Un “État de Droit”-bouffe

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Un “État de Droit”-bouffe

Le processus de mise en accusation du président Trump, qui se poursuit à la Chambre des Représentants, ou plutôt dans les commissions ad hoc [notamment celle du renseignement] sous le seul contrôle des démocrates, constitue un cas extraordinaire de fonctionnement d’un “État de droit”, – et quel “État de droit” si glorieusement célébré ! – qui mérite absolument d’être orné de l’un de nos qualificatifs favoris qui a tout à voir avec la bouffonnerie : “‘État de droit’-bouffe ”.

Nous donnons ci-dessous un texte (du 11 octobre) de Michael Snyder, de son site The EndoftheAmericanDream, qui se penche sur cet aspect de la question après la nouvelle que le “lanceur d’alerte” à la base de l’accusation, un anonyme de la CIA travaillant en seconde-main (travail par “ouï-dire” et “on-dit”, pour tout renseignement sérieux), demanderait comme une faveur pour sa sécurité, – tout cela est considérablement vertueux – de ne pas témoigner en personne mais simplement de faire parvenir à qui de droit (la commission érigée en accusatrice parlementaire) un témoignage écrit.

Snyder a l’habitude de travailler sur des cas divers (économie, finances, situation sociale, écologie, guerre, etc.) qui alimentent sa thèse de la marche vers l’effondrement du Système. Mais depuis quelques temps, son site s’est centré sur l’évolution de la situation politique aux USA, à “D.C.-la-folle”, en rapport avec la procédure de destitution, comme un élément fondamental des signes d’effondrement. Cela nous donne une mesure de plus de l’essence de la crise en cours “D.C.-la-folle”.

Une citation du premier paragraphe (adaptée en français) nous indique l’essentiel du propos :

« Cette “instruction pour une mise en accusation de destitution” devient de plus en plus glauque au fil des jours. Nancy Pelosi ne veut pas d’un vote de la Chambre elle-même pour approuver officiellement cette “instruction” parce qu’elle est convaincue qu'un tel vote n'est pas nécessaire. Comme l’a justement fait remarquer l’avocat de la Maison-Blanche, Pat Cipollone, l'absence de vote de la Chambre “viole l'équité fondamentale et l'application régulière de la loi prévue par la Constitution”.  Et voilà que nous apprenons que le lanceur d’alerte initial demande s’il peut “présenter son témoignage par écrit au lieu de comparaître en personne”, ce qui signifierait probablement que nous ne saurons peut-être jamais l'identité de cette personne.  Nous pourrions donc être confrontés à un scénario dans lequel la Chambre des Représentants mettrait en accusation [sans vote de l’assemblée]le président des États-Unis sur la base d'un “témoignage” d'une source anonyme que l’on ne pourrait voir et entendre physiquement. La Constitution des États-Unis établit une norme très élevée pour destituer un président, et il est absolument absurde que ce processus aille de l'avant sur la base d’informations provenant de quelqu'un qui ne veut pas être soumis à un quelconque examen public et qui n'avait même pas une connaissance directe, comme source indirecte de deuxième main, de la conversation de Trump avec le président de l'Ukraine. »

Il est évident que la procédure de mise en accusation prend une allure délirante par rapport aux normes très strictes de l’observance des règles institutionnelles si essentielles pour les USA qui constituent une entité n’ayant pour support de sa légitimité que le seul droit, – et même le Droit en-majesté, si l’on veut montrer un peu de solennité. C’est à ce point que l’on mesure la crise psychologique, ou la pathologie de la psychologie qui a saisi la “gauche” US (les démocrates progressistes-sociétaux fourrés dans le même pieu que les factieux de la CIA restés à l’intérieur de la CIA)

