Archives-dd&e : L'Iran, plus ça change...

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Archives-dd&e : L'Iran, plus ça change...

Nous avons retrouvé un texte publié dans la rubrique dedefensa de la Lettre d’Analyse (papier) dedefensa & eurostratégie (dd&e), du 10 février 2007 (Volume 22, n°10), soit quasiment d’il y a treize ans. Ce texte nous a frappés parce que, à part des aspects de circonstances annexes, à part des noms, bref à part des détails, il pourrait être écrit aujourd’hui pour décrire le “conflit” USA-Iran. On y retrouve tous les éléments fondamentaux de cette “crise” si particulière, si marquée par son époque et à la fois constitutive de cette époque crisique et qui ne peut être que crisique, entièrement, structurellement, psychologiquement, – et métahistoriquement, bien entendu.

• Une crise paroxystique avec l’Iran (déjà précédée de plusieurs autres paroxysmes depuis 2005), faisant envisager comme une probabilité, sinon une certitude, un conflit majeur avec l’Iran de cette période de la fin de l’hiver 2007 à la fin de l’administration GW Bush (deuxième mandat). L'on voit bien, lors de l’audition de Brzezinski au Congrès rapportée à la fin de l’extrait de ce dd&e de février 2007 que tout le monde à cette idée d’un conflit mortel avec l’Iran en tête… Tout comme avec Trump durant sa campagne présidentielle, l’Iran, désigné contre toutes les évidences comme le mentor du terrorisme international, est apparu comme l’ennemi principal du deuxième mandat de l’administration GW Bush alors que ce pays avait coopéré avec les USA contre les talibans.

• L’argument principal est beaucoup plus le “plan” ambitieux, extrêmement affectiviste, catastrophiste et vague à la fois, selon lequel si vous détruisez l’Iran tout s’arrangera au Moyen-Orient, que la question de l’éventuel armement nucléaire de l’Iran. Ce plan est d’inspiration israélienne, religieuse (à la fois les juifs et les chrétiens évangélistes), nullement formulé en termes stratégiques mais en termes incantatoires et évidemment manichéens. Le but idéologique du regime change est quasi-permanent, la question nucléaire n’en étant qu’un complément “légaliste”.

• En d’autres termes, il s’agit de la  politique Système, dont le but est de produire de la guerre sans s’inquiéter, ni d’objectifs précis, ni d’une “stratégie de sortie”. Il s’agit du pendant militaire de la doctrine capitaliste du “chaos créateur”, qui reste le pilier idéologique et conceptuel du radicalisme ultra-libéral dans tous les domaines.

• Les neocon à la manœuvre, le Congrès qui s’oppose à une action militaire sans être consulté (dans ce cas, avec l’évocation d’une procédure de destitution si cette attaque avait lieu), sont des situations que l’on retrouve aujourd’hui.

• L’Irak devenant un acteur central de la querelle entre l’Iran et les États-Unis, à la fois un enjeu, un détonateur, un bouc-émissaire, etc. En 2005-2007, il s’agit d’un changement de rôle où l’Irak, de pays agressé et conquis, devient un supplétif forcé des USA dans la lutte contre le terrorisme ; mais l’assimilation terrorisme-Iran soulève d’énormes problèmes à cet égard, notamment dans la majorité chiite de l’Irak, et permet la pénétration iranienne en Irak. La même trajectoire se retrouve aujourd’hui, depuis 2018, après une période où l’Iran a “coopéré” avec les USA en Irak contre Daesh.

