Utopie-4 : Valaam, sublimité de la tradition

Les Carnets de Patrice-Hans Perrier

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Utopie-4 : Valaam, sublimité de la tradition

Situé sur un archipel ceinturé par un immense lac, le Monastère de Valaam n’est accessible qu’une partie de l’année. Fondé il y a près d’un millénaire – certaines sources parlent du début du XIe siècle – cette forteresse du monachisme n’a pas son égal dans le monde orthodoxe, mis à part le célébrissime Mont Athos, dans le nord de la Grèce. Juché sur un massif de granit, posé comme un immense vaisseau au beau milieu de l’archipel de Valaam, ce complexe monacal compte pas moins de sept églises, dont une cathédrale, et de nombreux skites (petits ermitages isolés) éparpillés dans la nature environnante.

Coupé du reste du monde à partir des grands froids de la fin novembre, le Monastère de Valaam se replie sur lui-même durant plusieurs mois, permettant ainsi à la communauté monastique de refaire le plein d’énergie. En effet, plus de 200 000 pèlerins sont venus se recueillir sur l’archipel de Valaam l’été dernier et la micro-société d’environ 300 moines est littéralement envahie par cet afflux de visiteurs qui viennent des quatre coins du monde pour s’y ressourcer. Et, c’est le cas de le dire, Valaam est une véritable source spirituelle témoignant de la pugnacité d’une tradition plurimillénaire qui n’est pas sur le point de se tarir.

Une tradition monastique qui perdure

Le monastère de Valaam aurait été fondé au XIe siècle, d’après les rares archives qui subsistent, par deux moines grecs ayant poussé leur désir d’évangélisation jusqu’aux confins du Nord-Ouest de la Russie, tout près de la Finlande. D’ailleurs, la racine du terme « valam » est d’origine finnoise et signifie « haute terre des montagnes » une appellation qui sied bien à ce site escarpé qui semble avoir surgi des profondeurs du Lac Ladoga.

Littéralement immarcescible, malgré l’épreuve du temps qui aura forcé les communautés monastiques à déserter les lieux à plusieurs reprises, cette cité utopique incarne le noble désir d’évangélisation porté par Saint Germainet Saint Serge, les premiers pionniers qui venaient de la lointaine Grèce. Rappelons que le nord de la Grèce donne sur les Balkans qui, eux-mêmes, semblent prolonger les Carpates, cette imposante chaîne de montagnes de l’Europe centrale à la porte de la Sainte Russie. Il ne faut pas oublier que l’Ukraine, jouxtant les Carpates, est un état moderne qui a pris forme tout au long d’une Renaissance qui se caractérise par de longues guerres de religions et la reconfiguration de plusieurs états formés par la sédimentation d’un Moyen-Âge qui s’est prolongé sur une période de près d’un millénaire.

Au XIe siècle, au moment de la fondation du Monastère de Valaam, la Rus’ de Kievreprésentait le plus grand état européen et c’est un missionnaire grec, Cyrille, qui pris les devants d’une série d’expéditions qui allait répandre l’orthodoxie de la Baltique à la mer Noire. D’ailleurs, c’est à cette époque que sera achevée la construction de la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev, un vénérable ensemble architectural qui fut nommé en l’honneur de la cathédrale Sainte-Sophie de Constantinople, au cœur d’un Empire byzantin qui n’avait pas encore été victime des croisades. Or donc, les chrétiens orthodoxes furent, vraisemblablement, les premiers missionnaires à essaimer de la Grèce jusqu’aux confins des lointaines contrées nordiques peuplées de Vikings et autres ethnies aux origines qui se perdent dans la nuit des temps. On pourrait ajouter que la Russie, l’Ukraine et la Biélorussie sont les héritières directes de la rencontre du monde slave et du christianisme orthodoxe, à une époque où le Nord de l’Europe était sur le point de subir les premières invasions mongoles.

