La crise climatique s’installe

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La crise climatique s’installe

Deux articles du Guardian se complètent pour nous informer que la crise climatique poursuit son expansion et s’installe d’une façon structurelle. Les efforts faits pour la contrecarrer sont restés sans effets notables, et les négociations (actuellement en cours à Bonn) pour tenter d’arriver à un accord de réduction des émissions de CO2 sont toujours dans l’impasse avec aucune possibilité de déblocage avant 2015, – et aucune certitude qu’un tel déblocage aura lieu. La polémique dite Climategate, portant sur différentes facettes de la question de l’émission de CO2 et d’une façon générale sur la contestation de la part de responsabilité humaine, s’est tarie sinon quasiment éteinte, disons faute de combattants et d’intérêt puisque la cause est entendue... La question de la crise climatique est d’ailleurs passée au second plan de nos préoccupations. La phase actuelle de la bataille contre la crise climatique, commencée en octobre 2006, a débouché sur un échec complet. Le Système poursuit son expansion dans sa branche économique et industrielle, avec à mesure les dévastations diverses de l’environnement qu’on connaît ; ce constat domine tous les autres et relativise d’autant les différents aspects de la polémique, laquelle peut aussi bien être renvoyée au domaine de l’inconnaissance.

• Les deux articles signalent autant des événements scientifiques ou bureaucratiques, que des événements symboliques pour situer la situation de la crise. Le premier, du 29 avril 2013, signale effectivement que la concentration de CO2 dans l’air a atteint ou est sur le point d’atteindre le niveau de 400 ppm, qui renvoie pour son équivalence à une époque d’il y a 3,5-5 millions d’années.

«The concentration of carbon dioxide in the atmosphere has reached 399.72 parts per million (ppm) and is likely to pass the symbolically important 400ppm level for the first time in the next few days. Readings at the US government's Earth Systems Research laboratory in Hawaii, are not expected to reach their 2013 peak until mid May, but were recorded at a daily average of 399.72ppm on 25 April. The weekly average stood at 398.5 on Monday.

»Hourly readings above 400ppm have been recorded six times in the last week, and on occasion, at observatories in the high Arctic. But the Mauna Loa station, sited at 3,400m and far away from major pollution sources in the Pacific Ocean, has been monitoring levels for more than 50 years and is considered the gold standard. “I wish it weren't true but it looks like the world is going to blow through the 400ppm level without losing a beat. At this pace we'll hit 450ppm within a few decades,” said Ralph Keeling, a geologist with the Scripps Institution of Oceanography which operates the Hawaiian observatory. [...]

»CO2 atmospheric levels have been steadily rising for 200 years, registering around 280ppm at the start of the industrial revolution and 316ppm in 1958 when the Mauna Loa observatory started measurements. The increase in the global burning of fossil fuels is the primary cause of the increase. [...] The last time CO2 levels were so high was probably in the Pliocene epoch, between 3.2m and 5m years ago, when Earth's climate was much warmer than today.»

• Au niveau des mesures à prendre, l’Agence Européenne de l’Environnement se signale par des avertissements pour développer des défenses contre des événements climatiques inattendus et violents. Cette démarche montre que la politique officielle évolue de plus en plus selon le constat de l’inéluctabilité de la crise climatique, par conséquent pour trouver des défenses contre les effets de cette crise. On voit ainsi que l’état d’esprit bureaucratique (notamment de la bureaucratie européenne, la plus active dans la lutte contre la crise climatique) se définit par l’abandon de toute véritable possibilité de freiner de façon importante, et encore moins d’arrêter l’évolution de cette crise. L’article est également du 29 avril 2013.

«Cities around Europe may have to erect flood barriers similar to the Thames Barrier that protects London from sea surges, as climate change takes hold and leads to the danger of much more destructive storms, floods, heavy rainfall and higher sea levels, Europe's environmental watchdog has warned. The effects of climate change will be so far-reaching across the continent that vineyards may have to plant new grape varieties, farmers may have to cultivate new crops and water suppliers look to technology such as desalination in order to cope with the probable effects of more extreme weather. Buildings and infrastructure such as transport, energy and communication networks will also have to be changed.

»The warnings come in a report from the European Environment Agency, called Adaptation in Europe. The research found that half of the 32 member countries of the EEA still lack plans to adapt to the effects of global warming, although others have begun to take action. Jacqueline McGlade, executive director of the EEA, said: “Adaptation is about new ways of thinking and dealing with risks and hazards, uncertainty and complexity. It will require Europeans to co-operate, to learn from each other and to invest in the long-term transformations needed to sustain our wellbeing in the face of climate change.”»

dedefensa.org

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