La première séquence des alertes paroxystiques contre l’Iran fut interrompue en 2008 par le choc de la crise financière de septembre 2008 (précédé de signes annonciateurs depuis août 2007) qui absorba toutes les préoccupations pendant que diverses actions secrètes de déstabilisation se poursuivaient dans d’autres pays musulmans. Ce qu’on a nommé “le printemps arabe” démarra en décembre 2010 (Tunisie, puis Egypte, Libye, Syrie, etc.) et détourna complètement l’attention des bellicistes américanistes de l’Iran. La modification des régimes aux USA (Obama) et en Iran (Rouhani) en 2009, puis une coopération de l’Iran avec le bloc-BAO contre Daesh permirent d’écarter temporairement le problème de l’antagonisme avec l’Iran, et d’autant plus avec la négociation et la signature du traité JCPOA en 2015 ; l’élection de Trump et la sortie des USA du JCPOA en 2018 nous ramènent à la situation de 2005-2008.

Si l’on veut une comparaison entre les deux séquences de poussées paroxystiques, on observera que la politique de Trump (sanctions) est beaucoup plus dure que la politique de Bush. Cette pression est en bonne partie compensée par la position de l’Iran qui s’est notablement renforcé par rapport à 2008, tant militairement que par l’influence ; par l’affirmation stratégique considérable de la Russie qui est tout de même très proche de l’Iran au point qu’on ne sait ce que ferait la Russie en cas de conflit ouvert des USA avec l’Iran ; enfin par l’affaiblissement de l’influence US dans la région.

Cela pour la situation, disons rationnelle. Il reste à envisager la situation symbolique et métahistorique que signifie ce retour en arrière, à une époque (2007-2008) où l’on voyait l’“empire” à bout de souffle, et qui fut sauvé in extremis par la crise de 2008, – laquelle eut l’avantage de plonger le monde dans une crise au départ américaniste et devenue mondiale, et dont seul l’américanisme pouvait le sortir, – temporairement s’entend. (Voir notre Glossaire.dde sur la formation de ce que nous nommons  “Bloc-BAO”.) De même que nous avions noté le retour de 2020 à 2002, nous plaçons ce “retour stratégique“ au nihilisme de 2005-2007 dans la même séquence métahistorique, celle qui annonce la Fin des Temps.

« Le colonel Lawrence Wilkerson, retiré de l’US Army, qui fut chef de cabinet de Colin Powell de 2001 à 2005, va à l’essentiel avec ces mots : “L’Amérique existe aujourd’hui pour faire la guerre. Comment interpréter autrement 19 années consécutives de guerre et aucune fin en vue ? Cela fait partie de ce que nous sommes. Cela fait partie de ce qu’est l’Empire américain. Nous allons mentir, tricher et voler, comme le fait Pompeo en ce moment, comme le fait Trump en ce moment, comme le fait Esper en ce moment ... et comme le font une foule d’autres membres de mon parti politique, les Républicains, en ce moment. Nous allons mentir, tricher et voler pour faire ce qu’il faut pour satisfaire cette obsession de la guerre. C'est notre vérité. Et c’est aussi notre agonie.” »

C’est Pépé Escobar qui rapporte ces mots  dans un texte  qu’il conclut par ces phrases, où nous traduisons à notre manière “the battle of the ages” : « Ce qui est sûr, c'est que l'Empire ne va pas s’effacer discrètement dans la nuit. Nous devrions tous être prêts pour la bataille des Derniers Temps. » L’on voit que la métaphysique se mêle à la psychologie, – le “complexe de la guerre”, – pour contracter le temps et, en tous points et en tous événements, revenir à l’explosion initiale (9/11-Irak-folie iranienne).

Mais à tout cela, nous ajouterons un élément déterminant qui ne fait plus partie de l’affrontement USA-Iran mais qui agit sur lui bien entendu, et qui constitue à notre sens le facteur déterminant pour différencier les deux périodes et conclure que le “retour” à l’affrontement avec l’Iran de 2018 est le double décadent et autodestructeur de l’affrontement de 2005-2007, même si les deux séquences souffrent des mêmes travers tactiques et psychologiques. Cette observation renvoie à notre constzat constant qui est que le grand événement de notre séquence est, depuis 2015-2016, la dissolution du pouvoir du système de l’américanisme au travers d’un affrontement féroce qui ne peut être gouverné par la raison et le sens commun, c’est-à-dire hors de toute réalisation par les protagonistes que leur affrontement est en train de détruire leur socle commun, l’outil fondamental qui leur permet de maintenir une puissance commune.