Toutes les billevesées sur le DeepStateet le reste, même si elles jouent leur rôle, sont balayées comme autant de fétus de paille devant le degré de haine (celle des extrémistes mais pas qu’eux…) et de lâcheté (celle de la direction démocrate gâteuse), et l’ensemble de corruption psychologique, en présence de ce chiffon rouge agité devant le taureau qu’est Donald Trump. Les deux adversaires-partenaires, – les progressistes-sociétaux et les populistes-trumpistes, – se complètent d’une façon extraordinaire pour créer un imbroglio et un labyrinthe d’affrontements dont l’effet est une impasse explosive exerçant une pression déstructurante terrible sur l’ensemble institutionnel du gouvernement des USA entièrement bâti sur l’empire de la loi issu du Droit. Le fameux “patriotisme” américain n’est rien si l’ensemble juridique de l’américanisme ne lui offre pas la justification fondamentale de son expression : c’est le “patriotisme” de la “démocratie” (pseudo-démocratie) dont la légitimité trouve ses sources ni dans l’Histoire, ni dans l’espace national mais bien dans les principes du Droit. 

Pour ce cas, même si les démocrates et toute leur coterie ont des arguments à faire valoir contre Trump (le principal étant que la victoire de Trump elle-même délégitime le système de l’américanisme, ce qui n’est loin d’être vrai, mais Trump est alors un instrument et nullement une cause), il reste que leur action dans ce cas de la mise en examen et de la poussée pour la destitution a un aspect suicidaire dans les coups portés contre l’ensemble institutionnel, et même contre la validité de la Constitution.

Même si cette procédure ne passe qu’à la Chambre et que le Sénat statue en faveur de Trump, il reste que l’action des démocrates a d’ores et déjà décisivement transformé l’acte extrêmement grave de la destitution, – déjà malmené avec l’épisode Clinton-Lewinsky, – en une pantalonnade ridicule. Cela signifie au mieux que les pouvoirs sont désormais liés l’un à l’autre par ces turpitudes, cette menace constante de la destitution, et par conséquent impuissants ; encore ce “mieux” nous paraît-il très loin d’être le plus probable, et les autres options de crise constitutionnelle insoluble, de blocage immédiat de l’action publique, de troubles publics, jusqu’à des menaces de guerre civile et de sécession, paraissent absolument concevables.

Le titre original du texte de Michael Snyder du 12 octobre 2019 est : « Trump Could Be Impeached Based On The Testimony Of A Parade Of “Whistleblowers” That Don’t Even Testify In Person ».

dedefensa.org

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A Travesty of Impeachment Inquiry

This “impeachment inquiry” is becoming more shady with each passing day.  Nancy Pelosi won’t even take a vote in the House to officially approve this “impeachment inquiry” because she is convinced that such a vote is not needed.  But as White House Counsel Pat Cipollone  has aptly noted, the lack of a vote “violates fundamental fairness and constitutionally mandated due process”.  And now we are learning that the original whistleblower is asking if he can “submit testimony in writing instead of appearing in person”, which would likely mean that we may never found out the identify of this individual.  So we could potentially be facing a scenario in which the House of Representatives actually impeaches the president of the United States based on “testimony” from an anonymous source that they never actually get to see face to face.  The U.S. Constitution sets a very high standard for impeaching a president, and it is absolutely absurd that this process is moving forward based on information from someone that does not want to face any sort of public scrutiny and that did not even have firsthand knowledge of Trump’s conversation with the president of Ukraine in the first place.

And guess what?  Now that the original “whistleblower” has gotten so much favorable attention, it has encouraged other  “potential whistleblowers”  to start coming forward…

New potential whistleblowers are coming forward to the House Democrats’ impeachment inquiry, two congressional sources tell The Daily Beast.

They seem to be emboldened by the actions of the whistleblower whose explosive account of President Donald Trump’s phone call to Ukraine’s Volodymyr Zelensky about investigating Trump’s domestic political rivals ignited the impeachment inquiry.

Perhaps the Democrats will just keep having “whistleblower” after “whistleblower” come forward until they can find something that finally sticks.

