La grâce de l'Histoire: Quatrième Partie

La grâce de l'histoire

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La grâce de l'Histoire: Quatrième Partie

26 juillet 2010 — Ne parlons plus de délais tenus ou dépassés, comme nous faisions dans la mise en ligne de la Partie précédente de La grâce de l’Histoire, le 16 mai 2010. Nous ne tenons rien de nos délais, notamment parce que, lorsque nous présentâmes ce projet dans le cadre de ce site dedefensa.org, nous sous-estimions l’ampleur de nos tâches diverses ; et, précisément aussi, du côté de l’auteur, parce que le travail entrepris avec la rédaction de ce livre a grandi et continue a grandir à mesure qu’il s’accomplit, comme si son avancement grandissait la perspective… Ce qui est, d’ailleurs précisément le cas.

Par conséquent, nous n’osons plus rien vous promettre. Envisager, aujourd’hui, une fin de publication en ligne (la dernière partie mise en ligne) vers la fin de l’automne nous paraît désormais un délai raisonnable ; mais il s’agit d’une hypothèse bien plus que d’une prévision, et nous espérons que nos lecteurs l’accueilleront avec l’indulgence dont nous avons besoin de bénéficier. On peut d’ailleurs, à cette occasion, faire un rapide résumé, avec les dernières informations qui s’y rapportent, de ce qui doit encore être mis en ligne/publié.

• Aujourd’hui, nous mettons en ligne la Quatrième Partie, dont le titre est Le pont de la communication. Il s’agit d’une analyse greffée sur l’histoire des USA, de leur évolution, de leur influence dans le monde, entre les “années folles” et la Grande Dépression (années 1920 et années 1930), et aujourd’hui. Le thème central, le fil rouge du récit, est effectivement cette question du système de la communication, tel qu’il s’est développé et a fonctionné à partir de sa position centrale dans le destin de son inspirateur de base que furent les USA, pour s’élargir à une dimension universelle dans notre époque. Si vous voulez, c’est un peu l’histoire des USA au XXème siècle jusqu’au début du XXIème, le XXème commençant avec la Grande Dépression, mais du point de vue réellement spécifique de cette action du domaine de la communication, avec ses domaines annexes de l’influence, de la corruption psychologique, des pressions culturelles, etc., puis ses développements entraînés par le développement des “technologies de la communication”. Tout cela est apprécié aussi bien aux USA même qu’en dehors des USA, puisque l’influence de cette puissance est effectivement mondiale.

• Suivra la Cinquième Partie, intitulée La transversale du technologisme, qui s’attache à la description du “système du technologisme”. Il s’agit de l’autre branche formant, avec le “système de la communication”, le fondement de notre système général qui, aujourd’hui, conditionne notre existence et conduit notre destin. La description du système du technologisme nous ramène à son origine, qui est selon notre approche la Révolution Française, et nous conduit jusqu’à notre époque présente. Le système du technologisme représente la force principale du phénomène général que nous décrivons, qu’on traduit en termes de politique dynamique comme la prise absolu du pouvoir par “la matière déchaînée”. Ce déchaînement doit être compris comme un emportement dans une ivresse de puissance, dont le développement doit l’essentiel au Choix du feu, c’est-à-dire au développement de la puissance de l’énergie par la thermodynamique (également développée à partir des années 1780-1820 et marquée symboliquement pour nous par cette phrase de Rouhier qui amena le passage de Stendhal dans le camp des antimodernes : «Les Lumières, c’est désormais l’industrie»). Le développement du système du technologisme, bien que ce système touche tous les aspects de notre vie, est concentré par nous autour du développement de l’armement, avec l’impact sur la guerre, sur la politique et sur la psychologie, parce que l’armement a toujours constitué le moteur de tout ce qu’il y a de plus brutal et souvent de plus avancé, – ceci allant avec cela, – dans le technologisme. C’est dire qu’on y retrouve en fort bonne place les USA, qui ont fondé leur puissance au croisement de l’économie et de la politique sur l’armement et la politique déstructurante qu’implique ce choix.