Un site exceptionnel

L’archipel de Valaam, situé entre la mer Blanche et la mer Baltique, représente, à lui seul, un véritable sanctuaire abritant des habitats naturels accueillant une grande biodiversité. Déjà, au beau milieu du XIXe siècle, Saint Ignace Briantchaninov, un pionnier du renouveau monacal orthodoxe, s’extasiait face à cette nature rude et généreuse : « En 1846, dans les premiers jours de septembre, j’empruntai un bateau pour me rendre au monastère Konevsky à Valaam… Un vent frileux soufflait. Des nuages blancs couraient sous le ciel en groupes séparés, comme des vols d’oiseaux migrateurs. Au large, la tempête était grandiose. Près du rivage, elle ne manquait pas non plus de beauté : les vagues coléreuses, irritables, menaçantes, en perpétuel désaccord avec les vents, se disputaient et se jetaient avec furie sur la grève, exprimant des intentions hardies ».

 Véritables portions de la terre finlandaise, effilochées et perdues dans les eaux du plus grand lac d’Europe, Valaam c’est un peu la Jérusalem de l’hémisphère boréal. Unlieu trop improbablepour abriter ce qui allait devenir la cité monastique la plus importante du nord de l’Europe, au point où certains n’ont pas hésité à la qualifier de « Mont Athos de Russie ». Saint Ignace Briantchaninov est un précieux témoin qui a su décrire avec beaucoup d’éloquence l’impact visuel qui frappe le visiteur : « La sainte île de Valaam est une montagne de pierre dressée dans le lac qui se termine au nord par un rocher à pic. Elle est entourée d’un ensemble de petites îles qui gravitent autour d’elle comme des satellites autour d’une planète ». À l’instar d’autres cités utopiques – on pense à la cité de Paolo Soleri, érigée en plein désert de l’Arizona – Valaam prend racine sur une terre éloignée des centres d’activités peuplés par les multitudes. Et, par un salutaire effet de balancier, les monastères et autres cités abritant des communautés vivant en marge de la société représentent des oasis au cœur de l’immense désert d’une humanité coupée de ses racines spirituelles.

La solitude du moine est un roc

L’Archipel de Valaam faisait partie de la Carélie – une contrée qui s’était illustrée en luttant contre les invasions des Vikings et des premiers Croisés et qui s’était associée à la puissante cité de Novgorod – et dès le Xe siècle quelques moines téméraires allaient y construire quelques skites avant de fonder ce fameux monastère nordique qui fut qualifié de « République monacale » par les érudits du monde chrétien de l’époque. Véritable avant-poste du monde orthodoxe, le monastère de Valaam devint un centre de rassemblement et de formation spirituelle pour une foison de missionnaires qui fondèrent de nouveaux monastères, dont celui situé sur les îles Solovetski, en plein cœur de la mer Blanche. Par-delà la mer de Barents, les pionniers de ce monachisme nordique iront jusqu’à convertir des indigènes vivant en Alaska et ailleurs aux abords du Pôle Nord. Extraordinaire paradoxe que cette Odyssée nordique entreprise par des moines qui disaient s’inspirer de la vie et des œuvres des « pères du désert »  ces premiers représentants du monachisme chrétien en Égypte!

Fidèles à l’enseignement des pères du désert, les moines orthodoxes mettent leur vie commune au service des enseignements inaltérables du Christ, grand maître de la renonciation aux illusions matérielles et amant fidèle des âmes qui sollicitent sa grâce. Trop souvent nous avons tendance à oublier qu’il existe une ascèse chrétienne, comparable aux voies d’une sagesse orientale qui commande, elle aussi, de se détacher des biens de ce monde afin d’être en mesure de transcender la souffrance et la mort. D’ailleurs, le sens du sacrifice christique ne signifie-t-il pas qu’il existe une vie après la mort pour quiconque est capable de dissoudre les passions de son égo sur l’autel de l’authentique charité ? Fidèles à cet enseignement, les moines orthodoxes ont compris que les seules forces de la volonté ne suffisent pas à briser le mur des illusions pour libérer l’âme de ses scories et accélérer sa guérison. Ils s’en remettent donc au souffle puissant d’un Esprit saint qui guide la prière, activité suprême de la pratique monastique et point d’ancrage du disciple qui désire se rapprocher de la plénitude divine. L’oraison est guidée par le chapelet qui accompagne le moine dans toutes ses pérégrinations quotidiennes ; il s’agit de prier sans répit, du matin au soir, pour que l’ascète finisse par lâcher prise face aux tracas et autres distractions provoqués par un mental qu’il convient d’apaiser. In fine, c’est par une prière purifiée de tout artifice que l’initié parvient au renoncement suprême qui favorise l’état de grâce, la plénitude spirituelle. Cet idéal d’un renoncement aux illusions matérielles, préambule au véritable don de soi, concerne tous les chrétiens orthodoxes et les moines ne représentent rien d’autre qu’un corps d’élite traçant la voie aux simples croyants.

