• La série des “Carnets” abrite, dans dedefensa.org, les écrits de commentaires personnels d’invités du site. • Sur ce qu'on nomme “les réseaux” ou “la toile”, il s'agit de ce qu'on désignerait en général comme un blog. • Les “Carnets”, ce sont donc les blogs des invités de dedefensa.org dont nous jugeons, en plein accord avec eux et à l'avantage et à la satisfaction de chacune des parties, qu'ils peuvent devenir des collaborateurs réguliers du site. • Il n'y a pas de limites aux sujets abordés et pas de sujets précisément assignés à ces collaborateurs : les seules exigences concernent la forme et la décence du propos, la responsabilité dans le développement du propos. • Sur le point très important du fond des textes, nous disons que dedefensa.org donne comme règle de ces “Carnets” une orientation générale des domaines abordés trouvant ses aises dans celle dont le site fait à la fois l'usage et la promotion. • Pour autant, il y a une règle impérative qui domine toutes les autres. • Il n’est pas assuré que tous les propos des invités soient dans le sens de ce qu’écrit et pense dedefensa.org, et il ne peut en aucun cas y avoir assimilation, de ce qu’écrivent nos invités avec la signature du site : l’invité est seul responsable intellectuellement de ses propos. • Il s'ensuit, cela va de soi et selon la formule consacrée, que les propos dont nous parlons n’engagent en rien et en aucune façon dedefensa.org, essentiellement bien sûr dans ce domaine intellectuel et de l'opinion. • Ces éventuelles différences et divergences ne seraient pas nécessairement signalées mais elles le seraient en cas de publicité dans ce sens ou de toute autre nécessité, avec conséquences ou pas c'est selon. • Le site décide, espérons-le en bon accord avec ses invités, des conditions diverses et de l’application des règles énoncées ci-dessus de publication de leurs écrits. (Précision technique enfin valant pour toutes nos collaborations extérieures, qui est un classique de la collaboration extérieure à un média : titres et intertitres sont de la seule responsabilité de la rédaction. Les auteurs proposent titres et inter-titres et la rédaction se réserve de les modifier dans leur formulation, bien entendu sans en déformer le sens.) 

• Badia Benjelloun est une collaboratrice fidèle de dedefensa.org depuis des années. Sa formation est essentiellement scientifique (biologie, mathémathiques, médecine), ce qui lui permet d'écrire des articles extrêmement élaborés sur ces sujets. Bien entendu, ce n'est qu'une petite partie de ses activités de commentatrice, et elle explore également et surtiout les champs de la politique et de l'économie, et jusqu'à des textes empreints de poésie. Sa place dans la série des Carnets de notre site est absolument, à la fois méritée et nécessaire.

Le Pays de Nulle Part, une paranoïa ordinaire

  mardi 16 octobre 2018

Jamais depuis que l’institution de l’ONU existe, on n’avait vu des chefs d’État et de gouvernement s’esclaffer et rire à gorge déployée lors de l’intervention d’un Président de l’administration des Usa. Jamais non plus, un Premier ministre de Tel Aviv n’avait commis une telle bourde devant l’Assemblée Générale de l’ONU. Netanyahu s’est surpassé en arrogance ridicule en donnant les coordonnées avec photo à l’appui d’un site de stockage d’uranium enrichi en Iran au cours d’une énième démonstration, leur nombre ne se compte plus depuis 1995 où la construction d’une bombe nucléaire était déjà imminente. Les Iraniens viennent depuis très loin à Torkuzabad pour prendre des selfies devant cet entrepôt fermé depuis longtemps par son propriétaire criblé de dettes et incapable de payer ses factures d’eau. Petite ironie de l’histoire (involontaire ou volontaire par des agents facétieux du contre-espionnage), le nom de ce village dans le Sud de Téhéran signifie la ‘Terre de Nulle Part’.

Le site mentionné au cours de l’allocation du Likudnik Netanyahu est connu par les fonctionnaires de l’AIEA et par le renseignement étasunien comme un centre d’archives.

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Un espoir pas si fou : les loups hors de chez nous

  lundi 01 octobre 2018

L’intérêt de Vladimir Poutine pour le sport japonais qu’il pratique avec un grand art ne justifie pas à lui seul sa présence à Bakou pour l’édition 2018 du championnat du monde dejudo. Poutine s’adonne à un inlassable travail de détricotage des fils tissés autour de la Fédération de Russie. Au cours de sa rencontre avec le chef d’Etat de l’Azerbaïdjan qui a eu lieu à cette occasion, il a été question de sécurité régionale, d’armements et d’une éventuelle intégration de l’Azerbaïdjan, pays ‘non aligné’, au sein de l’Organisation du Traité de  Sécurité Collective. Il s’agit de supplanter l’influence de Tel Aviv fournisseur de drones utilisés par Bakou en 2016 contre l’Arménie. Ilham Alyiev avait déclaré récemment que son pays avait acquis pour 5 milliards d’armements russes.

