L’Iran comme l’épée de Damoclès au-dessus de Washington

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L’Iran comme l’épée de Damoclès au-dessus de Washington

Il est vrai que le vote du Congrès sur le traité nucléaire avec l’Iran, suivi éventuellement d’une bataille entre le Congrès et le président si le premier vote est défavorable au traité, ne cesse d’apparaître selon une perspective de plus en plus déstabilisante, avec le rôle incroyablement intrusif qu'y jouent les Israéliens et leur lobby (l'AIPAC). Outre la guerre elle-même (si Obama perdait), qui nous paraît être de plus en plus une pression de communication beaucoup plus qu’une perspective opérationnelle, de très nombreuses hypothèses déstabilisatrices sont développées. Le paradoxe est que nombre de partisans ou de “dissidents” qu’on classerait antiSystème pourraient en venir à souhaiter une défaite d’Obama, dans la mesure où cette défaite mettrait le président dans une position si inconfortable qu’il serait l’objet de pressions terribles pour poser un acte constitutionnel très puissant, très déstabilisant pour le Système, – comme par exemple sa démission, comme l’explique John V. Whitbeck, un avocat international conseil de l’équipe palestinienne de négociation avec Israël. (Dans Information Clearing House le 12 août 2015.)

Comme on voit dans ses remarques de conclusion, Whitbeck pense qu’une défait serait si humiliante pour Obama que le président devrait effectivement envisager une démission selon l’argument que la majorité des Chambres répond à des intérêts d’un pays étranger, ou bien encore prendre des mesures radicales de reconnaissance des Palestiniens. Ecartant l’idée de la contrainte pour faire la guerre, Whitbeck envidage également l’attitude “couarde” pour Obama, qui consisterait à ne rien faire et à attendre la fin de son mandat, – ce qui nous semble très improbable vu le déchaînement belliciste qui suivrait une défaite d’Obama au Congrès.

... Cela nous conduit à effectivement observer que Whitbeck a de fortes chances d’apprécier assez justement la situation, qui pourrait forcer Obama à devenir, sur le tard, de qu'on avait envisagé pour lui au départ, une sorted'“American Gorbatchev”. Whitbeck ajoute également une hypothèse concernant le sort de Kerry, qui pourrait également être conduit à démissionner devant l’insupportabilité de l’échec de sa politique sous les pressions israéliennes. Tout cela constituerait, dans l’hypothèse maximale (démission de BHO et de Kerry), une véritable insurrection du pouvoir exécutif contre un législatif totalement gangrené par la corruption d'une action étrangère et sous toutes les formes imaginables. Whitbeck ajoute que Kerry, après sa démission, pourrait se présenter à la désignation démocrate pour les prochaines présidentielles, – ce qui constituerait effectivement une autre hypothèse déstabilisante...

«At first glance, it appeared that President Obama had outsmarted the Republican Congressional leadership by getting them to agree that approval of American participation in any Iran nuclear agreement would not require an inconceivable two-thirds majority of the Senate but, rather, only a post-veto one-third minority approval in one of the two houses of Congress. However, particularly since the influential Democratic Senator from New York Chuck Schumer, poised to become the next Democratic leader in the Senate, has confirmed his personal allegiance to Israel and consequent intention to vote for “disapproval”, it is by no means certain that even one third of one house of Congress will choose the United States over Israel.

»What if Prime Minister Netanyahu does defeat President Obama in the American Congress? How might Obama and John Kerry react to a defeat more crushing and humiliating than any defeat ever suffered by any American president and secretary of state?

»In Obama’s case, one can envision three alternatives, one cowardly and two courageous: 1.) He could accept his and his country’s humiliation and retreat into irrelevance for the remaining 16 months of his term in office; or... 2.) He could go before the American people, announce that he has no desire to continue to represent a country in which more than two-thirds of the members of the legislative branch owe their allegiance to a foreign country and resign as president; or... 3.) He could seek patriotically to restore the independence and dignity of his country (or simply to take personal revenge against Netanyahu) by supporting or not vetoing a new application by the State of Palestine for full member state status at the United Nations and by supporting or not vetoing a UN Security Council resolution imposing meaningful sanctions on Israel until it withdraws fully from the occupied State of Palestine and the occupied Syrian Golan Heights.

»In Kerry’s case, one may hope that he would resign as secretary of state and run again for the Democratic nomination for president, this time with an America-First focus on restoring the independence and dignity of the United States.

»Palestinians and those who seek some measure of justice for Palestine and the Palestinian people must view this remarkable spectacle with mixed emotions. All the signs suggest that, if Obama “wins”, even by a hair’s breadth, he will immediately seek to “compensate” Israel for his unprecedented act of disobedience though a significant increase in the amount of America’s annual tribute payment to Israel, through even deeper military largesse and cooperation and through continuing American diplomatic and political support at the United Nations and elsewere. However, if Netanyahu “wins”, Obama just might finally do the right and decent thing for Palestine, the Palestinian people and the United States.

»To cite the ancient Chinese curse, we are living in interesting times.»


Mis enligne le 13 août 2015 à 14H35

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