L’enseignement cénobitique (vie monastique en communauté) ne consiste pas seulement en un ensemble de prescriptions destinées à parfaire l’ascèse pour que le disciple puisse s’élever dans la pureté du renoncement. Il y a plus, puisque les maîtres spirituels estiment que le rayonnement de l’amour divin fait en sorte que l’authentique disciple n’a plus à se préoccuper du détachement face aux choses matérielles et à l’esclavage des passions qui entravaient son désir de liberté spirituelle. C’est par amour que l’on peut se libérer des passions mortifères, cela sans même devoir renoncer à quoi que ce soit. Il s’agit, dans les faits, d’un renoncement qui est un acte positif, c’est-à-dire qu’il ne consiste pas à violenter la conscience et les affects du pratiquant. Bien que le Christ ait affirmé qu’il faille « se faire violence » les grands initiés savent que les mortifications ou autres techniques ascétiques ne représentent que des subterfuges destinés à déjouer l’emprise des passions qui détournent l’âme de sa destinée divine. Le disciple ne tente pas de se soustraire aux plaisirs du monde, il s’efforce plutôt d’être attentif à cet amour divin qui rayonne souvent de manière inattendue, au gré des événements et des rencontres qui meublent le quotidien le plus banal. Il n’est donc pas question de se délivrer du mal, mais bien plutôt d’accueillir l’amour du Christ qui n’est rien d’autre qu’une énergie spirituelle, source de toutes les métamorphoses intérieures. Et, extérieures, on serait tenté d’ajouter.

Les moines vivent en communauté, ceci afin de pouvoir s’entraider et s’encourager par le moyen du chant et de la prière collective. Le fruit de leur travail collectif et l’entraide mutuelle font en sorte de faciliter la fonction cardinale de l’ascèse : profiter de la solitude pour intérioriser la puissance d’une prière qui constitue la voie royale vers la libération. La solitude et la frugalité de la vie monastique représentent, dans ce contexte, des atouts indispensables pour quiconque désire véritablement se rapprocher de la vie divine. Parce que le monachisme orthodoxe proclame que « Dieu est devenu homme pour que l’homme devienne Dieu en Lui » pour reprendre une formule célèbre de saint Athanase.  Ainsi donc, l’humilité – vertu cardinale de la pratique monacale qui mène à la charité – est une porte spirituelle qui permet à l’ascète de se débarrasser des illusions mortifères du péché et d’atteindre à la plénitude divine. L’ascète n’est pas en proie à un délire prométhéen, bien au contraire. C’est par son retrait du monde matériel que le moine parvient à pénétrer au cœur du monde spirituel, foyer d’amour qui ne s’éteint jamais.

