Le JSF dans la tête

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Le JSF dans la tête

Problèmes structurels psychologiques, versus problèmes structurels américanistes et occidentalistes. Quelques mots de la théorie de la complexité des systèmes. Celle-ci montre que toutes les organisations en réseaux répondent à des caractéristiques communes. Qu’il s’agisse de l’organisation de cerveau, les deux hémisphères dans leurs rapports avec l’organisation du corps et de l’individu, qu’il s’agisse de la biomasse dans le système écologique, de l’organisation d’un gouvernement ou d’un système complexe comme le JSF, tous répondent à cette loi de la complexité.

Ces réseaux, à l’intérieur des organisations, ont besoin d’échanges d’information, à tous les niveaux. Plus la pyramide est grande, plus la complexité le sera. Il suffit qu’un blocage survienne à un endroit du réseau pour que la mécanique tombe en panne.

Après 25 ans de recherches sur ce qui rend possible un système écologique, viable et durable, une constante s’est imposée, et elle s’applique à tous les systèmes. Ces analyses quantitatives montrent une courbe entre deux pôles qui doivent s’équilibrer. D'un côté, il y a l’efficacité du système. Au niveau des hémisphères il s’agit du cerveau gauche quantitatif, qui a tout à voir avec l’organisation, mais rien à voir avec le qualitatif. C’est le cerveau du court terme. Dans le système économique, la monnaie joue ce rôle quantitatif d’efficacité. Dans le cas de la biomasse, c’est l’écosystème. À l’opposé de cette courbe où se trouve l’efficacité (du cerveau gauche), sur l’autre pôle, il y a la résilience, cette capacité à anticiper le long terme, à rebondir, à surmonter les obstacles. C’est le pôle de l’inter connectivité, de la diversité du cerveau droit. C’est le qualitatif versus le quantitatif.

Dans tous ces systèmes, il y a un point de rencontre, une fenêtre d’équilibre instable, qui ne doit pas être dépassée, d’un côté ou de l’autre. Sans cet équilibre des deux pôles, c’est l’effondrement de la structure.

Cette théorie des systèmes en réseaux démontre que des systèmes similaires ont des manières de se conduire similaires. Il est possible de passer d’un système à l’autre sans risque de se tromper. Sur le plan écologique quand il y a monopole d’un seul type de plantes, la culture intensive et non diversifiée, dans un environnement donné, et que cette culture vient à manquer pour quelque raison que ce soit, maladie, etc., tous ceux qui dépendent de cette plante disparaîtront avec celle-ci. C’est un exemple du court terme, de l’efficacité au détriment du long terme et de la résilience. Dans tous les systèmes complexes, plus il y a de résilience, moins il y aura d’efficacité et vice versa.

L’américanisme et l’occidentalisme, c’est un exemple du JSF, complètement dysfonctionnel, où il n’y a que le cerveau de l’efficacité qui fonctionne, sans la composante qualitative. Tout ne se mesure pas à l’aune quantitatif! Un kilo d’amour ou vingt-cinq cents de bon sens, ça n’existe pas. C’est pourtant ce que la pensée dominante, quantitative, depuis les Lumières, tente de nous imposer.

Nous assistons actuellement à la longue mort du matérialisme comme idéologie. Aussi longtemps que les hommes ne comprendront pas l’importance de savoir quel cerveau travaille, à quel moment, afin d’équilibrer l’intérieur avec l’extérieur, la guerre perdurera intérieurement et extérieurement.

Roger Leduc

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