Là où nous faisons intervenir l’appréciation métaphysique, c’est en observant combien la psychologie de ces acteurs est influencée par des forces extérieures, non-humaines, pour poursuivre dans la même logique d’affrontement. Dans la phase iranienne précédente (2005-2008), ce phénomène n’existait pas encore dans son aspect rupturiel : depuis le vote de 2001 à la quasi-unanimité (sauf une voix à la Chambre, de la députée Barbara Lee) du Patriot Act, Washington D.C. restait à peu près uni sur les grandes options, en mode “bipartisan” derrière GW Bush. L’élection de 2016 et Trump ont brisé cela en morcelant plus qu’en divisant le territoire politique de ce qui est devenu “D.C.-la-folle” et en y installant le désordre en plus de l’affrontement partisan : c’est l’événement fondamental et irrémédiable qui change tout et rend la crise iranienne commencée en 2018 beaucoup plus importante dans sa gravité que la crise iranienne de 2005-2008.

dedefensa.org

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Le contre-pied iranien

Pourtant il y a l'Iran – justement, il y a l’Iran. Les néo- conservateurs, qui ont un sens dialectique certain, avancent que ce pays est quasiment le nœud de tous les problèmes et que sa réduction par le feu et l'US. Air Force produira un effet libératoire (pour les forces du Bien, s'entend). Certes, ils ont dit cela de l'Irak, mais cela vaut le coup d'essayer à nouveau. Cette technique dialectique n'est pas si mauvaise. Effectivement, la tension est remontée à propos de la crise iranienne, jusqu'à faire sonner l'alarme dès la fin janvier [2007].

Dès le 26 janvier [2007], le représentant démocrate Kucinich, un des rares parlementaires constamment anti-guerre, qui occupe un poste important dans les commissions de la Chambre (il est à la tête d'une sous-commission qui aurait son mot à dire en cas de procédure de destitution), renouvelait, cette fois d'une façon solennelle, par un communiqué alors qu'il n'avait jusqu'alors fait qu'une brève déclaration lors d'une conférence hors de l'enceinte du Congrès, qu'une attaque de l'Iran par Bush sans consultation du Congrès conduirait à ouvrir une procédure de destitution. Cette solennelle intervention donnait une bonne mesure de la montée de la tension.

Le 31 janvier [2007], le Times notait : « Une source diplomatique à Washington a dit au Times “Il est difficile d'imaginer que Bush et Cheney quittent leurs fonctions sans résoudre la question iranienne, si nécessaire, par la force.” [...] Bien que la perspective d'une “action précipitée” de la part des États-Unis soit largement écartée, certains gouvernements occidentaux seraient alarmés par des événements qui échappent à tout contrôle. » Nous avons les deux éléments qui comptent dans cette crise. Il y a la détermination aveugle, massive, imperturbable de Bush-Cheney d'une part, l'évolution de la situation vers la “perte de contrôle” d'autre part. Ces deux éléments rendent très délicate une appréciation rationnelle de l'issue de la crise (avec la question fondamentale : attaque ou pas des USA contre l'Iran ?) Il est inutile de poursuivre un débat rationnel sur l'affaire de l'attaque contre l'Iran (Existe-t-il une possibilité réelle d'une attaque efficace ? Les USA ont-ils les moyens de mener à bien cette attaque efficace ? Une telle attaque est-elle de l'intérêt des USA ? Et ainsi de suite.) Il y a longtemps que la raison n’a plus sa place dans le débat sur la crise iranienne. De même, tous les arguments en faveur d’une attaque, les causes avancées, les plaidoiries pour représenter tel ou tel événement, telle ou telle attitude, comme un casus belli, – tout cela est frappé du sceau de l'irrationalité et de l'hystérie qui marque désormais les crises que nous observons.