La vie monastique au quotidien

Le chant représente l’activité la plus propice pour lier l’énergie des orants afin que la plénitude de la prière soit magnifiée. Le monastère de Valaam a tissé à travers les temps une tradition unique du chant sacré, combinant certaines techniques byzantines « a capella » c’est-à-dire un chant monodique, avec les chants Znamennyqui simplifient l’ornementation jusqu’à obtenir des mélodies qui touchent l’âme en son cœur. La schola de Valaam a tellement travaillé le matériau de la voix que des disciples provenant des quatre coins de la Russie viennent y emprunter techniques et inspiration. Le chant orthodoxe produit des harmonies qui peuvent paraître exotiques à nos oreilles puisqu’il se fonde sur des gammes héritées de la théorie musicale de la Grèce antique. Les harmonies sont produites par des intervalles qui n’ont rien à voir avec notre gamme tempérée, celle qui berce nos oreilles depuis des lustres en occident. Ce chant rude et suave se perpétue au gré d’une tradition orale qui est alimentée par les maîtres de chant. Le protopsalte, ou chantre principal, conduit le chœur au moyen de sa voix alors que les autres choristes sont invités à s’immerger dans ce grand souffle mystique. Ce phénomène d’immersion touche l’auditoire des fidèles à un point tel que l’on pourrait comparer le spectacle d’un récital Znamenny avec les prouesses des derviches tourneurs, ces étranges danseurs Soufis turcs. Le monastère peut compter sur un chœur de cinq voix puissantes qui parcourent le monde afin de donner des récitals qui permettront de générer des fonds dédiés à la restauration des édifices de la cité mystique de Valaam.

Outre le chant, les moines de Valaam ont acquis une extraordinaire maîtrise de la restauration des icônes et autres images de piété qui ont subi les outrages du temps et des multiples invasions ayant perturbé les activités de la sainte cité. Les deux principales églises du Monastère, incluant la cathédrale de la Transfiguration du Seigneur, recèlent des icônes qui sont de véritables trésors et un musée consacré à l’art sacré a même été aménagé à l’intérieur du Centre culturel de Valaam.

Naguère, avant la destruction partielle de cette cité, au beau milieu de la seconde guerre mondiale et alors que les autorités bolchéviques allaient expulser les Saints moines de l’île, le monastère Konevsky abritait une forge, des ateliers d’orfèvreries et de travail sur les métaux précieux, des ateliers de confection d’icônes et toute une panoplie d’espaces dédiés à la confection de pratiquement tous les objets utilitaires et autres habits sacerdotaux étoffant le quotidien de cette vie basée sur la prière et le travail dans son plus simple appareil. Cité de Dieu, mais aussi centre d’un labeur incessant, Valaam est devenu, malgré toutes les avanies qui ont menacé sa pérennité, une véritable école dédiée à l’enseignement et à la sauvegarde des métiers d’art de l’ancienne Russie.

La culture cénobitique est proche de la nature

Un très beau documentaire, diffusé par la chaîne ARTE France, en 2016, s’attarde à suivre le quotidien des moines afin d’en restituer quelques moments de vérité. Les images sont frappantes et le montage semble avoir été modelé sur une calme mélopée afin de nous permettre de pénétrer au cœur des activités quotidiennes qui rythment la vie à Valaam. Un des moines interrogés témoigne de la beauté du « chant qui parle des vastes espaces, de toute l’étendue de la steppe, une pratique qui nous aide à vaincre le fardeau de ce péché qui nous oppresse en nous élevant vers les vastes espaces de la libération intérieure ». Et, manifestement, le chant Znamenny possède des vertus curatives puisque toutes les tensions intérieures s’estompent dès que les moines se mettent à entonner les mélopées de la Sainte liturgie. Le Père responsable de la schola n’affirme-t-il pas que « pour chanter en résonance, il faut vivre en résonance » ? Et, c’est un peu ce que tente de démontrer le documentaire produit par ARTE, véritable plongée dans les eaux lustrales de la pratique cénobitique.

Mais les moines ne font pas que chanter et prier ; tôt le matin, dès 04h45, ils se font réveiller par un des leurs au son d’un maillet qui résonne sur une petite planchette de bois. Suivant le rythme naturel des saisons, les moines attaquent leur journée dès l’aube et s’activeront à prier et travailler jusqu’au coucher du soleil. En outre, les moines comptent aussi sur les offrandes des visiteurs et autres retraitants afin de pouvoir acquérir des denrées qui proviennent de l’extérieur et aussi, de constituer un fond dédié à la restauration des édifices et des objets d’art qui participent à la beauté des lieux. Le moine responsable de la confection des cierges tenait, justement, à nous rappeler qu’« aux premiers jours de l’église, les gens venaient prier en apportant des offrandes de vin, de pain et de chandelles. Certains des fidèles prenaient la peine de confectionner eux-mêmes les cierges offerts en offrande ».  Manifestement, même si elle donne l’impression d’être coupée du reste du monde, la vie monastique entretient des ponts avec les laïcs et l’ensemble d’une société civile qui ne demande qu’à pouvoir s’y ressourcer à l’occasion. En outre, c’est évidemment le contact direct avec une nature qui a été scrupuleusement préservée qui procure tout la quiétude et la vitalité entourant ce havre de sérénité.

