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Article : Glossaire.dde : la GCES

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Et Dieu dans tout ça?

alain pucciarelli

  13/05/2020

Cher monsieur Grasset, nous assistons à une crise humaine, seulement humaine, à laquelle les dieux, dont j'ignore l'existence, ne sont  donc à mes yeux en rien les responsables. Le Bien, le Mal, le Diable, pourquoi pas. Mais surtout, les hommes, leurs intérêts, leurs faiblesses. Et les conséquences d'un capitalisme débridé. Construction parfaitement humaine. La solution éventuelle à tout cela est politique, éminement politique. Et donc matérielle. Le "tourbillon crisique" est celui des folies et des passions humaines. Les hommes ont créé Dieu, le bien, le mal, mais en définitive ils sont tout cela. Ne croyons pas à l'effondrement du Système, mais à sa mue. J'ai la plus grande estime pour votre pensée rationnelle, moins pour vos fondamentaux idéologiques. Nous sommes dans la merde certes, mais une merde parfaitement humaine. Si Dieu existait, si le Diable existait, depuis le Moyen Age cela se saurait. Non. L'homme, seulement l'homme et ses intérêts. Ses défauts, ses qualités, et ses difficultés à vivre son destin mortel. L'accumulation sans fin de richesse est une psychopathie. Elle est le capitalisme qui a donné le pouvoir aux plus fous d'entre nous. Et traduit leur désir de dominer. Ces gens sont des fous de toute évidence. La hantise du moi surpuissant. Les rois naissaient pour régner, nos politique veulent régner sans excuse ou raison sinon leur ambition personnelle. Oui, une saloperie parfaitement humaine. Et des Ego en foule croupissant dans l'attente de l'"élection" électorale. Des fous donc. Et, humainement, des minables. Bien sûr. Cordialement.

surfusion

Pierre

  14/05/2020

Bonjour,
une autre analogie intéressante (grain de sable, épingle) est la surfusion, qui est l'état d’une matière (Système) qui demeure en phase liquide (normalité apparente) alors que sa température (vérité de situation) est plus basse que son point de solidification (d'implosion). Un tout petit choc (Covid) suffit alors à déclencher abruptement le changement vers la phase solide (l'effondrement). 
Voici en image….
https://www.youtube.com/watch?v=qk6758_GANU
bien à vous
Pierre

Analogies

jc

  14/05/2020

PhG fait l'analogie entre l'impact du Covid19 sur notre contre-civilisation et l'impact d'un gros astéroïde au Mexique sur notre planète. (Son intuition semble donc être que l'effondrement du Système sera cataclysmique…)

Avec sa théorie des catastrophes Thom a proposé une théorie de l'analogie qui licite ma citation thomienne favorite: "Les situations dynamiques régissant l'évolution des phénomènes naturels sont fondamentalement les mêmes que celles qui régissent l'évolution de l'homme et des sociétés". PhG sera sans doute intéressé de savoir que pour Thom la forme des cratères, fonction de la taille des astéroïdes, sont des formes archétypes classifiées par sa théorie: minimum simple de potentiel V(x)=x² pour les impacts inférieurs à 10km, fronce pour les impacts entre 20 et 100km, papillon à partir de 140km, formes que l'on retrouve dans l'animation vidéo de https://fr.wikipedia.org/wiki/Crat%C3%A8re_de_Chicxulub .

Question (qui renvoie directement à la célèbre citation de Galilée: "Le livre de la nature est écrit en langage mathématique"). Faut-il considérer les formes archétypes données par la théorie des catastrophes élémentaires comme des formes suprahumaines¹?
 
Remarque. Cet exemple typiquement topocratique est donné à la page 201 de ES, dans le cadre de "Perspectives aristotéliciennes en théorie du langage": "Il existe un argument philosophique en faveur d'une certaine "réalité" des espaces de genre. (...) Si la réalité ultime est dans l'acte, si être, c'est agir ou pâtir, on comprendrait difficilement que la propre scène du théâtre où se déploie l'action soit un espace imaginaire." (Thom prolonge page 202 avec les genres bidimensionnels et les changements de phase évoqués dans le commentaire de Pierre -catastrophes généralisées pour Thom, peut-être plus adéquates pour modéliser un effondrement…-).

¹: Cf. l'article "L'art, lieu du conflit des formes et des forces", Apologie du logos, pp.131 à 138.