Kelly-Trump, chat et souris jouant “au plus malin”

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Kelly-Trump, chat et souris jouant “au plus malin”

L’étrange situation ne cesse de l’être toujours plus. On a vu comment, selon Mike Cernovich, le président Trump était “prisonnier à la Maison-Blanche” grâce aux soins qualifiés de son chef de cabinet, le général John Kelly qui fait partie du “groupe des généraux” (Kelly, McMaster, Mattis) dont nombre de commentateurs assurent que c’est ce groupe qui exerce le pouvoir effectif. Trois jours après l’article de Breitbart.News paraît un article dans le Washington Post décrivant comment Trump parvient à tromper la vigilance de son chef de cabinet. Dans cette situation d’emprisonnement, c’est une sorte de jeu du chat et de la souris où l’on se demande tellement qui et le chat et qui est la souris qu’on en revient au constat de la variante de “jouer au plus malin”. Cet article est aussitôt et prestement repris et commenté par Breitbart.News.

(Par ailleurs, d’autres articles sont venus ajouter des détails sur la condition de “prisonnier à la Maison-Blanche“ du président Trump. The DailyCaller publie un article le 2 septembre 2017 où il décrit comment Kelly ne transmet pas au président Trump des articles, justement du DailyCaller et de Breitbart.News, et comment le président ne possède pas d’accès à ces sites... Tout cela est diablement précis et un peu enfantin, alors qu’il s’agit de l’exercice du pouvoir de ce qui nous est aimablement désigné comme la plus grande puissance du monde et “maîtresse de l’univers”...)

Il y a un Grand Jeu de communication et d’information, avec sources diverses et manœuvres tactiques autour, à propos de cet “emprisonnement”, concernant la situation de Trump et la question de l’exercice du pouvoir, ou de l’existence même du pouvoir à Washington D.C. On notera qu’autour de l’intervention de Cernovich, plusieurs personnes étaient identifiées comme interdites d’accès et de communication avec Trump, par le garde-chiourme Kelly. Parmi ces personnes il y a Bannon, démissionnaire de la Maison-Blanche depuis trois semaines et redevenu directeur du site (Breitbart.News) sur lequel est publié l’article-Cernovich.

L’article du Post indique que Trump parvient tout de même, grâce à ses moyens personnels (!) à avoir des contacts avec ces personnages non grata, dont Bannon. Le site de Bannon reprend à son tour l’information du Post, alors que lui-même, Bannon, pourrait trancher en nous disant si, oui ou non, il a encore accès à Trump, au moins pour jouer aux échecs par télé-vidéo ; il préfère laisser dire et imprimer ce que les autres disent... Dans tous les cas, voilà une occurrence où, curieusement, le Post et Bannon, par ailleurs ennemis jurés, se trouvent plutôt dans le même camp qui décrit l’emprise des militaires sur le président qui est leur commandant-en-chef, mais aussi les failles de cette emprise.

A ce jeu-là, ce jeu du “au plus malin” où le baroque et le surréalisme de la forme de pensée triomphent, ce sont les militaires qui ont le plus à perdre dès lors qu’il tend à être admis par simple affirmation de la chose qu’ils ont véritablement “pris le pouvoir” et qu’ils contrôlent Donald Trump. Ce sont eux que la rumeur place en situation de responsabilité du pouvoir. Ce sont eux qui ont le plus à perdre parce que Trump est incontrôlable et qu’une telle opération d’“emprisonnement” suppose nécessairement une certaine dose de coopération du “prisonnier” puisque celui-ci est maintenu dans une position d’apparence de l’exercice du pouvoir au plus haut échelon.

L’article de Breitbart.New du 2 septembre 2017, de Kristina Wong, a comme titre complet : « Report: Chafing Under Gen. Kelly’s Control, Trump Continues to Call Close Friends and Advisers ».

dde.org

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... Trump Continues to Call Close Friends and Advisers

President Trump is chafing under Chief of Staff John Kelly’s control and is finding ways around it, according to a report.

Kelly has tried to control who the president talks to, but Trump is continuing to call business friends and outside advisers, including former chief strategist Steve Bannon, the report by the Washington Post said.

Trump calls Bannon and others from his personal phone when Kelly is not around, the report said.

“Donald Trump resists being handled,” Roger Stone, former Trump adviser and longtime confidant, told the Post.

“Nobody tells him who to see, who to listen to, what to read, what he can say,” he said. “General Kelly is trying to treat the president like a mushroom. Keeping him in the dark and feeding him s— is not going to work. Donald Trump is a free spirit.”

Whereas before friends could call the White House and be patched through to the president, now his calls are routed through Kelly and do not always make it to the president, the report said. Friends used to be able to drop by the West Wing, but now they must have an official appointment and a clear reason to visit.

Some Trump loyalists derisively dub Kelly “the church lady,” the report said.

Kelly is reportedly reviewing White House staff and is “said to be targeting aides without clear portfolios or responsibility.”

So far, most if not all of the White House staffers who have been removed, pushed out, or resigned have been Trump loyalists who were with him during the campaign.

Trump “doesn’t like” how Kelly is handling him, the report said.

At the same time, he is “quietly fuming” over National Economic Council Director Gary Cohn’s public criticism of his response to the events in Charlottesville, even after they spoke privately.

He has “grown increasingly frustrated” with Secretary of State Rex Tillerson, whose approach the president says is “totally establishment.”

White House press secretary Sarah Huckabee Sanders told reporters earlier this week that Trump “absolutely” has confidence in Tillerson.

Barry Bennett, a former campaign adviser, told the Post that it’s “not unusual” for Trump to bluster about things.

“That doesn’t mean it’s real. There were people on the campaign staff that he said to fire a dozen times, but he never did it. It was just bark. And some people don’t know the difference between the bark and the bite,” he said.

Kristina Wong

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