Chaque année, plus d’une centaine de milliers de pèlerin bravent les eaux glaciales du Lac Ladoga en entreprenant une traversée qui peut durer jusqu’à 4 heures à la fin de l’automne, alors que les glaces se forment. Mais, quoi qu’il en soit, ce petit périple permet d’admirer les rocs escarpés et la nature sauvage qui dessinent les traits de l’archipel de Valaam. Il est même possible de surprendre des moines ou des novices en train de pêcher, de fendre le bois ou de conduire des troupeaux de vaches à travers les clairières des petites forêts qui sertissent le complexe monastique. Surajoutant les fruits du labeur humain aux dons de la nature, les moines ont planté plus de 500 pommiers qui résistent au climat polaire et parviennent à donner des fruits juteux !

Les activités de la drave sur le lac Ladoga à une autre époque. alternativefinland.com

Les Pâques russes pour toute l’humanité

Passé les rigueurs et l’isolement de la saison hivernale, les Pâques russes attirent les premières cohortes de visiteurs qui viennent irriguer la « République monacale » avec le témoignage des turpitudes de la vie profane. Mais, par ailleurs, les fidèles et les curieux avides de participer aux célébrations pascales procurent un surplus d’énergie en se joignant aux assemblées liturgiques et en partageant les fruits de leurs prières avec la communauté autochtone. L’arrivée des pèlerins constitue un moment fort de la vie monacale puisque la foi des Saints ascètes est destinée à irriguer et fortifier celle du monde profane, par-delà les délices de la contemplation et de l’isolement en pleine nature. La tâche du moine n’est-elle pas de prier jour et nuit, pour la misère du monde et de porter une part de tragédie humaine sur ses épaules ? Les simples pèlerins, comme les grands de ce monde, à l’instar du Président Poutine qui est venu se recueillir au monastère par les années passées, sont les bienvenus en ces lieux d’abondance spirituelle. Parce que la cité monastique – malgré son rythme de vie spartiate et la frugalité de son existence – recèle des trésors d’amour qui ne demandent qu’à être partagés, par surabondance, avec le commun des mortels. Tous sont invités à prendre part au rythme de vie des moines, le temps d’une simple visite ou pour une courte retraite, afin de se purifier et de participer à cette mise en commun des énergies telluriques qui fondent la vie dans toute sa plénitude.

Comme aiment à le rappeler les moines de Valaam « la résurrection du Christ signifie que le sacrifice n’est pas vain ». Voilà pourquoi l’expérience cénobitique constitue probablement le cœur, la matrice de toute la foi orthodoxe, dans un contexte où chacun des fidèles est invité à se conformer à la vie et à la parole du Christ. Histoire de se préparer au passage vers la mort de toutes les illusions constituant la trame de notre monde visible. L’ascèse, qui mène au don de soi, peut être comparable à une forme de « yoga de l’âme » une étape préparatoire permettant au croyant d’élaguer ses perceptions mentales et de purifier son âme. Les monastères, toutes confessions religieuses confondues, n’ont pas vraiment réussi à purger toute la misère du monde. Mais, ils sont comparables à des rocs qui permettent à la biodiversité spirituelle de prendre racine et de croître

Quelques liens pertinents :

• http://www.orthodoxa.org/FR/orthodoxie/monachisme/manuel%20du%20moine.htm

• https://fr.wikipedia.org/wiki/Monachisme_chr%C3%A9tien

• https://orthodoxologie.blogspot.ca/2008/04/priere-avec-le-chapelet-orthodoxe.html

Patrice-Hans Perrier

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