After all, if they never even have to testify publicly, there isn’t much risk for these “whistleblowers”.  Anyone in the government that wants to take down Trump could come forward with “damaging information”, and of course the Democrats would be all too eager to gobble it up and run forward with it.

According to  the Daily Beast, the new “whistleblowers” are currently being vetted by “congressional investigators”…

Congressional investigators are currently vetting the new accounts they’ve received for credibility. Accordingly, knowledgeable sources would not discuss where in the government these new would-be whistleblowers come from, nor what they purport to have to say.

Needless to say, the term “”congressional investigators” could easily be replaced by “Democratic political hacks”, and anyone that has anything that could even remotely be damaging to Trump will be considered to be “credible”.

If the original whistleblower was forced to testify publicly, a lot of these new “whistleblowers” would quickly disappear.  But at this point, it appears that the original whistleblower is going to try to avoid even testifying behind closed doors to Congress.  In fact, it is being reported that he may not ever  testify in person  to anyone.  At this point, the legal team representing the “whistleblower” has officially asked Congress if the “whistleblower” can “submit testimony in writing instead of appearing in person”…

Lawyers for the CIA officer whose whistleblower complaint  helped ignite  an impeachment inquiry into President Trump have asked Congress whether their client could submit testimony in writing instead of appearing in person, according to people familiar with the matter.

The request reflects concerns about whether the whistleblower  could testify  to Democrats and Republicans  without revealing his identity, and fears that doing so would lead to it being publicly leaked, jeopardizing his personal safety. The intelligence committees haven’t yet responded to the inquiry about potential written testimony, the people said.

It is true that once the identity of this “whistleblower” becomes known, that person’s life will never be the same again.

But if you are going to take down the president of the United States, it is not something that can be done anonymously.

At this point Trump’s life has been made a living hell by this “whistleblower”, and Trump deserves to be able to face his accuser.

Not only that, but if a president that is supported by nearly half the country is going to be thrown out of office, the American people deserve to hear directly from the prime witnesses.

This is a very, very serious matter, and this process should be treated with the utmost gravity.

Right now, the mainstream media is relentlessly hammering Trump, and the American public is increasingly becoming convinced that the president may have committed some sort of a crime. In fact, the modst recent  Fox News poll  shows that 51 percent of all Americans want “Trump impeached and removed from office”…

Just over half of voters want President Trump impeached and removed from office, according to a Fox News Poll released Wednesday.

A new high of 51 percent wants Trump impeached and removed from office, another 4 percent want him impeached but not removed, and 40 percent oppose impeachment altogether. In July, 42 percent favored impeachment and removal, while 5 percent said impeach but don’t remove him, and 45 percent opposed impeachment.

Needless to say, President Trump was not  very impressed  by this new Fox poll…

President Trump bashed his erstwhile favorite news channel, Fox News, in a pair of tweets Thursday touched off by a new Fox News poll that found a majority of Americans want to see him impeached and removed from office.

“From the day I announced I was running for President, I have NEVER had a good @FoxNews Poll,” Trump tweeted. “Whoever their Pollster is, they suck.”

But what everyone seems to be forgetting is that in order for the president of the United States to be impeached and removed from office, he must have committed a crime, and  that is simply not true in this case.

You can’t impeach a president just because you don’t like him or her.

Unfortunately, at this point our government has totally gone off the rails.  The Democrats and many Republicans seem to have no problem with repeatedly trampling on the Constitution, and this is something  that I have repeatedly warned about.

The Democrats, the mainstream media and “never Trump Republicans” are setting this nation up for a major political disaster.

If President Trump is illegally impeached and illegally removed from office, there is going to be an uproar on the right like we have never seen before.

But if President Trump is illegally impeached by the House and then protected by the Republicans in the Senate, that could cause a tremendous amount of unrest on the left.

Either way, this country is going to be deeply, deeply divided by this illegal process, and at this point it is very difficult to see how this story is going to have a positive ending.

Michael Snyder