Mieux, Poutine voudrait rapprocher les vues de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan à propos du conflit des territoires du Haut-Karabakhet ainsi désamorcer un conflit qui est une source depuis 1988 d’instabilité et de terrorisme, alimenté par des parties extérieures soucieuses de vendre des guerres permanentes.  Le sommet des chefs d’Etats de la Communauté des Etats Indépendants, fondée en 1991, s’est tenuà Douchambé, capitale du Tadjikistan, il en aura fourni l’occasion. Nikol Pashinyan, Premier Ministre d’Arménie, est  arrivé au pouvoirau terme d’une révolution colorée, manifestations ‘spontanées et populaires’ en lien avec des ONG financées par Georges Soros. Cependant, les manifestations qui ont dégagé Sargsyan n’étaient pas motivées par des raisons géopolitiques ni par le rejet des liens avec la Russie, principal débouché commercial de l’Arménie. Pashinyan qui comprend comme tous les Arméniens qu’une rupture des liens avec la Russie est impossible mène une politique réaliste où l’option souhaitée d’intégration à l’OTAN est, pour l’instant au moins, exclue. La réussite du coup d’Etat en Ukraine en 2014 devait beaucoup au délitement d’un Etat aux mains d’oligarques apparentés au grand banditisme, au soutien préalable depuis de nombreuses années de forces alternatives antirusses par la CIA. Enfin, l’existence de milices armées fascistes facilement mobilisables pour terroriser la population et appuyer la confiscation du pouvoir a permis une réplique caricaturale du nazisme. Ces conditions sont inexistantes en Arménie.

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Deux variables et une domination

  dimanche 23 septembre 2018

Les deux variables de la domination étasunienne, armement et pétrole ne sont pas indépendantes ni entre elles, ni chacune d'elles du dollar.

Elles s’émoussent et s'amenuisent toutes deux donc toutes les trois.

Peuples d’Europe, debout ?

En vertu d’une loi adoptée en juillet 2017 par la Chambre des Représentants à une écrasante majorité, les Usa prétendent vouloir punir toute entité qui se fournirait en produits inscrits dans une large liste et particulièrement en armes auprès de la Fédération de Russie.

Rosoboronexport confirme que la fédération est ledeuxième exportateurd’armement et ceci de façon stable depuis ces dernières années, elle assure 15% environ des équipements militaires vendus à l’international. Ce chiffre est diversement apprécié (de 7 à 25%) selon que l’on mesure le chiffre des ventes en dollars ou en volume exporté. L’Afrique du Nord et les pays d’Asie sont friands d’armes éprouvées sur le terrain, expérimentées en situation réelle. Beaucoup de pays veulent désormais des Soukhoi et des systèmes anti-missile sol-air S-400 comme la Turquie, l’Égypte, l’Inde et le gouvernement de Ryad. Et tous voudront les nouveaux chars Armata, légers, maniables, truffés de technologie et quasi-indestructibles. L’attraction croissante pour les produits de l’industrie militaire russe s’explique par leur coût raisonnable, leur robuste fiabilité, leur haute avancée technique et l’absence de conditionnalités politiques lors du bouclage des contrats.

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Ramallah

  samedi 22 septembre 2018

Il avait 24 ans. Il dormait profondément dans son lit.

Ils sont venus de nuit, ont forcé la porte de sa maison, l’explosant de leurs fusils et coups de bottes. Toute la maisonnée a été réveillée, sa mère et son frère ont été mis à l’écart, ils l’ont isolé dans une chambre et l’ont battu. Puis ils l’ont emmené avec eux, inconscient.

Deux heures plus tard, ils informent sa famille qu’il est décédé.

Son nom est Muhammed Zaghloul al Khattib Al Rimawi.

Il habitait à Beyt Reyma, au nord ouest de Ramallah. Il était en excellente santé.

Les forces d’occupation opèrent fréquemment de la sorte, ils viennent en plein sommeil arrêter des jeunes gens, parfois des femmes ou des enfants. Durant les sis premiers mois de 2018, les FO ont procédé ainsi à 3533 arrestations, le plus souvent pour une détention administrative c’est-à-dire sans charge d’inculpation, sans procès pour une durée de six mois renouvelable selon le bon plaisir des autorités militaires.

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