De toutes les façons, la confusion a été introduite par la confusion, – le même terme dans un autre sens mais l'esprit est bien le même – entre l'Irak et l'Iran à l'occasion du discours du 10 janvier puis des précisions qui ont suivi. En posant solennellement que l'Iran est désormais un acteur (hostile, cela va de soi) du chaos irakien, GW Bush a changé la forme du raisonnement. On a vu dans notre dernier numéro (cette même rubrique) les conséquences diverses de la chose, sur le terrain ou dans les réactions et les effets au Congrès. Pour ce qui concerne la question immédiate de l’alarme, cette confusion contribue notablement à obscurcir le dossier et à durcir les positions des uns et des autres (y compris chez les conservateurs modérés iraniens, adversaire du président Ahmadinejad, comme le montre un article du journal Baztab, du 30 janvier).

Le legs de la “Long War”

L'attaque américaniste contre l'Iran continue à baigner dans le paradoxe énorme et singulier, entre la futilité à couper le souffle du débat public et des arguments, des “preuves”, des perspectives ficelés à la hâte, entre l'indifférence du public par-dessus tout cela, – et, d'autre part, la promesse apocalyptique qui semble en être la marque fondamentale. Cette attaque, c'est l’Arlésienne dont on ne parle plus pendant des mois avant de la voir resurgir dans une alarme générale, et alors c'est la promesse d'une dévastation apocalyptique.

Devant de telles perspectives contradictoires, devant de telles absurdités dans la contradiction et le paradoxe de la perspective, on doit admettre qu'on ne se trouve plus, ni dans la géopolitique, ni dans la politique, ni dans la comptabilité des systèmes, ni dans la mesure des influences. Nous sommes dans le domaine de la psychologie, avec ses échappées diverses dont certains pourraient croire qu'elles débouchent sur la pathologie, ses excès, ses irrationalités. Après tout, rien de plus normal et rien pour nous étonner puisque nous sommes dans l'ère psychopolitique.

La question iranienne n'est pas stratégique, ni idéologique, ni rien de tout cela, pour le principal dans tous les cas. Certes, tous ces domaines y interfèrent et s'y cherchent une place, — ne serait-ce que pour continuer à exister, — et ils la trouvent tant une crise de cette dimension est diverse et faite d'une diversité mouvante. Mais l'essentiel, la cause fondamentale du départ de cette crise, de sa brutale dramatisation à partir de 2005, reste le besoin psychologique puis intellectuel (mais avec la dimension hystérique qu'on devine) d'une guerre pour alimenter et renforcer un concept, – The Long War – qui a besoin d'avancer pour survivre (une sorte de “qui n'avance pas s'effondre” à l'image de la formule classique “qui n’avance pas recule”).

Ce besoin d'une guerre est lié à une perception (toujours la psychologie) exacerbée jusqu'à la pathologie qui est parfaitement représentée par la doctrine des néo-conservateurs avec les excès qui la caractérisent. Cette doctrine, – quel que soit son contenu formel, “architectural” si l'on veut, ou son aspect d'idéologie, – implique une dynamique qui nous dit que seule la violence d'un conflit, et d'un conflit enchaînant sur un autre, peut provoquer les synthèses politiques et idéologiques nécessaires à la survie de ce mouvement, nécessaires à son exigence absolue de déstructuration révolutionnaire.

D'autre part, et plus récemment, ce besoin d'une guerre (d'une nouvelle guerre) a rencontré la catastrophique situation irakienne qui menace de conduire à un effondrement qui serait également, dans la concrétisation de la situation sur le terrain même, la fin du concept de Long War. Ainsi, en relativisant l'argument de la possibilité du nucléaire iranien, en le remplaçant en importance immédiate par l'argument (construit de toutes pièces ou pas complètement, peu importe) du soi-disant rôle des Iraniens en Irak, on est effectivement revenu à l'argumentaire de Long War. (En relativisant l'argument nucléaire, on a réduit d'une façon dramatique l'argument multinational du respect des traités, du rôle des organes internationaux, etc.; on a recomposé la crise iranienne pour en faire une affaire plus directement américaniste, donc plus liée à la Long War.) Ainsi le concept de Long War défend-il son existence de plus en plus menacée.

