Le point de fusion

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Point de fusion


17 février 2003 — Quelle orientation peut-on voir se dessiner pour la crise, après les dernières péripéties, les grandes manifestations, etc ? Nous aurions tendance à laisser la réponse à Jonathan V. Last, du Weekly Standard, dans la lettre d’information électronique de cette publication en date du 14 février, — donc, avant les manifestations, et selon l’hypothèse que ces manifestations seraient ce qu’elles ont été, un succès massif.

Puisqu’il appartient au Weekly Standard, Last est évidemment un néo-conservateur américain, un de ces inspirateurs de la ligne impérialiste, hégémoniste et belliciste actuellement suivie par les Américains. Sur ce sujet, sur cette question, — vers où va cette crise  ? — nous ne pouvons que partager son analyse, qui implique que la crise irakienne n’est qu’un point annexe, temporaire, la partie émergée de l’iceberg, et que l’essentiel est la politique américaine, l’Amérique elle-même.

Le seul point de désaccord que nous aurions avec lui est qu’il mette sous l’étiquette de “gauche” tous ceux qui vont s’opposer à la politique hégémoniste US, tous ceux qui vont admettre que la question est moins celle de “la paix” que celle de la politique US. (A moins que, en bon néo-conservateur, Last juge que tout ce qui n’est pas néo-conservateur est “de gauche”, ce qui laisse un vaste espace, ce qui fait que “la gauche” selon lui c’est vraiment bien plus que la gauche. C’est d’ailleurs le cas de facto, ce que Last omet de remarquer  : Matthew Parris, du Times de Londres, qu’il cite pour justifier sa remarque, n’est pas précisément un homme de gauche.)


« There are going to be massive peace protests in Europe tomorrow. The organizers are predicting that they may be the biggest protests the continent has ever seen. Why is this?

» If you're in Europe and simply against the war, it's not that you see peace with Iraq as a "good" option; it's just that you view it as the lesser of two evils. But if European peaceniks were only holding their noses for Saddam, they would never be this exercised. Clearly something else is at work.

» That something else was explained clearly by Matthew Parris in the London Times a couple weeks ago. Parris grants that Saddam is evil, that he has weapons of mass destruction, that Iraqis will be better off without him, and that a war against Saddam would most likely be quick. Yet he's still against it. Why? He writes:

» "I am not afraid that this war will fail. I am afraid that it will succeed. I am afraid that it will prove to be the first in an indefinite series of American interventions. I am afraid that it is the beginning of a new empire . . ."

» Parris's stance is the only coherent anti-war position left to the left. He argues that a minor, regional dictator is less dangerous to the world than an unbound America. Call it principled, thoughtful anti-Americanism.

» At some point in the near future, this will be the sole explicit argument made by the global left. We should be prepared to answer it. »


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