• Notre probable dernière mise en ligne, devenue Sixième Partie, a subi de grands changements, et c’est ce développement qui est une des causes principales de notre retard. De simple conclusion, cette partie est devenue une synthèse générale du propos, si l’on veut, une sorte “d’essai dans l’essai”, avec l’intention d’élargir la perspective et d’approfondir la réflexion. D’abord, le phénomène décrit, cette dynamique de puissance de la matière, est mis dans une perspective historique du point de vue de l’évolution de la psychologie humaine (et nullement de l'évolution de la pensée des idées), essentiellement depuis la Renaissance. C’est en effet, selon cette approche, une profonde “fatigue psychologique” qui a conduit à la vulnérabilité, puis à la subversion de la raison humaine par la matière, permettant la rupture de la “deuxième civilisation occidentale” de la fin du XVIIIème siècle. De même, nous tentons une approche critique du comportement psychologique humain dans cette “deuxième civilisation occidentale” et une explication fondamentale des caractères de cette période, qui est une période absolument marquée par une pente à la fois déstructurante et autodestructrice, – ce qu’un théologien identifierait comme “le Mal”, avec la connotation spirituelle qui va avec, alors que nous tenons à garder une approche liée à la matière dans l’identification de cette tendance.

Evolution d’un projet

La grâce de l’Histoire, dont vous trouvez toute la documentation dans la rubrique qui porte son nom, devient un projet de plus en plus original. A mesure qu’avance la rédaction du livre et que se succèdent (bien plus lentement que prévu) les mises en ligne des différentes parties, l’ouvrage modifie sa forme et son contenu. C’est notamment l’impact de l’évolution de la Sixième Partie qui est important.

Parallèlement, vous pouvez percevoir l’évolution de nos conceptions concernant des sujets fondamentaux sur le site, dont on retrouvera l’écho, en beaucoup plus élargie et approfondi, dans l’ouvrage lui-même. Il y a donc ce qu’on nomme, en “langage de communication”, une interconnectivité entre le livre et le site, qui s’enrichissent l’un l’autre. Cela est d’autant plus profitable, sinon évident, que le sujet traité dans le livre tend de plus en plus à se retrouver dans les sujets regroupés qui sont traités sur le site parce que, de plus en plus d’une façon générale, la crise générale du système qui est le sujet de La grâce de l’Histoire devient le sujet omniprésent de notre actualité quotidienne.

Il se passe ainsi un phénomène remarquable, – encore une fois, visible surtout avec la dernière partie, – de voir la rédaction de ce livre concernant un événement d’une importance unique se faire en même temps que ce contenu ainsi rédigé est très souvent confronté avec la réalité des faits, ou avec l’interprétation qu’on donne de la réalité des faits. Cela confirme le caractère tout à fait remarquable et exceptionnel de notre époque, qui est de voir l’Histoire se faire sous nos yeux, d’une façon presque directe et quotidienne, à la fois grâce à la rapidité des événements, leur importance, et à la multiplicité des sources que le système de la communication (effet “fratricide” à notre avantage) met à notre disposition pour nous permettre d’avancer une interprétation fructueuse.

De ce point de vue, nous considérons que la rédaction, la publication et la diffusion parallèle sur le site, à mesure de son développement, de ce livre, constituent une expérience originale et passionnante. Il va sans dire, au vu de la façon dont les choses ont déjà évolué dans le sens du renforcement et de l’élargissement du projet, que de grandes différences seront apportées entre le livre tel qu’il apparaît à mesure de la publication de ses différentes parties, et le livre tel qu’il sera finalement édité dans sa version finale (papier). Nous avions déjà envisagé cela dans notre approche initiale mais nous sommes désormais convaincus que cet aspect de l’évolution aura une importance très grande.

Nous espérons toujours que le soutien de nos lecteurs à cette tentative ne cessera de se renforcer, alors qu’il n’est pas encore aussi important que nous l’avions espéré au départ de l’entreprise. A terme, il devrait leur apparaître, à ces mêmes lecteurs, que La grâce de l’Histoire est le complément indispensable du dedefensa.org.


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