaire dénoncé et combattu avant qu’il n’existe, si jamais il doit exister… Il y a un éditorial de Alan J. Kuperman, fort remarqué, dans le New York Times du 23 décembre 2009, qui propose comme “seule façon de stopper l’Iran ( «There’s Only One Way to Stop Iran») – bien sûr, qui ne l’aurait juré? – de l’attaquer… Et, conseil au président Obama, «[t]he sooner the United States takes action, the better».
Alan J. Kuperman est un homme fort honorable, pas un de ces neocons allumés, de grotesque mémoire: directeur du Nuclear Proliferation Prevention Program, à l’université de Austin, Texas. Son édito est partout considéré comme une sorte d’“appel aux armes”, selon le code américaniste d’une hypocrisie qui égale les pratiques de système réunies de l’intelligentsia britannique et de la Pravda de l’époque brejnévienne. Qu’il soit retransmis par le New York Times n’a rien pour étonner. Nous savons ce que vaut évidemment, en goût de la guerre et de la mort, l’esprit libéral postmoderniste que le NYT a la réputation de représenter.
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