[…]

Fatigue hégémonique

Que l'on aille de William Pfaff (“Manifest Destiny: A New Direction for America”), à Chalmers Johnson (“Empire vs. Democracy — Why Nemesis Is at Our Door”), à Andrew J. Bacevich (“Going for Broke”), à Gabriel Kolko (“The Age of Perpetual Conflict”), tous les beaux esprits se retrouvent aujourd'hui pour présenter dans des essais leurs témoignages et leurs observations sur la chute de l'Empire. Étonnons-nous et exclamons-nous encore une fois à propos de cet étrange “privilège”, – ou de ce redoutable sortilège, de pouvoir observer, vivre et commenter d'une même plume et des mêmes mots les plus grands événements historiques alors qu'ils sont en train de se faire. Il faudrait songer à prendre la mesure du poids et de l'influence de cette interférence dans la manufacture de ces mêmes événements historiques.

Il est effrayant de voir et d'entendre tous ceux qui s’exclament devant cet immense mouvement tectonique, qui ridiculisent ou identifient parfaitement ses causes, sous-entendant ainsi qu’il serait si facile de l'arrêter, – sans pouvoir l’arrêter d’une seconde, d’un centimètre. Il suffit encore d’avoir entendu Brzezinski devant les sénateurs de la commission des forces armées du Sénat, les lèvres serrées, blême d'une fureur contenue, laisser froidement tomber : « Il est temps pour la Maison Blanche d'accepter [cette réalité centrale] que... la guerre en Irak est une calamité historique, stratégique et morale. Si les États-Unis continuent à s’enliser dans une implication sanglante prolongée en Irak, la destination finale de cette descente sera probablement un conflit avec l'Iran et avec une grande partie du monde de l'Islam en général. » 

“Il suffit ..” – pour mesurer l'atmosphère étrange de la présence terrifiante d'une calamité, selon le mot de Brzezinski, tournant autour du centre de l'Empire.

“Atmosphère étrange” ? Là-dessus, le même Brzezinski, lors de la même audition, dans le même texte officiel et acté par la commission, n'hésite pas à évoquer la possibilité d'un montage de provocation du gouvernement des Etats-Unis — ce qu'il décrit comme « un scénario plausible pour une confrontation militaire avec l’Iran ». Viennent alors ses explications : « [Il s'agirait] d’un échec irakien pour remplir leurs obligations, suivi de l’accusations de la responsabilité iranienne pour cet échec, puis d'une provocation en Irak ou d’un acte terroriste aux États-Unis imputé à l'Iran, aboutissant à une action militaire américaine “défensive” contre l’Iran, qui plongerait une Amérique solitaire dans un bourbier s’étendant, s’approfondissant et finissant par se propager en Irak, en Iran, en Afghanistan et au Pakistan. » Le “questions-réponses” avec les sénateurs qui suivit ne fit que renforcer cette hypothèse effrayante.

Atmosphère étrange, atmosphère effrayante… L'ancien conseiller du président (Carter, en 1977-81) évoquant d'une manière si précise, dans un cadre si officiel, la possibilité d'un complot du président des États-Unis pour provoquer une guerre aux possibles conséquences apocalyptiques, — et cela pour les semaines qui viennent, comme vous diriez : pour demain. L'Histoire se fait sous nos yeux, alors que l'Histoire semble être devenue une bouillie pour les chats.

 

Extrait de dedefensa & eurostratégie (dd&e), rubrique dedefensa, du 10 février 2007 (Volume 22, n°10).

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